Reconstruire l’enfance après Boko Haram : un défi pour l’avenir
Par Hakim Kabour,
A peine la lourde porte d’entrée de la prison s’est-elle refermée sur moi que les enfants surgissent, m’entourent et me saluent. Sourires, poignées de main : « Ca va ? Et la chaleur ? ». Toujours ce même sentiment : malgré l’enfermement, je suis frappé par leur affection à mon égard. Peut-être parce que l’Unicef représente leur porte de sortie ?
La situation des enfants présumés associés aux groupes et forces armés est une problématique sensible, au Niger comme partout ailleurs, à laquelle l’Unicef et ses partenaires attachent une attention toute particulière. La Convention internationale des Droits de l’enfant et les Principes de Paris, sur lesquels reposent notre intervention, ont permis que soit signé, pour la première fois au Niger, un protocole d’accord entre le gouvernement et le Système des Nations unies. Celui-ci stipule que ces enfants doivent être considérés comme des victimes d’un conflit qui ne les concerne pas, et qu’en ce sens, ils doivent être protégés. C’est une belle avancée, qui ouvre la voie à des solutions concrètes pour des enfants et des adolescents en mal d’avenir.
En deux ans, plus d’une centaine d’entre eux ont été accompagnés par les acteurs de la protection de l’enfance, en partenariat avec l’institution judiciaire. Chaque histoire est différente, chaque profil est particulier : certains ont été identifiés et interpellés par les forces de sécurité ; d’autres se sont échappés du groupe armé Boko Haram, qui sévit dans l’extrême est du Niger. Rares sont ceux qui sont retournés spontanément dans leur famille.
Le téléphone sonne. Une sortie est annoncée pour quelques enfants. Ça avance ! Les visages s’éclairent, il est urgent qu’ils retrouvent une vie normale. Vite, il faut organiser la logistique, les équipes éducatives, le transport, l’accueil au Centre de Transit et d'Orientation (CTO) de Niamey. L’Unicef, en collaboration avec le Ministère de la Protection de l’enfant, les prend en charge et assure leur réinsertion socioprofessionnelle et leur réintégration au sein de leurs communautés. C’est une belle journée pour ces jeunes gens, pour nous tous ! Ils resteront deux à trois mois au centre, le temps nécessaire à la préparation d’une véritable réinsertion professionnelle. Des ateliers d’apprentissage leur seront offerts, en adéquation avec le projet de vie de l’enfant et la réalité socioéconomique de son village. Activités éducatives et culturelles, accompagnement psychosocial … l’équipe pluridisciplinaire entoure l’enfant de façon à ce qu’il renoue avec la société, qu’il retrouve une confiance et une estime de soi que la prison et le rejet ont entamé. Quitter la prison pour le CTO est un véritable palier dans le processus de réintégration de ces enfants.
A près de mille kilomètres de là, à l’extrême sud-est du Niger sur la frontière avec le Nigeria, un important travail de dialogue avec les communautés des villages dont les enfants sont originaires a commencé. Tant qu’elles résistent au retour des enfants, aucun d’entre eux ne quittera le centre. La préparation de leur arrivée est primordiale pour éviter toute stigmatisation et rejet, que ce soit par les familles ou par le village. C’est une des étapes les plus complexes, qui peut faire basculer l’ensemble du processus de réintégration et nuire durablement à l’enfant. L’Unicef prépare et engage les autorités, nationales et locales, mais aussi les responsables communautaires, les chefs de quartier, de canton, de village à discuter avec leurs concitoyens des droits des enfants, leur statut de victime, les conditions de leur départ du foyer familial et d’enrôlement par les groupes armés. Les médiations familiales sont indispensables pour que l’enfant revienne chez lui dans des conditions optimales – sachant que le retour peut s’avérer problématique pour certains parents. Un suivi de proximité et psychologique post-traumatique est essentiel, autant pour les victimes que pour les familles, surtout si elles ont perdu un proche. Cet encadrement des jeunes gens passe par une réinsertion économique qui doit éviter toute stigmatisation : par exemple, nous évitons de mettre en place des formations spécifiques pour ces enfants au profit d’inscription dans des ateliers déjà existants. Cette formule leur offre les moyens de s’intégrer pleinement dans leur environnement, sans provoquer de frustrations pour la population qui souffre, au quotidien, des conséquences du conflit armé.
Le processus est fragile. Nombreux sont ceux qui anticipent un retour de ces enfants dans les groupes armés. Nous marchons sur un fil, entre acceptation et rejet. Le futur des enfants et de leurs familles est entre nos mains.
Le téléphone sonne. Au bout du fil, un jeune adolescent de retour dans sa famille. Il vient prendre de mes nouvelles. L’Unicef, c’est aussi une porte sur l’avenir.
Je réalise combien notre mission est importante, cruciale même pour ces parents, ces jeunes gens qui s’en remettent à nous pour continuer à vivre, malgré tout. Avec cet engagement des autorités nigériennes en main, ce protocole les considérant comme des victimes signé en février 2017, près de trois ans après l’enlèvement des jeunes filles de Chibok au Nigeria, ce funeste 14 avril 2014, nous sommes en mesure d’offrir une alternative aux enfants : non pas la prison mais la liberté et l’autonomie ; non pas l’enfermement mais la protection et le respect de leurs droits ; non pas le rejet mais l’empathie et l’accompagnement. L’intérêt de notre démarche est qu’elle anticipe sur les besoins de tous les enfants qui pourraient en avoir besoin, qu’ils soient suspectés et interpellés par les forces armées ou qu’ils s’échappent des groupes armés, filles ou garçons.
Mettre des mots sur ces souffrances, les entendre pour mieux les comprendre et les prévenir est, de mon point de vue, la seule chose à faire, au-delà du travail acharné fourni par les techniciens de la protection de l’enfance. Il n’est pas facile de pardonner si on n’a pas l’intime conviction de devoir le faire : expliquer les réalités du conflit et de ses conséquences sur les plus vulnérables est une priorité si l’on veut sortir ces familles du désarroi dans lequel elles se trouvent. Réconcilier parents et enfants passe, surtout, par là.
Je referme la porte de la prison. Je suis libre, ils sont enfermés. Pourtant, leur regard sur l’avenir me porte et me redonne confiance. Ils m’encouragent. Le chemin est difficile, semé d’embuches, les obstacles sont partout. Mais ils y croient. Alors pourquoi pas moi ?
A shout out to 65 year old Newcastle Pensioner ,Mick Bowman who is walking more than 2,000 miles to raise awareness for the plight of the Palestinian people.
Mick Bowman left Calais on April 16 and is walking more than 20 kilometers each day for six months to reach Palestine by October. The 65-year-old from Throckley is going alone, carrying just his 'Free Palestine' banner, and camping along the way.
"It is an act of solidarity with the Palestinians in their struggle for justice and self-determination,"
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Much respect to Mike for his dedication to the Palestinian cause.💯💪🇵🇸
Children need a ceasefire now! #achildisachild UNICEF is calling for the immediate cessation of hostilities on humanitarian grounds to allow the entry of staff and essential supplies, including fuel, medical items, first-aid kits and #COVID19 vaccines. For updates on the situation, kindly follow @unicef_mena and @unicefpalestine #childrenunderattack #ENDviolence #standup4humanrights #Palestine #gaza #children4change Reposted from @unicefmalaysia (at Unicef State of Palestine) https://www.instagram.com/p/CPGDXjrhF_z/?utm_medium=tumblr
With Just a few more days left to mark the End of Ramadan, Muslim families around the world begin preparations to celebrate Eid ul Fitr,but not in Syria,here parents are preparing to bury their little ones...NO EID IN SYRIA💔😢 Children bear no responsibility for the war in Syria yet they suffer its carnage & consequences more than anyone. Violence has intensified over the past few days, especially in villages in northern Hama & southern Idlib. #ChildrenUnderAttack #syria #syrianchildren #idlib #hama #stop #bombing #civilians https://www.instagram.com/p/ByGTem-hYv_/?igshid=a4yu0czc0ltc
WALLAHI this one SHATTERED ME😭😭😭😭HOW will we Face Them On the Day Of Judgement 😭😭😭😭😭😭😭😭😭 📸 "Hunger dried up her milk and she has nothing to offer her hungry child besides her finger." This is how silence of Muslim Ummah dried up, only thing she had to offer to hers baby. #YEMEN is facing a worst ever genocide. #SaveYemen #YemenGenocide #HandsOffYemen #ChildrenUnderAttack #Assad #Iran and #Russia #YemenCantWait https://www.instagram.com/p/BqSQFqDFP3FhRpA66vg62dFqnqbqn3txJdKSK00/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=8c94w9k68yjk