Il y a un an et demi:
Moi: Voilà mon devis pour le projet.
Client (asso pour créer un jeu amateur): Oula, c’est cher! C’est quoi cette rubrique là?
Moi: Les droits d’utilisation. En gros, ça veut dire que pendant trois ans, vous pourrez utiliser les images que je vais faire pour vous pour la création de votre jeu, sa promotion et les produits dérivés.
Client: Mais, et si je veux les utiliser plus longtemps?
Moi: Pas de problème, on pourra renouveler les droits, soit pour la même durée, soit pour une durée plus longue, ce qui augmentera le prix, néanmoins
Client: Et si notre jeu est racheté par un éditeur?
Moi après recherche: Pas de problème, il peut inclure dans le contrat de rachat qu’il reprend les droits à son compte en vous reversant les droits d’utilisations et je verrais avec lui pour la suite des opérations.
Client: Oui, mais... nous sommes une petite association et nous n’avons pas un gros budget.
Moi: Hm... et bien, je vous propose de payer les images elles même en trois fois, un tier en acompte, un tier à mi-projet et un tier à la fin. Pour les droits d’utilisation, on peut faire un paiement échelonné. En dix ou douze fois par exemple...
Client: sur trois ans? Parfait!
Moi: Heu, je pensais tout les mois mais...
Client: Non, non, tout les trois mois ça iras.
Moi: Boooon *refait le devis avec la mention des paiements en plusieurs fois* signez là.
Le projet se passe. Un peu comme un calcul rénal, mais il passe et se finit. Les trois paiements se font correctement et j’envoie la facture sur laquelle figure le calendrier des droits d’utilisations, avec la date et le montant.
A part un petit cafouillage au début, tout se passe bien, je rappelle juste le calendrier, il m’assure que ça n’arrivera plus,etc, etc.
Sauf que...
Avril 2017, moi du 5eme versement des droits:
Lui en mail commun à son asso et moi: J’ai un gros problème au travail au boulot (que je ne citerais pas, mais effectivement, c’était grave), je vais être moins présent ce mois ci, merci de votre compréhension.
Ok, donc quand à la fin du mois, le paiement n’arrive pas, je décide de lui accorder quinze jours de délai avant de le relancer. Je ne suis pas un monstre merde, je peux comprendre qu’il n’ait pas la tête à ça.
Donc hier, je lui envoie un petit mail de relance (que je copie colle) :
Je me permets de vous contacter suite à votre dernier paiement en date. Il devait avoir lieu fin avril 2017. J'ai bien reçu votre mail du 20 avril et j'espère que le problème est résolu, aussi ais-je décidé de vous laisser quinze jours de délais pour ce paiement à compter du 1er mai. Je comprendrais aussi que vous ayez oublié avec ces événements, aussi je me permets de vous rappeler ce paiement et je vous donne jusqu'au 22 mai comme dernier délai.S'il y a néanmoins un problème, n'hésitez pas à me recontacter au plus vite pour que nous puissions trouver une solution.
Cordialement
Bon, rassurez-moi, je ne suis pas en train de le menacer ou de l’extorquer ou un truc du genre quand même? Je sais que je n’ai pas de tact, mais je pensais avoir tourné le mail de manière polie et accommodante?
Nan, je dis ça parce que voilà ce que je viens de recevoir.
Veuillez éviter les menaces et ultimatums si vous voulez qu'on continue à travailler ensemble. Un rappel poli suffit.
Je pensais que le versement d'avril avait été effectué. Si ce n'est pas le cas, je vous présente mes excuses, je vais vérifier avec la banque en fin de semaine.
Enfin il faut qu'on reparle de votre contrat. Notre projet n'a plus de financement. Nous avons des négociations en cours mais la forme de votre contrat (limité dans le temps) a plusieurs fois posé problème par conséquent il faudra en rediscuter pour trouver une forme qui pourrait satisfaire tout le monde.
Je vous souhaite une bonne journée.
DONC, que ceci me serve de leçon: Arrête d’être bonne poire, Val, tu ne sera JAMAIS remerciée pour ça.