(via Huile d'Argan, Bio et Éthique, Commerce équitable)

seen from United Kingdom

seen from Maldives
seen from South Korea
seen from Yemen
seen from China
seen from United States

seen from Netherlands

seen from Norway

seen from Germany
seen from Mexico
seen from China
seen from Canada
seen from China
seen from Singapore

seen from Lithuania
seen from Russia

seen from Malaysia
seen from South Korea

seen from Vietnam
seen from China
(via Huile d'Argan, Bio et Éthique, Commerce équitable)
Quat’rues est une petite structure française du côté de Lyon, membre de la Fair Wear Foundation.
Cette jeune marque propose des T-Shirts 100% coton organique certifiés GOTS, sur lesquels sont imprimés des dessins subversifs ou drôles, toujours porteurs d’un message, élaborés en interne par leurs graphistes au gré des évènements et des idées qui leur passent par la tête.
Le commerce équitable : un défi sociétal majeur face à la réalité du terrain ?
La quinzaine du commerce équitable (9 au 24 Mai 2015) est une occasion pour revenir sur ce qui est appelé "économie du partage et de la responsabilité" par ses plus grands défenseurs.
Il n'existe aucune définition conventionnelle ou mondialement commune pour le commerce équitable.
Cependant, nous pouvons retenir qu'il s'agit d'un commerce basé sur la volonté de privilégier l'équilibre dans les relations commerciales entre les acteurs économiques des pays développés et ceux des pays en développement.
En outre, le fait que le consommateur occupe une place centrale dans la démarche, le commerce équitable mise sur la sensibilisation continue du grand public.
Mais disons le clairement, au delà des valeurs, le commerce équitable représente également un "business" non moins rentable et attire davantage de centrales d'achats et de gros producteurs, le plus souvent basés en Europe.
Les recettes issues du commerce équitable progressent de manière rapide d'année en année avec près de 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires générés par an à travers le monde.
Du côté des petits groupements de producteurs, entrepreneurs individuels ou familiaux d'Afrique, d'Amérique latine ou d'Asie du Sud-est, il faut dire que le "fair trade" séduit également.
Dès lors, il convient de s'interroger sur les réels contours qui sous-tendent la pratique actuelle du commerce équitable de manière générale et en particulier dans la sphère économique des pays africains.
En d'autres termes, il s'agit de tenter de comprendre la valeur ajoutée et les contraintes de la filière pour les acteurs économiques africains investis dans le "fair trade" notamment à travers les principes fondamentaux.
D'abord, pour être reconnu comme partenaire local, le producteur devra répondre avec succès à un certain nombre de critères relevant des valeurs et process du commerce équitable. Cela se fait généralement dans le cadre d'un processus de certification.
L'agriculteur ou l'artisan pourra ensuite avoir la garantie d'écouler ses produits avec un prix minimum garanti (invariable en fonction des cours mondiaux fluctuants).
De plus, selon les principes du commerce équitable, les opérateurs économiques locaux ont également l'assurance de bénéficier d'une prime symbolique visant à contribuer au développement local.
Par ailleurs, l'équilibre souhaité de la relation dans cette démarche permet à priori de valoriser à la fois la ressource mais aussi le travail fourni ; il y a donc une reconnaissance sociale qui peut également être une source de motivation pour les producteurs.
Cependant, si dans la théorie tout semble parfait et facile à mettre en œuvre, la réalité sur le terrain peut être différente.
Il convient en effet de relever un certain nombre de contraintes majeures qui rendent l'adhésion à ce secteur difficile et complexe pour les acteurs économiques des pays en développement.
1 - le processus de certification : obtenir une certification ou un label relève parfois de ce qu'on pourrait appeler le "parcours du combattant". Il convient de relever un paradoxe à ce niveau car dans l'idéologie du commerce équitable, un des éléments fondamentaux est la volonté de générer plus d'impacts auprès des acteurs les plus défavorisés dans les transactions commerciales classiques. Or, les coûts que génèrent le processus de certification pour un opérateur économique africain sont relativement élevés au regard de ses revenus. La conséquence est que le retour sur investissement, s'il n'est pas incertain, il ne peut généralement être garanti que dans le moyen-long terme. A noter que la plupart des certifications reste détenue par des acteurs basés dans les pays occidentaux.
2 - la faiblesse du marché international : malgré une évolution positive constante, le marché du commerce équitable reste très faible comparé au transactions commerciales mondiales. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cela notamment le déficit de communication mais aussi le niveau des prix. En effet, du fait du surcoût lié au processus de certification, le consommateur paie les produits issus du commerce équitable plus cher que ceux du commerce classique ou traditionnel.
3 - la dépendance vis à vis de la filière et la fixation des prix : une fois que le producteur local s'inscrit dans la démarche, il prend une option qui va avoir un impact majeur sur sa manière de gérer ses modes d'interventions. Cela concerne toute la chaîne de valeur de l’activité (semences, production, récolte, commercialisation). Dès lors, on peut s'interroger sur la valeur de ce qui est appelé "prix équitable" (prix auquel les centrales d'achat achètent aux producteurs locaux). En réalité, compte tenu de l’obligation d’assurer le respect strict du processus de certification, ce prix peut parfois être apprécié comme équivalant simplement à la valeur intrinsèque des produits en question. En effet, la valeur d'un produit issu du commerce équitable n'est pas comparable de manière pratique à celle d'un produit issu du commerce classique en termes de modes de production et de garanties pour le consommateur (qualité, traçabilité etc..)
Le chemin est encore long..
Pour multiplier les impacts du commerce équitable dans les pays en développement et satisfaire avec cohérence le discours véhiculé, il faut nécessairement arriver à changer d'échelle. Cela passera par la capacité des défenseurs du commerce équitable à être plus conquérants et plus convaincants aussi bien auprès des producteurs des pays en développement qu'auprès des consommateurs habitués au système classique du commerce mondial.
Par ailleurs, le commerce équitable gagnerait sans doute à tendre vers une revalorisation du prix minimum d'achat négocié auprès des producteurs locaux. En effet, dans bien des cas celui-ci pourrait être revalorisé, c'est à dire le plus proportionnellement possible aux efforts demandés aux producteurs locaux dans le cadre des divers processus de certification auxquels les concurrents directs et indirects ne sont soumis.
En outre, pour renforcer son image, le commerce équitable pourrait davantage se positionner en faveur de la volonté des pays en développement de réussir le pari de la transformation de leurs économies jusqu'ici basées sur la rente du café, du cacao et autres filières peu créatrices d'emplois. Pour cela il faut un engagement à intégrer dans la chaîne de valeur du commerce équitable les produits transformés dans les pays en question.
Enfin, retenons que le "Fair-trade" a somme toute le mérite de poser un constat réel et sans appel sur la nécessité de bousculer les règles du jeu afin de tendre vers le rééquilibrage du commerce mondial, pour le moins défavorable aux pays en développement.
Dans cette longue marche, du consommateur au grand public en passant par les acteurs du commerce équitable eux-mêmes, chaque expérience pourra contribuer à la construction d'un monde plus juste.
Un des défis sociétaux majeurs de notre temps est de garantir l'équité dans les transactions commerciales mondiales afin de réduire les inégalités pour un développement pérenne.
Pascal Canfin sur le stand d'artisans du Monde et de la Pfce.
Belle initiative de Oxfam GB, qui grâce au financement de la Commission européenne et en partenariat avec le Syndicat des agriculteurs palestiniens et le Centre de développement du commerce équitable de l’Université de Bethléem, a mis en œuvre un projet de deux ans, fournissant une assistance technique et des conseils à 30 coopératives pour que leurs produits puissent obtenir le statut « issu du commerce équitable » et la certification biologique. Grâce à la marque « Commerce équitable », leur huile peut accéder aux marchés mondiaux. La marque « Commerce équitable » offre de nouvelles compétences aux agriculteurs, pouvant leur permettre de devenir indépendants financièrement dans un contexte géopolitque difficile: confiscations des terres, incapacité d'accéder aux marchés en raison de nombreux postes de contrôle, pénurie d'eau, harcèlement de la part des colons israéliens, etc..
Beaucoup de petits exploitants du monde entier bénéficient depuis longtemps du commerce équitable mais ce projet est le premier de ce genre en Palestine. Ce projet est d’autant plus passionnant que, à la fin de l’année 2008, cette huile d’olive produite par les producteurs palestiniens fut la première au monde à obtenir la certification internationale de la FLO (Fairtrade Labeling Organization International). Cette huile tant prisée est aujourd’hui commercialisée par Zaytoun, une entreprise de négoce britannique responsable qui a conclu un contrat de longue durée avec les agriculteurs pour leur acheter toute l’huile d’olive qu’ils souhaiteront vendre.
Source: http://www.oxfam.org/fr/development/occupied-palestinian-territory/huile-olive-palestinienne-arrive-sur-la-scene-internationale