Depuis petit on entend qu'il faut travailler, travailler pour gagner sa vie, gagner sa vie pour pouvoir acheter, acheter pour posséder, posséder pour profiter de son bien.
Néanmoins l'idée de partager, d'être utilisateur plutôt que possesseur se diffuse dans les sphères de nos vies, tant privées que professionnelles. Par exemple, on co-voiture, on colloc, on cowork, etc.
Nos styles de consommation évoluent mais la notion de propriété évolue-t-elle ?
En parallèle, les initiatives collectives pour soutenir des artistes, des entreprises locales, des projets culturels, environnementaux fleurissent. En effet, le financement participatif conquiert de nombreux terrains.
Au carrefour des deux tendances de la consommation collaborative et du financement participatif, nous avons récemment eu le loisir de rencontrer le collectif « changement à Picpus ». Une belle initiative pour soutenir des artistes peu ou mal connus.
Une oeuvre d'Art est sélectionnée par différentes personnes qui vont la partager en contrepartie d'un soutien financier.
L'oeuvre va voyager entre ses différents soutiens/spectateurs. Chacun d'eux va en profiter pour une durée déterminée. Une fois la période écoulée, la réalisation change de mains (et d'yeux).
A chaque changement, l'actuel détenteur est libre d'imaginer une création, une mise en scène pour mettre en valeur l'oeuvre dans son environnement temporaire.
Parce que derrière Startisanat il y a cette idée de partage, d'inspiration, de promotion de nouveaux talents, de lancement, de soutien, nous avons tout de suite trouvé l'idée très intéressante.
La réalisation voyage, d'appartements en maisons, de lieux de vie en lieux d'exposition. Elle évolue dans des univers différents et chacun peut y poser son regard singulier.
L'oeuvre nomade s'enrichit au gré des visions et des lieux où elle est accueillie.
Participer au financement d'une oeuvre d'Art et ne pas la posséder semble-t-il étrange ?
Une belle conception de partager au lieu de posséder, de participer au lieu de consommer !