Vous êtes venu imprudemment au monde, sans être né. Vous êtes resté au-dedans, tandis que vous vous mouviez au-dehors. Il y a le dedans qui vous tient et vous ne pouvez pas en sortir. Mais quand vous cherchez à vous retirer et à bien vous enfermer, vous ne pouvez pas non plus y rester, et à peine couché et recroquevillé sur vous-même, vous vous levez et recommencez à marcher, portant avec vous votre cage. Ou plutôt c’est la cage qui vous porte et se déplace tandis que vous ne faites que marcher de long en large ou vous blottir dans un coin pour en sortir aussitôt et recommencer indéfiniment le même mouvement. La cage est petite, et au-dehors il y a le monde des vivants. Elle n’est fixée nulle part et a l’air de rouler à travers la terre. Et vous ne pouvez pas en sauter pendant qu’elle marche.