Une question pour tous tes OCs, qui a des piercings et/ou des tatouages ?
Pour des raisons qui sembleront sans doute évidente après lecture, je ne vais pas tout de suite mettre une version anglophone de cette réponse… peut-être plus tard.For some reason, as the length of this reply and the complexity of its content, the translation will come later… sorry english people, I’ll reblog the reply as soon as the english will be available !
J’ai mis du temps à répondre à cet ask, parce que c’est un VASTE sujet. D’abord, je me suis posée une question : Parmi TOUS mes petits ? C’était une tache bien trop grande à commencer alors du coup, je vais me contenter de répondre pour les perso’ qui ont été présentés ici, ca me fait déjà un bon début et surtout pas mal de travail !
Comme on peut s’y attendre, Yurai a les deux, piercing et tatouage. Pour le piercing, il a l’oreille gauche percé deux fois, lobe et cartilage. Il a aussi un piercing à la langue qu’il ne mets pas tout le temps, juste de temps en temps pour ne pas qu’il se referme, plus parce qu’il a pris l’habitude de l’avoir que parce qu’il l’apprécie au final. Pour ce qui est de la partie tatouage, Yurai n’en a qu’un seul : un lézard dans le cou un peu derrière l’une de ses oreilles. Plus jeune, il avait le projet d’en faire tout une tripotée mais il a finit par avoir bien assez de marque sur la peau à son gout…
Ensuite, nous avons Coralyne. Elle n’a aucun piercing, pas même aux oreilles, elle possède un tatouage au poignet, très minimaliste, semblable à deux chaines fines avec des gouttes et des coquillages accrochés en breloques.
La prochaine est Maav. Rien d’étonnant de savoir qu’elle a trois piercing à l’une de ses oreilles dont un sur le cartilage et deux à l’autres, même s’il lui arrive de ne rien porter. Pour ce qui est du tatouage, Maav en a deux mais ils sont assez particuliers. Déjà, ils sont identiques et sont dérivés d’un sigil bien particulier. L’un est dans le dos et l’autre se trouve au même niveau mais sur sa poitrine.
Fenlith n’a pas le moindre piercing mais il a deux tatouages. Un symbole au poignet et bien plus important qui lui prend tout la partie droite de son torse et une grande surface de son épaule jusque dans son dos, ce tatouage là représentant un arbre des racines –qui commence plus ou moins vers son cœur- jusqu’aux branches qui occupe la majorité du haut.
Lèir a un tatouage à l’aine, gage d’un pari perdu lorsqu’il faisait encore des combats de rues. C’est tout simplement la phrase « Live Fast, Die Young ». Pas très original, lui-même en convient. Il avait une oreille percée mais n’a rien porté depuis si longtemps que le trou s’est rebouché à présent.
Masa n’a pas le moindre piercing mais il a un tatouage sur l’un de ses avant-bras, dans un style tribal mais relativement minimaliste au final, étant formé de quelques bandes. Si vous lui demandez si ce tatouage à une signification mystique, attendez-vous à des réponses aussi variées qu’absurdes mais possible que l’une d’entre elle soit la vérité… ou pas.
Skyler a deux tatouages, un sur chaque poignet, une paire d’aile minimaliste d’ange à droite et de démon à gauche. Il a les oreilles percées deux fois aussi. Ty a seulement un tatouage, l’écriture grec pour « Apollon » (Απολλων ) dans la nuque, la plupart du temps, caché sous ses cheveux, d’ailleurs.
Polari a un tatouage sur la paume de la main, vers l’extérieur presque à la limite du poignet. C’est une petite étoile, sous simplement. Il n’est pas rare de le voir avec des dessins sur les avant-bras aussi mais ceux-là sont fait au stylo bic alors, ce n’est pas comme s’il comptait.
Parmi les Septa, Flava et Verda ont tous les deux des tatouages, respectivement une abeille au poignet avec son trajet en pointillé le long de l’avant bras et un motif style floral sur l’épaule. Verda a également les deux oreilles percées deux fois, Viola et Ruga une seule fois. Rain a un piercing dans la nuque et un nuage avec de la pluie dans un style “croquis” sur la hanche.
Finalement, grâce au succès assez encourageant d’une petite bouteille à la mer à l’adresse de la sphère francophone de Tumblr, me re-voilà avec l’unique texte du challenge n°4.
En raison de préparations intenses pour une convention à venir, mon weekend était déjà bien entamé et j’ai décidé de limite mon quota à 1′500 mots pour le reprendre faisable.
A ma grande surprise, c’est un texte de 1′800 mots qui a finit par s’inscrire bien plus facilement que prévu. J’espère avoir plus de temps -et surtout avoir trouvé une solution pour le PC même si j’en doute- la semaine prochaine pour reprendre mon quota de 3′000 mots.
Les yeux fermés, elle passait ses mains dans ses cheveux alourdis par l’eau de la douche. Dans une douce litanie, sa voix résonnait contre les carreaux de sa salle de bain, les gouttes frappant le sol dans un rythme régulier qui instrumentalisait cette improvisation sans paroles. A l’extérieur de la pièce, adossée contre la porte, sa colocataire jouait sur sa console portable tout en se joignant à ce rituel qui semblait parfaitement naturel pour les deux jeunes femmes. Dans une harmonie presque surnaturelle, leur voix s’accordaient sans même qu’elles se concertent. Le monde autour d’elle semblait s’arrêter, le temps d’écouter cette mélodie, le clapotis de l’eau dans la cabine pour unique accompagnement.
Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrait brusquement dans le dos de la jeune femme absorbée par son jeu comme son chant, la faisant basculer en arrière dans une note qui grimpa de façon assez ridicule dans les aigues. Roulant des yeux d’un air las, l’autre l’enjamba, enroulée dans sa serviette pour aller chercher quelques vêtements afin d’un bien plus présentable. Ni l’une ni l’autre ne se souvenait de comment cette étrange habitude s’était installée mais aucunes d’entre elles ne s’en plaignaient.
Allongée sur le divan, l’air concentré sur sa partie, la plus jeune se redressa en voyant sa colocataire revenir dans le salon, un peu plus habillée. Son regard détailla le moindre morceau de tissu qu’elle avait passé, même si elle ne pouvait s’empêcher de penser que c’était bien dommage qu’elle se soit couverte. Une écharpe légère qu’elle avait sans doute découpé elle-même dans une chute de tissu à son gout au vu des franges effilochée qui rebiquaient de-ci de-là, une tunique d’un tissu bleuté presque transparent, qui laissait deviner un sous-vêtement discret, lui tombait au dessus du genoux, surmontant une jupe à plusieurs volants crèmes qui descendaient eux jusqu’au bord de ses bottes usées par le temps. Alors qu’elle attachait ses cheveux, leurs regards se croisèrent dans le reflet du miroir.
- Tu y retournes ?
- Oui.
- N’oublie pas mon cadeau hein.
Un léger sourire au coin des lèvres, elle attrapa une sacoche dont elle hissa l’anse sur son épaule et avant de passer la porte, elle lâcha un « peut-être » taquin avant de s’éloigner. Plissant les yeux d’un air contrarié en fixant la porte fermée, l’autre jeune femme grommela quelque chose dans un dialecte étrange avant de se laisser glisser dans les coussins pour reprendre sa console à l’endroit où elle l’avait laissé.
S’éloignant des bâtiments de pierres, ses bottes frappant le pavé dans un rythme rapide, elle pouvait déjà sentir la brise iodée caressée doucement son visage. Après quelques mètres, une bourrasque de vent agita furieusement ses cheveux qui revirent mystérieusement en place dans cette coiffure semi-négligée qu’elle avait pris la peine de faire. Face à elle, croquant un peu plus le sable à chaque reflux, la mer. Immense et agitée, d’un bleu presque vert par endroit où l’eau se mélangeait à un banc de sable jaune. Avançant tranquillement sur les rochers humides couverts d’algues et de lichens, elle approcha d’une petite crique dissimulée derrière deux pics escarpés.
Sans perdre plus de temps, elle quitta ses bottes qu’elle laissa à l’abandon au milieu de la forêt de roche pour plonger ses pieds dans le sable. Il n’avait rien de doux, bien au contraire. Elle pouvait sentir de petit craquement lui picoter la plante des pieds à chacun de ses pas et s’était une sensation qui surpassait tout le reste à son sens. Avançant les yeux fermés pendant quelques minutes dans ce petit havre à l’abri des regards du monde, elle alternait entre les zones sèches et celles où l’eau salée lui chatouillait les chevilles. De temps en temps, elle se baissa, ramassait quelque chose dans l’eau ou au milieu du sable avant de reprendre.
Au milieu du sable et des algues, elle arrivait toujours à trouver quelques ingrédients pour ses sorts ou ses potions. Le sable purifiait tant de chose quand il n’était pas piétiner par la foule. Tous ces gens aveugles à la magie et aux charmes qui tuait cet endroit en y plantant des parasols. La sorcière qu’elle était enrageait de les voir apparaitre sur les dunes comme de la mauvaise herbe, chaque année avec le retour des beaux jours. Il lui arrivait même d’user de quelques sortilèges pour amener quelques nuages sur ces envahisseurs trop bronzé.
Soudain, elle rouvrit les yeux doucement, comme si son attention avait été captée par quelque chose, son regard se tournant vers un point un peu plus éloignée de la plage. Sans réellement se soucier d’avoir ses vêtements mouillés, elle progressa tranquillement dans l’eau, esquissant un léger sourire en sentant quelques poissons frôler ses jambes sous la surface. Elle finit par s’arrêter, plongeant sa main sans un seul instant d’hésitation, ses doigts se refermant sur l’objet qui l’avait appelé au milieu de ses eaux turquoise. Elle avait trouvé le cadeau parfait pour cette colocataire capricieuse qui boudait sans doute encore dans le divan.
Un juron résonna dans le salon suivit d’un bruit sourd. Les bras croisés sur sa poitrine, la jeune femme fixait d’un air rageur sa console qui avait littéralement volé sur le fauteuil à l’autre bout du salon, atterrissant sans heurt dans un coussin alors que l’écran affichant toujours en lettre capitale les mots « GAME OVER ». Maudissant le jour où sa colocataire lui avait montré le fonctionnement de cet engin de malheur qui absorbait avec une facilité déconcertante une bonne partie de ses journées, elle vida d’une longue gorgée le verre d’eau qui traînant sur la table basse avant de le remplir à nouveau.
Contre toute attente, la vie sur la terre ferme avait été bien plus simple à gérer qu’elle ne l’avait cru à l’origine. Le confort était plus qu’appréciable, l’eau n’était pas aussi pure qu’elle pourrait l’être mais on pouvait dire la même chose des océans à ce jour alors ce n’était qu’un piètre compliment des traditionalistes. Après tout, même les humains avaient commencés, il y a bien longtemps, par être des créatures marines. Alors pourquoi diable faudrait-il qu’elle se contente d’errer dans les fond marins, avec pour seule distraction, des épaves qu’elles connaissaient par cœur. Les sirènes qui refusaient de quitter l’eau parce que c’était « leur seul vrai foyer depuis des siècles » n’étaient que des rabat-joies qui refusaient l’aventure.
Et puis, il fallait admettre que l’attrait de ce monde était aussi grandement enrichi par la présence de sa charmante camarade de chambré. C’était assez amusant pour la jeune femme de se souvenir comment leurs routes s’étaient croisées. Ça avait quelque chose d’assez cliché au final. Alors qu’elle nageait sans but pendant que le soleil disparaissait derrière l’horizon, discutant du temps et des marées avec quelques méduses, elle avait entendu cette voix. C’était captivant et enchanteur. Intriguée, elle avait suivit le fil des notes qui flottait dans l’air iodé jusqu’à arrivé dans une crique discrète aux abords d’une plage.
Au début, elle aurait presque juré qu’il s’agissait d’une de ses sœurs, l’une de celle qui vivait parmi les hommes comme tant d’autres. Mais ses yeux ne pouvaient pas se tromper. Cette charmante personne à la voix intrigante n’était pas une sirène, ce n’était qu’une humaine, plutôt jolie d’ailleurs. Le plus étrange dans ce tableau était de voir les poissons nager autour de ses chevilles, tournant et s’enroulant entre les courants au fil du chant de la jeune femme. Tout comme elle, ils avaient été charmé, profitant de sa compagnie, coincé qu’ils étaient sous la surface. D’un coup, le chant s’arrêta alors que les regards venaient de se croiser. La sirène avait vu l’autre afficher une moue contrariée.
- Et moi qui pensais être la seule à connaitre ce coin de sable…
- Moi de même, finit par répondre la sirène depuis son rocher d’un ton insolent. Je peux dire adieu à mon bain de minuit. A moins que tu ne veuilles te joindre à moi ?
- Je pourrais presque croire que tu songes à me noyer pour garder cette crique pour toi.
La sirène avait affiché un air surpris. Non pas parce que cette idée lui avait effectivement traversé l’esprit -elle n’aimait pas partager-, mais surtout parce que malgré le poids lourd de ses mots et leur aspect étrange, la jeune femme semblait les penser sans la moindre marque de doute. Tous les humains qu’elle avait noyés par ennui ou jeu n’avaient pas un seul instant songé finir ainsi. Et pourtant, même si elle ne semblait pas douter un seul instant de ses paroles, elle fit un pas puis deux dans l’eau, avançant jusqu’à ce qu’elle soit immergé jusqu’à la taille. Après quelques brasses, elle rejoignit le rocher où était accroché à la sirène, tendant vers elle sa main fermé en se maintenant à la surface en battant des jambes.
- Tends ta main, finit-elle par dire voyant que la jeune femme ne bougeait pas, déposant une perle de verre polie par les marrée dans le creux de celle-ci. Un cadeau, pour acheter ton silence sur cette crique.
Complètement captivée par cette petite pièce de verre ronde dans sa main qui semblait être teintée d’une multitude de couleur à la lumière de la lune, la sirène resta silencieuse pendant plusieurs minutes. Son cœur battait étrangement vite dans sa poitrine et elle avait l’impression que des milliers de petits poissons dansaient dans son ventre. Ce n’était pourtant qu’une simple pierre, très jolie mais rien de plus. Et pourtant, à cet instant, elle lui semblait être un précieux trésor qu’elle ne voudrait plus jamais lâcher.
Alors que l’autre jeune femme s’éloignait pour rejoindre à nouveau la terre ferme, sa voix s’éleva brusquement dans la nuit.
- Plus.
- Pardon ?, répondit-elle d’un air surpris alors qu’elle essorait ses vêtements et ses cheveux.
- Il en faut beaucoup plus pour acheter mon silence, râla la sirène en avançant à son tour sur la plage avec bien plus de facilité, foulant le sable dans le plus simple appareil avant de pointer son doigt sur la jeune femme qui semblait plus que perplexe. Je vais rester chez toi jusqu’à ce que tu m’ais donné suffisamment pour acheter mon silence !
Les yeux écarquillés de surprise, la jeune femme finit par laisser filer un rire plutôt franc avant d’accepter cette proposition d’un ton faussement résigner. Sans doute avait-elle pensé à ce moment que ce n’était qu’un caprice d’une personne perdue, l’affaire de quelques jours. Puis les jours étaient devenus des semaines pour finir par être des mois. Et c’est ainsi qu’elles avaient finit par vivre ensemble.
Ouvrant la porte avec précaution, ses bottes à la main, la sorcière avança dans l’appartement plongé dans un mélange de couleur chaude à mesure que le soleil se couchait dehors. Après quelques pas, elle trouva sa colocataire endormie sur le canapé, le visage en partie enfouie dans un coussin sur lequel elle bavait légèrement. Se retenant de se moquer de cette vision peu flatteuse, elle se contenta de tirer un plaid sur la jeune femme avant de déposer un coquillage de verre bleu marbré de vert et de jaune sur la table, à coté du verre.
Un petit morceau du monde marin. Un petit morceau de chez elle.