Mercredi, comme vous le savez sûrement déjà, les nominations pour les Oscars 2017 ont été révélées. J'ai donc profité de l'occasion pour démarrer mon « marathon des Oscars ». Le but: regarder tous les films nominés dans certaines catégories pour avoir ma propre opinion le jour de la remise des statuettes.
Je vous tiendrai au courant de tout ça au fur et à mesure sur ce compte Tumblr.
Aujourd'hui, pour commencer en beauté, j'ai été voir La la land, le film de Damien Chazelle nominé dans 14 catégories.
Ce film est l'honneur de 2017 aux comédies musicales des années 50 et aux grands noms du jazz. La musique du film est d’ailleurs particulièrement réussie, entraînante et mélodieuse. Vous vous surprendrez plusieurs fois en train de chantonner le thème principal, des étoiles plein les yeux.
Le jeu de Ryan Gosling et Emma Stone est subtil et charismatique et leur duo d'acteur fonctionne à merveille ! Malheureusement, les personnages secondaires sont un peu laissés en plan :leurs rôles sont limités, voire creux. On peut déplorer que ce film soit un peu trop centré sur les deux personnages principaux.
Les numéros de danse sont bien exécuté, servis par une réalisation artistique parfaite. Le final rend hommage aux comédies musicales de Broadways grâce aux décors et aux chorégraphies. Quant au numéro de claquette qui avait été mis en pièce par certains critiques, il est tout à fait correct : pour des danseurs non professionnels, les deux acteurs s'en sortent bien (ne vous attendez pas à voir du Fred Astaire non plus!).
La fin de l'histoire suit une certaine logique, elle est conforme à ce qui aurait pu se passer dans la réalité. Malgré tout, on ne peut s’empêcher d'être un peu déçus : on espère un miracle jusqu'au moment où l'on voit « The End » s'afficher à l'écran.
Pour conclure, on peut dire que ce film est poétique : un bisou en apesanteur, des voix envoûtantes, des voitures mythiques, le soleil de la Californie, des acteurs magnifiques. Tout les éléments pour faire un beau film, artistique et inoubliable sont réunis.
Cannes Film Festival : #promisedland d’Eugene Jarecki mêle avec génie la vie d’#elvispresley et le portrait d’une Amérique en pleine crise identitaire. PROMISE LAND a incredible travel in the history of America riding Elvis's Rolls Royce. En savoir plus sur https://www.cineseries-mag.fr/cannes-2017-promised-land-road-trip-musical-brillant-dans-une-amerique-en-declin-99994/ #cannesfilmfestival #film #cannes #eugenejarecki #moviereview #documentaire #filmdocumentaire #critiquefilm #critiquecinema #critique #critiquecine #cinéma #filmlover #movielover #ciné #festivaldecannes #movie #filmreview #filmfestival #cannesfestival #seancesspeciales #ethanhawke #ashtonkutcher #documentary #thejokers #lesbookmakers
Ghostbusters.
Et c'est qui qu'on appelle ?
Un film sous le signe de la sobriété et en phase avec les événements sociaux de 2016. Une ambiance nocturne. 5 personnes debout. Une voiture avec un gyrophare.... Ça ne vous rappelle rien ???
Les 4 femmes sont armées et semblent prête à passer la "nuit debout" ! Ou à empêcher le petit Hipster à gauche de le faire à grand coup de 49.3...Le propos reste flou mais le message profond est clair.
Une oeuvre intimiste prête à dénoncer les abus politique d'un gouvernement a la dérive. Une oeuvre financée par les illuminati pour renforcer la confiance du peuple en ses gardien de la paix ???? La question est ouverte. Croiser les effluves.
Le plus intriguant reste ce logo....le fantôme représente probablement le spectre de notre liberté, le tout barré de rouge signalant bien sa disparition. Tristesse et fond de tarte. Je ne sais pas vous mais moi je fonce ! Un film féministe et politisé. Tout ce que j'aime.
Notation:
3.5 nadine Morano et 2 Ganesh/20
Article rédigé par Harisson Foutre.
Masaan, ou littéralement "le bûcher" en Hindi. Un titre qui, sorti de son contexte, ne vaut pas grand chose, mais qui prend tout son sens par la situation géographique et hiérarchique de l'intrigue, faisant référence à cette caste extrêmement basse dans la société Indienne dont la mission est de s'occuper de la crémation des corps au bord du Gange dans la ville de Bénarès.
La force du récit est qu'il croise les destins de plusieurs héros (sortes de catalyseurs de tous les maux de la société Indienne) pour brosser un portrait à la fois complet et lucide de l'Inde actuelle.
[Mise en scène: 3/5]
Une mise en scène assez surprenante, car si elle se fonde sur des faits concrets (pouvant être apparentés à des histoires vraies) elle dérive tout aussi rapidement vers des horizons plus fantasques et oniriques. Tout le cœur du sujet est là: l'Inde, ce territoire paradoxal où la tradition côtoie le modernisme, lui faisant tantôt les yeux doux, tantôt lui déclarant la guerre. Et au milieu de cette situation paradoxale se mêlent plusieurs générations de personnages: certains observant la sagesse et la rigueur des traditions héritées de leurs ancêtres, d'autres sont, le regard rêveur, tourné vers le monde, la modernité et ses milles tentations et merveilles. Même si les différentes générations cohabitent et que la plus jeune s’efforce de faire preuve de respect envers la plus ancienne, on sent que l'écart se creuse et qu'inévitablement, ne se comprenant plus tout à fait l'une l'autre, conflits et drames ne font que s'intensifier. D'ailleurs la fresque que s'efforce de dresser Neeraj Ghaywan dans son film est plutôt sombre... et pourtant l'intelligence de Masaan c'est de jouer l'ambivalence grâce à cette mise en scène très lumineuse, alors que l'intrigue elle est sombre et pesante.
[Acteurs: 4/5]
La première chose qui me vient à l'esprit quand je repense à ce casting est le mot "naturel". J'ignore si ces acteurs sont des stars locales dans leur pays, mais leur jeu dégage à la fois une grande sensibilité tout en restant dans le crédible et la retenue. Comment ne pas tomber sous le charme de Devi, cette jeune Indienne qui se retrouve condamnée/ piégée par la machine judiciaire pour ne pas avoir respecté les mœurs d'une société aveuglée par ses traditions ? Comment rester insensible face à Deepak, véritable battant prêt à tout pour gravir les échelons de sa caste et prouver au monde qu'il peut aimer une fille "qu'il ne mérite pas" ?
[Photographie: 5/5]
Des images enchanteresses et contrastées qui parviennent à montrer cette Inde aux deux visages où la beauté et le charme de la ville sainte sur les rives du Gange côtoie la tristesse et l'infamie des cérémoniels aperçus sur les Ghats de crémation. Les images sont force de représentation et véhiculent parfois bien plus d'émotions que les dialogues ne pourraient en coucher sur le papier: un choix judicieux de plans et d'incorporation d'éléments visuels.
[Bande Originale: 4/5]
Formée de compositions locales aux sonorités charmeuses, une BO qui nous emporte avec mélancolie et admiration dans cette intrigue, décidément bien loin de l'univers clinquant et coloré des airs Bollywoodiens que l'ont connaît.
[TOTAL: 4/5]
Masaan est un film admirable dans sa simplicité et sa lucidité qui nous plonge dans cette société Indienne qui, oscillant entre tradition et modernité, peine à trouver sa véritable identité et étouffe sa jeune génération sous le poids des lois, des règles et des traditions. Malgré les nombreux aspects dramatiques du récit, la force du film est qu'il parvient sans cesse à renaître de ses cendres proposant paradoxalement une vision plutôt lumineuse au lieu de s'empêtrer dans un pathos maladif. Pour une fois que le cinéma Indien s'éloigne de l'univers kitsch et coloré de Bollywood et propose un drame touchant, réaliste et bien construit, je pense qu'il mérite d'être salué ! Un film à découvrir sans hésitations !
Avec: Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston...
Genre: Drame
Sortie Française: 5 octobre 2011
Note: ★★★★★
[Scénario: 3/5]
Une histoire simple: celle d'un talentueux pilote de voiture, cascadeur pour le cinéma Hollywoodien le jour, la nuit il devient chauffeur commissionné sur des casses pour le compte de truands.
Ainsi chaque soir, le "Driver" prend le volant et en même temps le risque d'être arrêté pour son implication dans différents braquages, mais cela n'arrive jamais, car en tant que pilote il est le meilleur !
Sa vie bascule le jour où il fait la rencontre d'Irene ainsi que de son jeune fils. A partir de cet instant, il ne sera plus seul. Mais en voulant aider la jeune femme il va mettre le pied dans un engrenage dont il ne sortira pas indemne...
[Mise en scène: 5/5]
Une mise en scène flottante, esthétique et enivrante. Le scénario simple, ainsi que l'écriture épurée (très peu de dialogues) laisse une grande place au champ visuel et sonore. La photographie des plans, l'éclairage utilisé, l'ambiance musicale sont autant d'éléments qui donnent à Drive une finesse et une identité très singulière. Tel un bijou, on prend plaisir à contempler le film et on en savoure chaque plan, chaque idée. Il est difficile de parler de Drive comme d'un film à histoire, tant celle-ci est secondaire, en revanche il s'agit clairement d'un film à atmosphère. Le genre de film qui vous empoigne, qui vous hypnotise et qui vous marque pendant de longues années.
[Acteurs: 5/5]
C'est incroyable de constater la précision du jeu de chacun des acteurs. En voyant l'affiche on pourrait se dire que le choix du casting tient forcément au fait qu'il est bankable. Pourtant on comprend bien vite en regardant le film que cela n'a certainement pas été la motivation première: chaque acteur est à sa place, les rôles ont étés parfaitement distribués et le résultat est saisissant. Un Ryan Gosling quasi muet qui véhicule pourtant un charisme fou à travers son personnage de "Driver" (sa véritable identité restant un mystère), Carey Mulligan est fragile et touchante dans son interprétation de la jeune mère un peu paumée, Bryan Cranston quant à lui est absolument énorme comme dans chacun de ses rôles, Albert Brooks est détestable au possible dans son rôle de truand à la morale qui sonne faux et Ron Perlman est complètement effrayant et imprévisible, le genre de personnage auquel on préfère ne pas se frotter.
[Photographie: 5/5]
Dès les 5 premières minutes, Drive nous prend au piège dans sa toile et nous fascine par la beauté de ses plans. Des plans sombres jouant sur les nuances de luminosité (éclairages urbains, phares de voiture, néons) retranscrivant cette espèce d'atmosphère vintage complètement envoûtante. Une véritable bombe de mise en scène qui table sur l'esthétique et l'intensité de chaque plan pour remplir nos petits yeux de magie.
[B.O: 5/5]
Impossible de passer à côté de cette splendide B.O. véritable condensé de rythmes pop et de mélodies envoûtantes qui tournent, tournent et tournent en boucle dans notre tête. Pour n'en citer que 3 titres: A Real Hero de College & Electric Youth, Under Your Spell de Desire et Nightcall de Kavinsky sont des titres à écouter au moins une fois dans votre vie !
[TOTAL: 4,6/5]
Drive est sans conteste un film surprenant. En même temps lent et intense, sobre et esthétique, il nous fascine dès les premiers instants et nous plonge complètement dans son univers. En soi il ne s'agit pas d'un film à histoire, mais plutôt d'un film à atmosphère, un film qui va laisser en vous une certaine impression, quelque chose d'assez bizarre et difficile à décrire et pourtant ce quelque chose va certainement vous rester pendant plusieurs années.
J'ai trouvé ça extrêmement drôle (et affligeant) de lire qu'une spectatrice avait porté plainte contre la production parce que la bande annonce lui avait fait miroiter un film de courses poursuites en voiture dans la veine de Fast & Furious. Drôle parce cela doit quand même être incroyablement ennuyeux de regarder un film où tout ce qu'on voit à l'écran sont des voitures lancées à la poursuite les unes des autres et affligeant de constater que certaines personnes vont réellement au cinéma pour voir une version longue de ce qu'elles ont aperçu dans une bande annonce. Pour moi l'intérêt est justement à l'inverse d'être surpris, émerveillé, de rêver...
Bref si vous êtes un amateur de courses poursuites passez votre chemin, Drive ne saura certainement pas contenter votre appétit, en revanche allez absolument voir ce film si vous êtes un fan de cinéma ! Il s'agit là d'un pur bijou, brillamment mis en scène par le danois Nicolas Winding Refn.
Charlie est un garçon un peu paumé. Suite à la mort de sa mère il quitte Chicago pour Bucarest, une aventure par laquelle il espère se reconstruire. Et il a vu juste le loustic: en route il fera la rencontre de plusieurs personnes qui vont complètement changer sa vie. Annoncé comme ça le pitch paraît presque trop simple, passe-partout au point qu'on pourrait facilement passer à côté, mais Charlie Countryman appelle aussi ce côté aventureux qui est en nous, ce petit grain de folie qui n'attend que d'être réveillé, c'est ce qui nous attire vers ce film.
[Mise en scène: 4/5]
Difficile de croire qu'il s'agit là d'un premier film, pour son réalisateur Fredrik Bond, tant la qualité est au rendez-vous. Charlie Countryman est un petit OVNI qui mélange les genres avec brio: thriller sordide, love story intense, aventure fantastique, comédie délirante... C'est un peu au spectateur de choisir ce qu'il veut y voir. Bien sûr vous n'êtes pas obligés de choisir et pouvez prendre le film comme un tout. Un tout très réussi d'ailleurs. L'histoire met un peu de temps à s'élancer dans la course mais une fois que l'aventure commence, c'est non-stop ! On passe par toute une palette d'émotions, on vit l'intrigue à 100 à l'heure, on rêve devant des images aux formidables couleurs...
[Acteurs: 4/5]
Je ne suis pas particulièrement fan de Shia LaBeouf (Nymphomaniac, Fury), sa personnalité un peu loufoque, etc... mais faute est de constater que le rôle de Charlie Countryman lui colle à la peau ! On ressent très vite une forte empathie pour ce mec à demi-paumé qui se cherche, émouvant et naïf, un peu déjanté aussi. Mads Mikkelsen (Hannibal) a un rôle un peu "clin d'oeil" dans la peau de l'ex-mari, truand jusqu'au bout des ongles, mais ce rôle de méchant lui va tellement bien ! Quant à Evan Rachel Woods (Les marches du pouvoir), elle sonne très juste dans le rôle de Gabi, une jolie roumaine complètement désemparée suite au décès de son père, n'aspirant qu'à une vie meilleure, loin de ses démons.
[Photographie: 5/5]
Des images réellement sublimes ! Encore une fois on a du mal à croire qu'il s'agisse là d'un premier long-métrage pour le réalisateur Fredrik Bond qui s'est fait un nom dans les clips et la publicité avant de passer à la réalisation. Les plans sont intelligemment pensés et dégagent une véritable esthétique, les couleurs et lumières donnent, elles, un rendu très qualitatif d'image. Enfin la maîtrise des plans au ralenti est assez bluffante. En une phrase, ce film est véritablement du grand art visuellement !
[B.O: 5/5]
La bande originale orientée électro/ pop emprunte les morceaux de groupes/ chanteurs connus tels que Moby, les XX ou M83. Certains pourraient juger qu'il s'agit là d'un manque cruel d'originalité, mais je leur donnerai complètement tort: chaque morceau résonne de cohérence par rapport aux scènes choisies à tel point qu'on pourrait croire qu'ils aient été composés spécialement pour le film. Fred Bond a tout compris, la musique est là pour accentuer les séquences à forte émotion et c'est exactement ce qui se passe.
[TOTAL: 4,2/5]
Après avoir écumé les festivals (de Sundance et de la Berlinale notamment), Charlie Countryman est pourtant passé quasi inaperçu lors de sa sortie cinéma. Ce n'est pas très étonnant, il s'agit d'un film indépendant qui plus est un OVNI du genre réalisé par un professionnel du monde de la publicité qui fait là ses premiers pas dans le cinéma. Mais Charlie Countryman c'est surtout une énorme surprise, un film puissant et marquant qu'il ne faut surtout pas manquer ! A la croisée du thriller, de l'histoire d'amour et de la comédie trippante Charlie Countryman nous fait rêver avec ses images formidables, nous fait vibrer avec sa BO absolument enivrante et nous sert une histoire des plus intenses. Mon conseil ? Ne passez pas à côté !
Avec: Ben Affleck, Rosamund Pike, Neil Patrick Harris, Carrie Coon...
Genre: Drame, Thriller
Sortie Française: 8 octobre 2014
Note: ★★★★★
[Scénario: 5/5]
Sous la plume de Gillian Flynn, l'auteure du roman du même nom sur lequel se base le film, le script de Gone Girl se révèle être un véritable bijou d'écriture ! Un thriller pourvu d'une trame de base toute simple comme on en voit des centaines adaptés au cinéma, au point que j'étais prêt à passer à côté de ce film, selon moi "sans vraie prétention". Grossière erreur ! Gone Girl est un incontournable de 2014 ! Ne vous laissez pas berner par une bande-annonce des plus sobres sur fond de musique mielleuse. Creusez ! Et soyez prêts à découvrir la pépite...
[Mise en scène: 4/5]
La mise en scène est très bonne. Elle ne suit pas entièrement la trame du roman, mais a été repensée habillement par Fincher et Flynn pour répondre au format du long-métrage.
Ceci étant, le film a une construction très particulière et j'ai du mal à savoir si j'ai apprécié cette différence, mais une chose est sûre: attendez-vous à être troublé par des questions d'ordre chronologique (je n'en dirais pas plus).
Maintenant je dois quand même reconnaître que Fincher est un réel orfèvre quant à la mise en scène et au développement de son récit (il en avait déjà fait la preuve avec Se7en et The Game notamment): là où la plupart des thrillers se contentent d'une construction simple:
1) pitch de départ (idée reçue)
2) twist (contre-vérité)
3) dénouement (qui se veut en général rassurant et rationalisant)
Gone Girl va bien au-delà de ces règles (trop ?) simples en maintenant une tension homogène du début à la fin et en créant un puissant malaise qui s’immisce dans le cœur du spectateur petits bouts par petits bouts si bien qu'on garde cette sensation de malaise même après être sorti de la salle.
[Acteurs: 5/5]
Ben Affleck n'est pas mauvais dans ce rôle de mari maladroit un peu désinvolte. L'histoire étant pour majeure partie vécue depuis son point de vue, on a vite tendance à le considérer comme proche de nous et à s'approprier sa vérité, mais soyons honnêtes, ce rôle... c'est presque du gâteau pour un type comme Ben. A ses côtés on retrouve la sublime Rosamund Pike (We Want Sex Equality, Jack Reacher) et, comme Nick Dunne dans le film, on a vite fait de tomber sous son charme. C'est peut être légèrement injuste de le voir comme ça, mais Gone Girl repose presque entièrement sur les épaules de son actrice de tête. Et quelle actrice ! Son jeu est irréprochable, percutant, bluffant.
Au second plan c'est un excellent Neil Patrick Harris que nous retrouvons. Proche en apparences de son alter ego Barney Stinson mais très différent psychologiquement et là aussi ça sonne juste. On appréciera aussi les rôles secondaires de Carrie Coon qui joue la soeur de Nick Dunne (Ben Affleck) ainsi que Missi Pyle dans son rôle de bimbo écervelée, grande prêtresse des médias.
[Photographie: 5/5]
Dans un style très épuré, chaque plan semble rigoureusement calculé. Les enchaînements sont limpides, rythmés, rien à dire ici, si ce n'est que c'est beau.
[Bande Originale 5/5]
Quel régal cette musique ambiante qui traîne en fond tout le long du film. On pourrait presque l'oublier tellement elle se fond bien dans le décor et pourtant ne nous y trompons pas, c'est bien a elle que l'on doit cet effet de désorientation interne car alors même que l'atmosphère du film devient de plus en plus sordide, la musique elle devient de plus en plus "souriante" et mélodieuse, on se croirait presque dans un rêve. Qui parle de cauchemar ? Merci donc à Trent Reznor et Atticus Ross pour la composition des thèmes magnifiques de Gone Girl que l'on écoutera avec grand plaisir encore et encore.
(Cliquez ici pour écouter la B.O sur Spotify.)
[TOTAL: 4,8/5]
Attention si comme moi vous n'avez regardé la bande-annonce de Gone Girl que d'un oeil, ou lu le scénario en diagonale il se pourrait que vous soyez passé à côté d'un incontournable de 2014...
En effet Gone Girl ne nourrit au départ pas une ambition très grande et pourtant sa réalisation est excellente ! En cause: le formidable scénario de Gillian Flynn (que l'on espère voir poursuivre son activité de scénariste) qui, au cœur d'une ère où l'écriture semble avoir perdu toute originalité, se démarque profondément d'autres films dans le même ton. Au-delà de la scénarisation du film on appréciera la très juste critique des medias comme outil de manipulation de masses dénué de tout jugement. Le thème du mariage n'est pas en reste et s'offre une vision pour le moins singulière, inattendue.
En somme je ne peux que vous recommander Gone Girl qui restera, très certainement, le film le plus surprenant de 2014 !