DONC comme je disais avant de me faire si honteusement interrompre par moi-même, Lancelot est BEAU dans le livre iii tome 1, ce qui est un énorme choc pour moi pcq ça vient comme une révélation. genre je trouve Lancelot beau?? J'étais pas au courant??
(oui mon perso pref de star wars c'est absolument obi-wan kenobi comment vous savez)
bref au delà de me pincer parce que je rêve, j'ai quand même des vrais trucs à dire sur ce tome, à savoir que c'est mon préféré pour le personnage et pas vis-à-vis du look. c'est surtout que c'est le tome où il est le plus lui-même sans avoir complètement vrillé.
dans le livre I il avait encore son côté boy scout trop mimi, mais ça finalement c'est lui qui refoulait beaucoup de choses. dans le livre II ça commence à partir en sucette mais c'est beaucoup de non-dits, donc il maintient encore une façade. mais dans le livre III tome 1, il parle et agit de façon beaucoup plus libre.
on voit son côté sombre sortir de plus en plus (deux trucs notables, il fout bohort au cachot en apprenant qu'ils sont cousins, et juste avant il disait à un prisonnier "toute façon 15 jours sans boire ça peut pas vous faire de mal"), mais au delà de son complexe de sauveur et son intransigeance, il se permet beaucoup plus d'envoyer les gens chier, de se moquer ouvertement d'Arthur, de bougonner et de gueuler. du coup il est bcp plus honnête finalement, et comme ce côté sombre est encore ponctuel et encore ponctué de moments d'amitié et d'écoute, je pense que paradoxalement c'était le moment il y avait le plus de chances de corriger le tir.
la répression de sa frustration des premiers livres n'aurait jamais tenue, mais ici on a peut-être le "meilleur" Lancelot qu'on aurait pu avoir. Un mec abrasif, impatient, hautain, mais qui se lève encore en pleine nuit pour écouter Caïus, qui bouffe avec Arthur et Léodagan plusieurs fois, qui va pleurer sur l'épaule d'Arthur jusqu'à ce qu'Excalibur vienne littéralement se mettre entre eux et qui continue de le servir même après qu'ils se soient mis des gros pains mutuels, qui fout Bohort au cachot mais lui fait un laïus sur l'importance du repos la fois où il avale les excuses bidons de Bohort sur sa prétendue maladie qui l'empêche d'aller en mission.
Après c'est aussi très facile de voir là où ça se casse la gueule. Outre L'ivresse II, y a aussi : "Je vois la Dame du Lac, et pas vous ?"
Le REGARD qu'il a, comme s'il était en train de comprendre quelque chose, et le gros vent qu'il met à Arthur quand celui-ci demande des explications, ça semble indiquer un nouveau cran dans l'auto-perception de Lancelot. C'est subtil mais clair. Il pense qu'il vient d'avoir un signe, et ça le fait cogiter.
Et bien sûr son rejet de Bohort - bon, suivi dans le tome 2 par un certain degré d'acceptance, qui ne dure par contre pas longtemps du tout.
Rejeter sa famille, c'est le pire truc que Lancelot fasse à mes yeux. Toute sa vie est définie par le rejet et l'abandon, et il a construit son identité autour de cette blessure, à tel point qu'il ne sait pas qui il est sans elle. Il a BESOIN de se sentir malheureux et solitaire pour se sentir être quelqu'un. Et en soit c'est très compréhensible, mais l'univers lui tend la perche pour enfin sortir de cette attitude destructrice, pour enfin avoir ce qu'il a toujours voulu en son plus profond : un amour inconditionnel qui ne dépend pas de ces accomplissements - et lui décide de fermer la porte (du cachot, en l'occurence). Là Lancelot fait consciemment et délibérément le choix de ne pas guérir, et c'est très moche.
moi j'dis Macron il prépare la guerre pour nous distraire de sa fausse promesse électorale d'abolir l'heure d'été - tant qu'il sera dictateur martial il n'aura pas le temps de s'en occuper enfin y'a tellement plus important à faire-euh !
Je rigole, je rigole, mais on voit bien à quel point la culture de masse est ultra problématique.
Je n'ai jamais été fan de Disney, ce ne sont pas vraiment des films qui m'on marqué enfant (je préfèrerais les histoires d'enfants battus de la comtesse de Ségur, allez dites que je n'ai pas d'âme). Trop culcul trop simpliste. J'en n'ai pas beaucoup vu. Et je détestais les trucs avec les princesses. Et bien malgré ça, j'en ai vu un paquet. Je suis même allée à Disneyland, et j'ai détesté, je n'ai ressenti aucune "magie" ni rien (et oui, je n'ai pas d'âme du tout).
Le temps de l'adolescence et de sortir des œuvres enfantines toutes mignonnes qui sont plus un carcan qu'autre chose, l'épreuve que ça a été de traverser la mode insupportable de la reine des neiges, le bac en poche, je me disais bien qu'il y avait un problème avec Disney. Et quelques année d'études en histoire de l'art après avoir lu quelques trucs sur ce qu'était réellement la culture, l'art et la société de consommation, je suis vraiment énervée contre cette firme.
Disney c'est de la daube. Esthétiquement ça ne vaut rien, il n'y a aucun parti pris, aucune tentative. Mise à part une ou deux exceptions, rien n'est fait pour interroger ou mettre à mal le spectateur ou la spectatrice.
Au niveau des scénarios, c'est aussi le vide. Toujours les mêmes histoires. La même morale niaise au possible. Les scénarios sont construits de la même manière, comme une vulgaire recette.
Enfin le pire : Disney a capitalisé sur les contes et histoires populaires en retirant leurs sens, leurs "horreurs qui pourraient choquer les gosses" et leurs spécificités. Tout est passé au rouleau compresseur à la guimauve, les Mille et une Nuits, les contes et légendes océaniennes, chinoises, européennes. Tout a été uniformisé dans un gloubi boulga niaiseux destiné à "plaire" au plus grand nombre. Probablement le pire cas d'appropriation culturelle que je connaisse. Merci les ricains.
J'ai croisé des gens qui, même adultes se disent "fans de Disney" des youtubeurs qui font des sortes de vidéos "hommages" où ils se disent être des "consommateurs"... Voilà, je crois que tout est dit.
Donc ouais, voilà même en sachant ça, même en fuyant les produites de cette entreprise, on va me soûler avec Disney dans les prochains jours.
En général quand tu critiques la marque avec des arguments on va te balancer "tu critiques mais tu fais pas mieux" "Tu es trop élitiste" (comme si il y avait un public qui devrait mériter la qualité et un autre de simples produits de consommation... alors que l'art devrait être accessible à tous-tes) et surtout le terrible argument ad hominem "Mais comment tu peux détester des trucs pour les enfants !? Tu n'as pas d'âme !!!" J'ai bientôt 25 ans, mon enfance est terminée. L'un de mes ballets préférés parle explicitement de désir sexuel. Les enfants ne doivent pas approcher de ma bibliothèque sans ma surveillance, certaines œuvres pourraient les choquer (sérieusement). Et pour ce qui est du fait que je n'ai pas d'âme... je n'ai jamais prétendu en avoir une...
A propos de notre super PM hyper de gauche qui dit à une femme en fauteuil que la clé de son autonomie, c’est d’aller bosser, je pense pas avoir besoin de dire que je trouve ça super moche en soi donc j’insisterai sur le fait que c’est, en plus, une idée d’une naïveté aberrante quand on sait un tout petit peu les difficultés que peuvent rencontrer les personnes handicapées en recherche d’emploi.
Je m’en tiens à des considérations juridiques car, même si c’est un prisme d’étude limité, bah je suis juriste !
Aujourd’hui, on sait tous qu’il y a de la discrimination à l’embauche envers les personnes handicapées (et pas que) et que c’est sûrement la forme de discrimination la plus compliquée à prouver en justice (encore faut-il avoir les moyens d’agir en justice me direz-vous, et vous auriez raison).
Il y a bien une obligation d’emploi de travailleurs handicapés qui existe et qui.... ne sert pas à grand-chose pour au moins deux raisons:
1° Elle est conditionnée par un seuil d’effectif : seules les entreprises de 20 salariés et plus sont concernées (selon l’INSEE, les entreprises de moins de 10 salariés sont au nombre de 3,7 millions et représentent 19 % du total des salariés en France - c’est dur de dire combien d'entreprises se situent sous la barre des 20 salariés car ce n’est pas une catégorie de l’INSEE, ce qui est très dommage).
2° A défaut d’embaucher des travailleurs handicapés, les entreprises doivent verser une contribution à un fond chargé de l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Or, de nombreuses entreprises préfèrent verser cette contribution car c’est plus simple de prévoir une ligne supplémentaire au budget que d’embaucher un salarié handicapé, ce qui va sûrement nécessiter des aménagements du poste de travail, qui va peut-être avoir besoin d’une cadence de travail moins importante, qui va éventuellement avoir besoin de prendre des congés liés à son état de santé ; en bref, qui aura besoin d’un travail adapté à lui et de s’adapter à son travail.