Fred Hidalgo - Overblog GOLDMAN ET VASCA... ENSEMBLE - SI ÇA VOUS CHANTE (le blog de Fred ... JEAN VASCA, les Années RCA. Chorus n°22, par Daniel Pantchenko, p138...
http://www.dailymotion.com/video/x19hrk_jean-vasca-11-amis-soyez-toujours_music https://www.youtube.com/watch?v=6OCtZbUnqL4 https://www.youtube.com/watch?v=xNXkORIRCyk Les Années RCA. Après son récent parcours du combattant discographique, Jean Vasca va enfin bénéficier d’un outil de travail à sa (dé)mesure et à celle de son nouvel arrangeur, Michel Devy, pendant quatre ans et autant de 30 cm de hauts de gamme. Souriant à contre-soleil, sur la pochette de son sixième album, “Midi”, il tend un poing gagneur et ce disque claque effectivement comme une victoire: “J’ouvre des portes / Comme on s’ouvre la poitrine en plein soleil…” (”Mon chant monte vers vos silences”). Les mots sonnent, la voix porte comme jamais, les couleurs musicales - notamment africaines - entr’aperçues ici ou là, prennent toute leur dimension. Malheureusement, cela ne suit pas au plan promotionnel, et son nouveau concert à l’Olympia, en 1976, n’attire que 600 personnes… Néanmoins un nouvel album sort la même année, “Rêve ou meurs”, où il persiste et signe. Pochette éminemment graphique due au peintre lyonnais Jacques Oudot, textes, musiques et arrangements inspirés, il décroche le Prix des critiques de variétés.. mais les médias brillent toujours par leur absence. Il en sera de même, il faut bien le dire, pour les trois autres albums - tout aussi remarquables - de cette période RCA. “Célébrations” (1977, Grand Prix de l’Académie du Disque, cette fois-ci) porte, d’emblée, la griffe plastique d’André Bellegie - qui va, dès lors, s(o)igner toutes les pochettes de Vasca dont le nom devient logo - et comprend deux moments forts: le fraternel “Amis soyez toujours…” et l’impressionnante chanson-titre (”Célébrations”) où Michel Devy frise l’oratorio. “Un chant…” (1978) constitue le ré-enregistrement de l’album de 1974 à la différence près de la reprise de “Pour un printemps” (1965), en lieu et place de “Hommes”, déjà inclus dans “Célébrations”. Dans la foulée, Jean Vasca publie son troisième livre, “Chansons” suivi de “Succursales du soleil”. Avec “De doute et d’envol” (1979, Grand Prix de l’Académie Charles Cros), un disque plein - où une chanson centrale opère une synthèse (”Je vis, j’écris, je chante”) -, il va clore en apothéose cette période féconde. Si, fait exceptionnel, ce disque suscite un doublé de Jacques Chancel - Le Grand Echiquier sur Antenne 2, puis Radioscopie sur France-Inter - et une émission à la télévision suisse, une compilation sortant alors malencontreusement dans la collection “Paroles et Musique”, noiera complètement l’album dans les bacs des disquaires. Malgré les moyens mis en oeuvre au nom de la “nouvelle chanson française”, ladite collection périclitera peu après, provoquant de fait le licenciement (pardon, le “non-renouvellement des contrats”) de nombreux chanteurs de la firme, dont évidemment Jean Vasca. Sans être une grande surprise, c’est bien sûr un coup dur: après quinze ans de métier, Jean Vasca se retrouve quasiment sans disques, qui sont soit épuisés soit destinés au pilon. En revanche, son crédit artistique reste intact (accru même par ses apparitions scéniques dans les grands festivals en 1977, à Grenoble notamment, où Bernard Lavilliers l’accompagnera à la guitare, et une semaine formidable au Théâtre de la Ville de Paris en 1978); et il va enthousiasmer alors Christian Anne, le producteur de Môrice Benin, qui décide de foncer. Fin 1981 sort ainsi “Matinale”, dixième 30 cm de Jean Vasca, le dernier avec Michel Devy….











