Jean-Roger Caussimon - Les cœurs purs (Jean-Roger Caussimon - Eric Robrecht)
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Jean-Roger Caussimon - Les cœurs purs (Jean-Roger Caussimon - Eric Robrecht)
Jean-Roger Caussimon - Minuit, boulevard du crime (Jean-Roger Caussimon - Eric Robrecht). // VICTOR HACHE, L’HUMANITÉ, Livre. Léo Ferré sur le boulevard du Crime : Entre 1986 et 1992, le chanteur fut l’âme et la tête d’affiche du TLP-Dejazet. Une aventure artistique exceptionnelle, que raconte Daniel Pantchenko, ancien journaliste musical à l’Humanité, dans son dernier livre... http://www.humanite.fr/livre-leo-ferre-sur-le-boulevard-du-crime-629450 MINUIT, BOULEVARD DU CRIME (JEAN-ROGER CAUSSIMON, musique d’ERIC ROBRECHT) Il est minuit, boulevard du Crime Un poète est mort sur un banc La lune l'a poudré de blanc Comme un Pierrot de pantomime Pour un chagrin des plus intimes Il s'est tué, c'est le printemps Et l'auto-meurtre est légitime Sans être légal, pour autant Dans des cafés à prix minimes Il se tirait à bout portant Des coups de canons de vin blanc Un vin sans nom, sans millésime Lors, il croyait cueillir la rime Pareille à l'edelweiss tremblant Mais le Parnasse est une cime Plus hautaine que le Mont-Blanc C'est ainsi que l'on se décime Aux alentours de ses vingt ans Mais, à cet âge, un peu de vent Au petit matin, vous ranime On rejoint la foule anonyme D'où l'on était sorti, rêvant D'être Verlaine, enfin sublime On n'est que soi, c'est décevant Il est minuit, boulevard du Crime Un poète est mort sur un banc La lune l'a poudré de blanc Comme un Pierrot de pantomime Il est minuit, boulevard du Crime {x3} Dormez en paix, honnêtes gens !
Jean-Roger Caussimon LES COEURS PURS paroles: Jean-Roger Caussimon, musique: Eric Robrecht, 1959 Ils ne sont pas encore amis/ Des notaires et des notables/ Ils ne sont pas encore admis/ A dîner, le soir, à leur table/ Ils ne sont pas encore polis/ Comme Papa le fut toujours/ Ils ne sont pas encore salis/ Par les combines au jour le jour... Mais on leur dit que ça viendra/ Et, bien sûr, ils ne le croient pas/ Les coeurs purs/ Les coeurs purs... Ils ne sont pas encore rusés/ Ni blasés d'être un peu bohèmes/ Ils ne sont pas encore usés/ Par le métro des matins blêmes/ Ils ne sont pas encore conscrits/ Bien qu'ils soient souvent "engagés"/ Ils ne sont pas encore inscrits/ Ni au chômage, ni aux congés... Mais on leur dit que ça viendra/ Et, bien sûr, ils ne le croient pas/ Les coeurs purs/ Les coeurs purs... Ils ne sont pas encore lassés/ D'écouter chanter leur idole/ Ils ne sont pas encore blessés/ Par le Temps qui tant nous désole/ Ils chantent des "songs" sur un banc/ Ils n'ont pas honte de la rue/ Ils ne sont pas encore perdants/ Ils ne sont pas encore perdus... Mais on leur dit que ça viendra/ Et, bien sûr, ils ne le croient pas/ Les coeurs purs/ Les coeurs purs...
http://www.frenchpeterpan.com/article-les-coeurs-purs-jean-roger-caussimon-45820870.html Jean-Roger Caussimon - Les cœurs purs : https://www.youtube.com/watch?v=rDC6tbq9UkQ
Jean-Roger Caussimon LES COEURS PURS Paroles: Jean-Roger Caussimon, musique: Eric Robrecht, 1959 Ils ne sont pas encore amis Des notaires et des notables Ils ne sont pas encore admis A dîner, le soir, à leur table Ils ne sont pas encore polis Comme Papa le fut toujours Ils ne sont pas encore salis Par les combines au jour le jour... Mais on leur dit que ça viendra Et, bien sûr, ils ne le croient pas Les coeurs purs Les coeurs purs... Ils ne sont pas encore rusés Ni blasés d'être un peu bohèmes Ils ne sont pas encore usés Par le métro des matins blêmes Ils ne sont pas encore conscrits Bien qu'ils soient souvent "engagés" Ils ne sont pas encore inscrits Ni au chômage, ni aux congés... Mais on leur dit que ça viendra Et, bien sûr, ils ne le croient pas Les coeurs purs Les coeurs purs... Ils ne sont pas encore lassés D'écouter chanter leur idole Ils ne sont pas encore blessés Par le Temps qui tant nous désole Ils chantent des "songs" sur un banc Ils n'ont pas honte de la rue Ils ne sont pas encore perdants Ils ne sont pas encore perdus... Mais on leur dit que ça viendra Et, bien sûr, ils ne le croient pas Les coeurs purs Les coeurs purs...
http://www.frenchpeterpan.com/article-les-coeurs-purs-jean-roger-caussimon-45820870.html Jean-Roger Caussimon - Les cœurs purs : https://www.youtube.com/watch?v=rDC6tbq9UkQ
LA MUSIQUE DE FERRÉ...
ERIC ROBRECHT, Cahier LÉO FERRÉ n°10 “À LA SEINE, CAUSSIMON/ FERRÉ FRÈRES DE HASARD”, p62,82: ..j'avais été repéré, étant pianiste de bar et chanteur à l'époque (en 1962), et je chantais ce que les gens disent du “LÉO FERRÉ”. Mais moi, je voyais bien, sur les partitions, que parmi les plus beaux textes que je chantais de FERRÉ, il y avait des textes de JEAN-ROGER CAUSSIMON, qui était à l'époque assez méconnu du grand public…Ce qui m'a motivé, à partir de JEAN-ROGER, ça a été “COMME À OSTENDE” (: https://www.youtube.com/watch?v=gy5pZjZyCfk )…LÉO, c'est un grand bonhomme aussi, attention ! Ce n'est pas un poète à mon sens, comme JEAN-ROGER. C'était plutôt un homme qui écrivait des textes, de très beaux textes souvent, et des textes très virulents quelquefois…Mais la musique qu'il a faite sur “NE CHANTEZ PAS LA MORT”, c'est prodigieux (: https://www.youtube.com/watch?v=ebeibrd0J58 )…Quand il écrit “PARIS CANAILLE” (de lui seul), c'est pareil…
Léo Ferré, Lionel Bourg, Gérard Manset, Gérard de Nerval, Leos Carax, Eric Robrecht, Jean-Roger Caussimon, Jacques Bertin, Jean Vasca.
Jean Bernard Gravereaux
a posté le 25 octobre 2014 à 10h32
François André, La faute à Léo, Copains d'la neuille n°21, p22..: En 2003...Lionel Bourg livrait "La faute à Ferré"...Il terminait sur ces mots, sur ta faute, Léo "si, dans la dimension X, les portes de secours que tu laissas battantes s'ouvrent à jamais sur des nuées d'étoiles.." L'amateur de Ferré avait apprécié, donnant envie d'aller fréquenter les autres écritures de Lionel Bourg...Dans "Lettres de Lasalle", il affirme: "L'oubli n'est pas mon fort". Il le montre avec Léo Ferré qui revient dans une quinzaine de ses livres comme élément d'un décor mental, un jalon émotionnel...Lionel Bourg n'est décidément pas expert en oubli. "L'ombre lente du temps" insiste: "Je n'ai rien oublié. Ni Mouloudji, campé devant la rampe, sans micro..Ni les Frères Jacques..Ni Ferré, ni Bobby Lapointe, ni Mitchell, à l'Eden, John Lee Hooker ni Chuck Berry, ni Brassens, ni Piaf, Cora Vaucaire ni Patachou"..."L'immensité restreinte où je vais piétinant" convoque Dylan et Manset, Mitchell encore, Deraime et Thiéfaine...
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/858442-leo-ferre-le-livre-d-annie-butor-est-degueulasse-du-verbe-degueuler.html
Jean Bernard Gravereaux
a posté le 24 octobre 2014 à 23h04
Lionel Bourg, La faute à Ferré, p7,13..: J'avais quinze ans. Seize peut-être. Ou dix-sept.. L'âge où Rimbaud fracasse l'ennui des jeunes gens, renversant tables et pupitres...Et puis.. C'était un soir d'hiver...Il faisait sombre dans la salle. Le rideau s'ouvrit. Le type debout chantait...Je n'en suis pas revenu. C'est qu'il chuchotait ou toutes voiles dehors cinglait mieux que ce grand bateau descendant la Garonne dont la chanson parlait,/ qu'ils étaient beaux à n'y pas croire, à haleter comme au cours des plus folles escapades, ces mots qu'il lançait devant lui,/ et Baudelaire alors, les araignées qui tendent leur filet au fond du moindre cerveau,/ ou cette enfance, c'était la mienne, pantelante (souviens-toi, souviens-toi, "les souliers usés, l'innocence rapiécée"...),/ il chantait, sur la scène, toi rivé à ton siège: "j'suis ni l'oeillet ni la verveine/ je ne suis que la mauvaise graine"...
Jean Bernard Gravereaux
a posté le 24 octobre 2014 à 22h01
Lionel Bourg, Copains d'la neuille n°26, p27: ..Gérard de Nerval...prétendit que, chez lui, la poésie était "tombée dans la prose". Quelle chute, toutefois! Et quel accomplissement! la langue de Nerval n'ayant guère de rivale...Nerval aimait les chansons. Il en sauva quelques-unes du mépris où on les tenait, les convoqua parmi ses chroniques et ses récits, susurrant lui-même un refrain, un couplet, si bien qu'une ligne mélodique s'affirme toujours dans ce qu'il composa au fil d'une destinée que l'on sait chaotique. Un brassage analogue fait que la poésie de Léo Ferré moutonne et s'enfle de méandre en méandre au courant de sa prose...// Gérard Manset, Interview à Télérama: ..Nerval m'est apparu comme une évidence, il était là subitement vivant. Il me disait: "Gérard, tu n'es pas seul." Quand je lis "Les Filles du feu", il monte l'escalier, je monte avec lui...J'ai trouvé dans Nerval tout ce que je ressentais...
Jean Bernard Gravereaux
a posté le 24 octobre 2014 à 19h31
Gérard Manset, Interview à Télérama (avril 2014, sur Internet): ..C'est une grande douleur, un poinçon dans le coeur, d'imaginer qu'on fait le même métier que les anglo-saxons. Eux ont tous les droits, ils ont une langue très musicale pour eux, des musiciens d'instinct, une sorte d'éternelle décontraction juvénile. Notre handicap vis à vis d'eux est incommensurable. Sauf quand on s'appelle Brel, Brassens, peut-être Cabrel, et qu'on est un véritable auteur qui utilise la langue française. Mais alors on est plus proche du troubadour ou du ménestrel...Ferré comme Brel avaient un besoin de mettre leurs tripes en avant. Mais c'est un autre métier. Celui de l'impudeur...// Télérama nous rappelle, que la chanson "Revivre" de Gérard Manset (:à écouter sur Internet) illumine une séquence du (superbe) "Holly Motors" de Leos Carax (: Ferré aimait "Les Amants du Pont-Neuf" de Carax.)
Jean Bernard Gravereaux
a posté le 23 octobre 2014 à 23h47
Eric Robrecht, Cahier Léo Ferré n°10 "A la Seine, Caussimon/Ferré, Frères de hasard", p62,82: ..j'avais été repéré, étant pianiste de bar et chanteur à l'époque (:en 1962) et je chantais du Léo Ferré, ce que les gens disent "Léo Ferré". Mais moi, je voyais bien sur les partitions que, parmi les plus beaux textes que je chantais de Ferré, il y avait des textes de Jean-Roger Caussimon, qui était à l'époque assez méconnu du grand public...Ce qui m'a motivé, à partir de Jean-Roger, ça a été "Comme à Ostende"...Léo, c'est un grand bonhomme aussi, attention! Ce n'est pas un poète à mon sens, comme Jean-Roger. C'était plutôt un homme qui écrivait des textes, de très beaux textes souvent, et des textes très virulents quelquefois...Mais la musique qu'il a faite sur "Ne chantez pas la mort", c'est prodigieux...Quand il écrit "Paris canaille", c'est pareil...
Jean Bernard Gravereaux
a posté le 23 octobre 2014 à 21h23
Jacques Bertin, Comment interpréter Ferré, Copains d'la neuille n°11, p1: ..La mélodie. Brillant mélodiste, et simple, Ferré doit être servi par son interprète...Il me semble que, chez Ferré, la première chose qui se célèbre, c'est le chant lui-même. Ce qu'on a souvent qualifié d'emphase, chez lui, ce n'est souvent que le plaisir de chanter, le "t'as vu comme c'est beau et comme ça chante !" L'interprète doit donc avant tout se livrer à la célébration du chant...// J-Bertin, Copains d'la neuille n°26,p30: ..Je ne l'ai pas connu - un échange épistolaire et une poignée de mains (à Beauvais, présenté par Vasca qui était de ses amis); un peu difficile, il semblait, le Léo...Oui, meilleur mélodiste, meilleur metteur en chansons que parolier..Mais non: "Si tu t'en vas"; "Jolie môme"; "Le Vent"; "Vingt ans"..A la fin: cinquante chefs-d'oeuvre !...
Jean Bernard Gravereaux
a posté le 22 octobre 2014 à 23h16
Jean Vasca, Mes années Léo, Copains d'la neuille n°15, p21: .."Campus" spécial avec Michel Lancelot, "Prospective 70" avec Bertin, Manset, Tachan, Robrecht et moi. Enregistrement toute une après-midi. On parle entre autres des trois grands Brel, Brassens, Ferré. Et l'émission devient à l'antenne: "Les jeunes loups de la chanson française".. On y entend, après montage, des propos sur Ferré style "anar en Rolls", etc. Je suis pratiquement le seul à le défendre. Léo entend l'émission et pique une colère, le lendemain à l'antenne, nous fustigeant tous sans exception. A mon tour indigné, je saute dans ma 2 CV et fonce au Don Camilo où il chante tous les soirs. Maurice m'accueille dans la loge et nous nous expliquons, Léo et moi. Il me serre dans ses bras en disant: "On est des aigles" et me fait passer dans la salle pour écouter pour la première fois "La Mémoire et la mer"...
« Les milices » (1975) de Jean-Roger Caussimon
« Les milices » (1975) de Jean-Roger Caussimon
Relais de SamTelam
Jean-Roger Caussimon – 1918-1985 – est un auteur-compositeur-interprète français, mais aussi acteur de théâtre, de cinéma, homme de la télévision et de la radio, grand poto de Léo Ferré qu’il rencontre en 1947 et pour lequel il écrira pas mal de chansons.
En 1970, il rencontre Eric Robrecht– 1932-2006 – musicien, auteur-compositeur-interprète, arrangeur musical avec lequel il…
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