Kerman part.1 Iran, mai 2017
J’ai horreur des tours organisés. Ça coûte cher, c’est impersonnel, tu suis les autres touristes et du coup t’es jamais seul. Sauf si tu paies encore plus cher. Bref, j’aime pas. Sauf que là on s’est dit qu’on avait que 12 jours pour profiter de l’Iran, pas de temps à perdre et qu’en plus on s’était fait chaudement recommander un guide à Kerman, dans le sud du pays. Donc bon, on a payé ce qui, après coup, représentera presque la moitié de notre budget total du voyage, pour 1 jour et demi avec une nuit dans le désert. Et on ne le regrette pas. Pas du tout. Mohsen, notre guide, s’avère être un type en Or qui traite ses « clients » comme des amis. Ainsi, on est surpris de le retrouver à nous attendre gentiment à l’aéroport à 10h du mat’ alors qu’on avait convenu d’un rendez-vous en ville à 15h. Il s’occupe de nous jusque-là puis on file avec lui et Mostafa, le conducteur, en fin d’après-midi dans le désert Dasht-E Lut. Il fait atrocement chaud mais quelle classe ! On se pavane absolument seuls, sur le toit du Land Cruiser de Mostafa, au milieu d’un désert de Kalut en Iran alors que la veille on était à Lyon ! Les Kaluts sont des sortes de montagnes érodées par le sable : le vent propulse les grains de sable contre les parois des Kaluts, provoquant une érosion à la longue. Bref c’est un paysage lunaire assez dingue. La loi islamique est imposée en Iran et donc le port du voile est obligatoire. Bien que la loi reste souple sur ce point-là (les cheveux peuvent dépasser de tous les côtés), c’est quand même très contraignant quand il fait chaud. Ici c’est l’été, et ça ne rigole pas, il fait 44°C dans le désert. C’est donc avec une joie non dissimulée que Jo jette son voile au fond de la Jeep quand Mohsen lui dit qu’elle n’est pas obligée de le porter vu qu’on est seuls dans le coin ! On se mate un chouette coucher de soleil, on mange bien, on apprend à connaitre Mohsen et Mostafa, qui sont vraiment curieux et très soucieux de ce qu’on souhaite découvrir et faire, puis on dort à la belle étoile sur un tapis à même le sable. Le ciel est totalement dégagé. C’est beau. Très. Au réveil on trouve les restes de notre pastèque bien entaillés, Mohsen nous dit alors qu’on a loupé le petit renard qui traine dans le coin et qui a dû venir se servir pendant qu’on dormait. Le lever du soleil n’est pas dégueulasse non plus mais on file assez vite avant que la chaleur ne nous assomme !












