Road Trip France, juin 2019
France, Catalogne et puis... panne.
Misplaced Lens Cap
Aqua Utopia|海の底で記憶を紡ぐ

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Road Trip France, juin 2019
France, Catalogne et puis... panne.
Road Trip France, mai 2019
Gorge du verdon et lac de Roselend !
Téhéran Iran, mai 2017
On termine à Téhéran ou on rencontre Shahab et Pantea qui nous accueillent chez eux via Couchsurfing pour la toute première fois ! Stressés, ils ont voulu faire les choses en grand et du coup on est à nouveau reçu comme des rois. Finalement, « être reçu comme un roi » en Iran c’est quelque chose de banal, je devrais arrêter de le dire à chaque post ! Pas de bol ceci est le dernier. Pantea est un véritable GPS de la bouffe, elle connait tous des plats de son pays, et cuisine super bien. On aurait dû les rencontrer dès le début, bref on découvre plein de plats dont les noms m’échappent et on se promène avec nos deux supers hôtes dans les rues de Téhéran. Chouette ville conviviale même si on se perd pas trop dans les « à cotés » (ce que j’aime faire) vu qu’on n’y reste que très peu de temps avant de prendre notre vol retour ! Contre tous clichés, les Iraniens sont les personnes les plus cultivés que j’ai rencontrés. Ils savent tellement de choses sur nous et nous tellement peu sur eux. Ils sont aussi très curieux et intéressés. Ils s’attachent à faire disparaitre le cliché de « Iranian = Terroriste » que beaucoup de gens ont. Du coup ils adorent recevoir, donner sans compter, ils sont très généreux (s’en est gênant souvent). Les jeunes commencent à en avoir marre de la religion, en public ils sont obligés d’être présentable, de porter le voile pour les femmes, mais en privé beaucoup fument, boivent, font la fête. Ils ont accès à tous les réseaux sociaux et veulent s’occidentaliser. Bref on a adoré ces gens, être invité dans leurs maisons super chaleureuses avec des grands salons, des biblos de partout, des énormes tapis au sol… On a pas mal de choses à apprendre d’eux au lieu de les craindre ! Iran tu vas nous manquer !
Nour Iran, mai 2017
Il est 4h du matin, nous arrivons à Nour, sur les rives de la mer caspienne au nord de l’Iran. Amir vient nous récupérer quelque part dans la ville pour nous amener chez ses parents. On l’avait rencontré à Ispahan, dans un musée, et il nous avait proposé de venir chez ses parents quelques jours. NOUS VOILA ! On ne fait pas grand-chose les 2 jours qui suivent, à part profiter de leur chouette petite famille enjouée d’avoir des étrangers chez eux. Aucuns touristes étrangers viennent à Nour, alors que c’est une destination courue pour les habitants de Téhéran qui souhaitent profiter un peu de la mer les weekends. On se fait traiter comme des rois ici. Lorsque nous essayons de faire quelque chose en retour ils refusent catégoriquement. On arrive quand même à leur faire un petit déjeuner crêpes un jour (mais refusent qu’on paie les ingrédients à la superette du coin… s’en est vraiment gênant). Bref on passe du bon temps avec cette petit famille bien chaleureuse, entre le bord de mer et leur seconde maison dans les montagnes, malheureusement pas le super beau temps, on a même froid le soir, on ne pensait pas cela possible après avoir fait 10 jours de déserts et grosses chaleurs ! Pour finir notre trip on retourne vers Téhéran, et sur le chemin, on découvre les superbes routes de montagne que nous n’avions pas pu voir à l’aller (trajet de nuit) !
Kashan part.2 Iran, mai 2017
Le lendemain on se retrouve bloquer avec Reza car notre bus ne part qu’en début de soirée. Là, le petit père ne se dégonfle pas et nous propose de faire un tour dans Kashan, de manière plus improvisée. Tout change, il est cent fois plus intéressant, plus attentionné, moins lourd, il ne déroule pas un plan déjà prévu d’avance et nous fait un super tour de la ville ! Notre vision sur lui change vraiment et on est content de le quitter sur cette bonne note !
Kashan part.1 Iran, mai 2017
On passe à Kashan rapidement pour faire un tour dans le Maranjab Desert ! Ce coup-ci on fait confiance à Aliyeh sur Couchsurfing, qui nous propose son ami Reza pour faire ce tour. On part avec lui un jour et demi (avec une nuit dans un Caravansérail, lieu où les caravanes séjournaient lors de leur traversé du désert sur la route de la soie). Bon, autant le dire de suite… un jour et demi avec Reza c’est long. Très long. On se rendra vite compte que le compte couchsurfing d’Aliyeh est en fait une vitrine pour son petit commerce avec lui. Ça ne les empêche pas d’être tous les deux très sympas mais on se retrouve dans un trip qui ne nous convient absolument pas. C’est impersonnel au possible, Reza, dont l’anglais est très limité, nous déroule son « speech » de guide tout préchauffé à la manière d’un prof faussement intéressé par ses élèves. Il nous joue le folklore de l’Iranien typique. On bouffe en boucle dans la voiture une musique supposée être « traditionnelle » qui n’est autre qu’une soupe techno / électro actuelle avec un chant perse. Lorsqu’il met cette chanson, c’est à dire toutes les 20 minutes environs, c’est volume sur 164, fenêtres ouvertes, et il pousse la chansonnette en te regardant droit dans les yeux sans se soucier de la route. Gênant. Surtout quand il tentera pendant tout le tour de nous apprendre les paroles pour qu’on chante avec lui… Parlant de la route, il est convaincu d’être un bon pilote, alors forcément il conduit vite et n’importe comment en se targuant d’avoir beaucoup de retour des clients le trouvant excellent. Reza est plein de surprises, il est prof de Kung Fu alors on aura droit à un cours particulier. Fun et cool, sauf que là il nous fait bouffer le sol du désert de sable en plein cagnard pendant 15 minutes… Puis il nous apprend à parler Perse. Enfin il nous apprend les bases de chez bases, on lui fait comprendre qu’on les connaît déjà vu qu’on est là depuis quelques jours mais il continue son cours… On est déçu car ça nous intéresse d’en savoir davantage mais il botte en touche tout essais d’apprendre plus que ce qu’il a prévu que nous apprenions… Pour le coup y’a rien qui nous plait chez ce type. Un petit tour sur les commentaires couchsurfing nous convainc sur son manque d’adaptation aux clients. On y lit sans cesse : « merci Reza pour ta chanson dans la voiture, ton cours de kung fu, ta chanson a capela, ton cours de Perse, blablablabla » … bref EXACTEMENT tout ce qu’on a eu. Il n’a jamais cherché à savoir ce qu’on faisait dans la vie, qu’elles étaient nos intérêts, etc… Oui on a même eu LA chanson a capela… on s’était éloigné de lui pour regarder les étoiles et souffler un peu pendant la nuit dans le désert. Et notre petit pote se pointe, se cale entre Johanna et moi, et nous pousse la chansonnette… MOMENT GENANT. Reza est plein de bonne volonté mais le déroulement d’un programme prémâché est tellement ce qu’on déteste… Mohsen, on t’a regretté ! Ceci étant dit, le tour est cool. Rien de fou après avoir vu le désert des Kaluts à Kerman mais on voit de chouettes choses : la mosquée Holy Shrine, la citée souterraine, le désert de sable fin (très petit en fait) avec ses scarabées qui sortent de partout, le désert de sel (bon après Uyuni ça fait pâle figure mais bon) et le caravansérail (si on ferme les yeux sur ses environs plein de déchets…). Au final, le top sera de croiser des chameaux sauvages au coucher du soleil, ces petits gars-là viennent nous sentir le museau en faisant des bruits chelou. Adorables ces gars !
Ispahan Iran, mai 2017
Je connais un mec qui connaît un mec qui connaît un mec qui est allé en Iran. J’avais appelé ce mec qui nous avait laissé le numéro d’un Iranien chez qui il était resté dormir. Bernard qu’il s’appelle. L’iranien, pas le mec. Quelques textos plus tard nous voilà donc invité à rester dormir chez Bernard à Ispahan. On arrive chez lui au milieu de la nuit on rencontre son pote George, rappeur underground. Le rap et le rock ne sont pas les styles préférés du gouvernement donc forcément on est underground quand on fait ça ici. On passe un bon moment avec eux avant d’aller se crasher dans la chambre que Bernard nous avait gentilement préparée. Le lendemain on traine un peu dans Ispahan sans vraiment visiter de choses. Il y a une église arménienne pas loin de chez notre hôte. Le temps que Jo fasse un tour dans le musée, je discute avec un jeune Iranien, Amir, à peine 10 minutes après il finit par nous inviter quelques jours chez ses parents dans le nord de l’Iran, à Nour ! « Y’a quoi à faire à Nour ?» « Rien, mais y’a la mer, la montagne, la forêt et ma famille! » « BANCO ! » Je rejoins Jo en ayant trouvé quoi faire de la fin de notre séjour ! Bref, Ispahan, la ville préférée des touristes en Iran, on valide. La place centrale est assez folle, les mosquées sont immenses, il y a une rivière qui longe la ville et des ponts magnifiques pour la traverser. Bref tout est beau sauf que nous, pas de bol, quasiment tout est fermés, donc on visitera pas grand-chose et on en apprendra pas grand chose. Par contre la rencontre avec Bernard est vraiment chouette, on découvre un visage qu’on n’avait pas encore croisé ici (en tous cas en public) : la jeunesse qui se moque de l’islam et qui en a marre de cette loi islamique. Il leur est impossible de nous raconter cela dans la rue sous peine d’emprisonnement, mais dans le privé ils ne supportent plus les lois islamiques, et souhaitent s’amuser, boire, sortir avec leur copine dans la rue sans être mariés, organiser des concerts de rap ou de rock et agir comme ils le souhaitent à l’extérieur en fait. Du coup forcément, Bernard et George ne s’appellent pas comme cela. Mon blog ne lui apportera jamais d’ennuis si j’utilise son vrai nom, mais on ne sait jamais. Quoi qu’il en soit, souvent Bernard rigole pour un rien, souvent Bernard dit qu’il revient dans 30 minutes puis revient 4 heures après et se marre encore plus pour un rien. Bernard fume beaucoup, mais Bernard est super cool, attentif, et souvent, on rigole ! Un matin, pendant que Bernard dort, on se motive à aller grimper la montagne pas loin : Sofé Mountain. Je lis que la rando est facile sur internet. On grimpe puis on se fait arnaquer en traversant un zoo qu’on n’avait pas besoin de traverser. On a le plaisir de voir de pauvres animaux parqués sans un coin d’ombre, on voit même des chiens… dans un zoo… des chiens type king charles… Bref on continue de grimper en s’imaginant tordre le cou au gars de l’entrée du zoo en redescendant et on arrive à la fin de la route piétonne. Je comprends alors que la fameuse rando facile des internets s’arrête là. Mais la montagne est encore plus haut, la haut derrière notre dos… on continue par un petit sentier à même la falaise. Ce n’est pas dangereux mais pas non plus très sûr…br> Jo commence à douter, mais là où elle n’est plus vraiment d’accord avec moi c’est quand on commence à escalader sans sentier. On s’approche du sommet et on arrive à un moment ou vaut mieux monter et tenter de redescendre de l’autre côté si le sentier est plus « simple » que de faire demi-tour… Je répète : si le sentier est plus « simple »… Au sommet on rencontre Mokhtari, il ne parle pas anglais (comme bon nombre d’Iraniens) mais à l’air gentil (comme bon nombre d’Iraniens). Il a la cinquantaine, porte des chaussures de ville et fait des gestes super dangereux au bord de la falaise pour me montrer les montagnes aux alentours. Jamais il ne tombe, tant mieux. Et on finit par descendre avec lui par l’autre sentier. C’est un cabri, il saute de rochers en rochers. (Le second sentier n’est pas forcément plus facile). Arrivé en bas il nous paie à boire, puis nous propose de nous ramener en ville au lieu qu’on prenne un taxi. En route on se fait la remarque qu’on ne lui a jamais dit ou habitait Bernard… On ne doute alors pas une seconde d’où nous conduit-il : chez lui. On rencontre sa femme et ses fils. Ils nous gaveront de fruits jusque 14h, où, bien repus, on leur dira qu’on doit partir. Mais c’est là qu’il nous fera comprendre que ce n’est pas le bon moment pour partir vu que sa femme nous a préparé à manger… C’est sur l’immense tapis du salon qu’on s’installe et qu’on s’envoie des légumes et du riz trop bon avec du Kabab de poulet trop bon aussi. On goutera à cette boisson trop cool : le Khakeshir (boisson à base d’eau sucrée, d’eau de rose et de graines chelous !). Nos mains, notre calepin et notre stylo nous aident bien pour s’exprimer, on arrive à s’en sortir, on se marre bien et on passe un super moment ! On finit par être invités au mariage de son fils dans six mois à Shiraz. Ils nous proposent aussi d’annuler le restant de notre itinéraire Iranien pour rester plutôt chez eux jusqu’à notre retour en France. Mokhtari t’es vraiment adorable, mais on a va découvrir un peu plus d’Iran, il ne nous reste que quelques jours.
Yazd part.2 Iran, mai 2017
Il fait chaud, très chaud. Une vieille dame nous fait entrer chez elle pour nous offrir de l’eau bien fraiche et nous faire de grands sourires. Les Iraniens nous foutent des claques de gentillesse et d’hospitalité tous les jours. On termine par la visite des tours du silence, genre de mausolée Zoroastrien en dehors de la ville. Le Zoroastrisme est une religion monothéiste en place en Iran bien avant l’Islam. C’est chouette, on grimpe ces « monts » pour voir un coucher de soleil classe sur la ville, le désert environnant et toujours ces grosses chaînes de montagne partout.
Yazd part.1 Iran, mai 2017
On prend le train de nuit exactement comme en Inde avec le principe de six banquettes par box. On arrive à Yazd à 5h le matin. On s’était dégoté un couchsurfing qui finalement est tombé à l’eau alors on file réserver une chambre pour ce soir au premier hôtel qu’on trouve, qui en plus nous laisse finir cette nuit en cours sans supplément. La saison touristique est terminée, il n’y a plus grand monde, on est seuls dans l’hôtel. Il fait très chaud dehors et le Ramadan commence alors tous les restaurants sont fermés pendant la journée. Bref on n’a pas choisi la meilleure période pour venir, quoi que : peu de monde aux endroits touristiques et puis peu d’appétit vu la chaleur donc pas besoin de restaurants… on ne va pas se plaindre ! Yazd est vraiment chouette, genre de ville des sables, au milieu du désert, des superbes mosquées partout et des vieilles portes étranges : Il y a parfois deux types de « toquoirs » sur la même porte, un pour les femmes et un pour les hommes, produisant deux sons différents. Ainsi, à l’époque, l’hôte pouvait connaitre le sexe de la personne qui frappait à la porte. Les ruelles sont très étroites, elles serpentent entre les maisons en ruines et celles qui tiennent encore le coup. On a l’impression d’être dans un labyrinthe, et je m’empresse de mimer Jean Dujardin perdu dans les rues du Caire dans OSS 117 à Johanna qui me regarde désemparée... Je me sens seul.
Kerman part.2 Iran, mai 2017
On enchaine avec les visites de citadelles, cascades, on grimpe un volcan avec un petit lac de sel dans son cratère et on visite une maison traditionnelle. Ici les vieilles maisons ont souvent la même architecture : des pièces qui entourent une cour intérieure centrale avec un bassin décoratif. Bien sûr, histoire de compléter ce joli paysage, on slalome entre les montagnes qui nous entourent. Les panoramas sont assez dingues, on peut trouver des déserts avec des chaînes de montagnes à plus de 4000m encore enneigées juste à côté. On recommande vraiment Mohsen et Mostafa pour un tour dans les environs de Kerman ([email protected]). Des bons gars, très curieux et intéressants, qui prennent soin des gens qu’ils rencontrent et s’adaptent à fond à leurs envies ! Ici en Iran les gares (et terminaux de bus) sont vraiment à l’extérieur des villes. Ils proposent de nous y déposer mais on préfère trainer un petit moment en ville avant d’aller chopper notre train. Et voilà qu’on se retrouve un moment plus tard à galérer pour trouver un taxi ! Personne ne parle anglais, on essuie refus sur refus des taxis sans savoir pourquoi. On baragouine le peu de farsi qu’on a appris (la langue locale). Notre accent aurait pu en faire rire plus d’un, mais même pas ! Un mec s’approche de nous, nous demande ou on va, « gator » (la gare), il nous fait signe de monter dans sa voiture ce que je refuse tant qu’il ne me donne pas un prix ! « On m’a déjà eu à ce jeux là, tu ne vas pas me la faire à l’envers petit autochtone ! » Le type insiste, nous aussi, on lui file un stylo puis au bout de 3 minutes il finit par nous gribouiller un truc genre 100.000 rials (2,5€), on accepte et on grimpe. On tente la discussion mais il ne parle pas anglais, nous pas farsi, bref on se tait. A la gare, je le remercie et lui tend son billet. Il le repousse vers moi en souriant me claque une bise et se barre. On comprend alors qu’il habite pas loin et souhaitait juste nous amener à la gare. Il nous avait marqué un prix pour que nous montions dans sa voiture vu que nous refusions de partir sans connaitre son prix. Non mais qu’est-ce que c’est que ces Iraniens qui, non seulement ne portent pas de turbans sur la tête, n’ont pas de kalachnikovs au bras mais en plus se permettent d’aider les touristes perdus sans attendre d’argent en retour ?! Quoi que j’ai vu une fillette avec un flingue en plastique dans l’après-midi, vaut mieux qu’on reste sur nos gardes quand même...
Kerman part.1 Iran, mai 2017
J’ai horreur des tours organisés. Ça coûte cher, c’est impersonnel, tu suis les autres touristes et du coup t’es jamais seul. Sauf si tu paies encore plus cher. Bref, j’aime pas. Sauf que là on s’est dit qu’on avait que 12 jours pour profiter de l’Iran, pas de temps à perdre et qu’en plus on s’était fait chaudement recommander un guide à Kerman, dans le sud du pays. Donc bon, on a payé ce qui, après coup, représentera presque la moitié de notre budget total du voyage, pour 1 jour et demi avec une nuit dans le désert. Et on ne le regrette pas. Pas du tout. Mohsen, notre guide, s’avère être un type en Or qui traite ses « clients » comme des amis. Ainsi, on est surpris de le retrouver à nous attendre gentiment à l’aéroport à 10h du mat’ alors qu’on avait convenu d’un rendez-vous en ville à 15h. Il s’occupe de nous jusque-là puis on file avec lui et Mostafa, le conducteur, en fin d’après-midi dans le désert Dasht-E Lut. Il fait atrocement chaud mais quelle classe ! On se pavane absolument seuls, sur le toit du Land Cruiser de Mostafa, au milieu d’un désert de Kalut en Iran alors que la veille on était à Lyon ! Les Kaluts sont des sortes de montagnes érodées par le sable : le vent propulse les grains de sable contre les parois des Kaluts, provoquant une érosion à la longue. Bref c’est un paysage lunaire assez dingue. La loi islamique est imposée en Iran et donc le port du voile est obligatoire. Bien que la loi reste souple sur ce point-là (les cheveux peuvent dépasser de tous les côtés), c’est quand même très contraignant quand il fait chaud. Ici c’est l’été, et ça ne rigole pas, il fait 44°C dans le désert. C’est donc avec une joie non dissimulée que Jo jette son voile au fond de la Jeep quand Mohsen lui dit qu’elle n’est pas obligée de le porter vu qu’on est seuls dans le coin ! On se mate un chouette coucher de soleil, on mange bien, on apprend à connaitre Mohsen et Mostafa, qui sont vraiment curieux et très soucieux de ce qu’on souhaite découvrir et faire, puis on dort à la belle étoile sur un tapis à même le sable. Le ciel est totalement dégagé. C’est beau. Très. Au réveil on trouve les restes de notre pastèque bien entaillés, Mohsen nous dit alors qu’on a loupé le petit renard qui traine dans le coin et qui a dû venir se servir pendant qu’on dormait. Le lever du soleil n’est pas dégueulasse non plus mais on file assez vite avant que la chaleur ne nous assomme !
Dépoussiérer le blog ! Iran, mai 2017 « Mais qu’est-ce que vous allez faire là-bas ? » « Il y a des terroristes en Iran ! » J’avoue qu’on a eu beaucoup moins de remarques « clichés » qu’on ne l’aurait pensé quand on a dit à nos familles et potes qu’on partait en Iran, tant mieux ! Et si besoin, un simple « l’Iran ce n’est pas l’Irak » suffisait à apaiser les craintes. Les politiques Iraniennes sont très répressives, du coup les touristes sont plutôt en sécurité, bien plus que dans plein d’autres pays. L’Iran n’est donc pas dangereuse, et n’est pas un nid à terroristes. Même si un attentat est survenu il y a quelques jours à Téhéran, ces actes sont très rares dans le pays. Bref, j’entendais parler de l’Iran depuis un moment, alors je n’ai pas eu besoin de beaucoup de temps pour convaincre Jo d’aller rencontrer l'« incroyable gentillesse » des Iraniens, et se dépayser en foutant nos pieds au Moyen Orient pour la première fois. (Merci Guy et Véro du conseil, on n’a pas été déçus !) Là déjà on n’est pas encore sortis de l’aéroport de Téhéran que le douanier nous tamponne nos visas avec un sourire aux oreilles et un « welcome to Iran » des plus sincères. Mince, il ne peut pas faire comme tous les autres douaniers du monde entier celui-ci : faire la gueule ? En plus il est 5h du matin, ça agresse ! On enchaine avec un taxi inter-aéroports pour prendre un vol intérieur, et là, sur la route on se tape un lever du soleil sur la plus haute montagne d’Iran juste à côté de Téhéran : le Damavand à 5671m. Douanier gentil, montagne super chouette, ça commence !
Mon nouveau coloc' ! France (73), septembre 2016
Déménagement à Lyon avec ma meuf, et une chose.
Des randos, des randos, des randos. France (73), aout 2016
MontValezan (2890m), Lac du Retour (2500m) et puis Lancebranlette (2940m). Voila.
Roc des Vents (2360m) - via ferrata France (73), juillet 2016
Via ferrata du Roc des Vents, pont népalais bien cool et vue sur le lac et barrage de Roselend / lac et barrage de la Gîte / Mont Blanc versant Italien, entre autres.
Moucherotte (1900m) et Saint Eynard (1340m) France (38), juin 2016
Toujours dans la série soirée rando après le boulot : Vercors, bassin Grenoblois et Chartreuse !
Charmant Som (1867m) France (38), juin 2016
Panorama à 360° sur le Vercors, la Chartreuse, Belledonne !