LES ENJEUX DE LA #DMA2012
Linda Woolley, Présidente de la Direct Marketing Association a ouvert officiellement la 95eme conférence annuelle de l'association lundi 15 octobre.
Pour bien décoder son intervention, voici quelques éléments-clés de contexte :
1. L'univers législatif américain est en pleine évolution. Cet été, le Congrès américain a écrit à 9 sociétés américaines exerçant dans des secteurs très différents mais dont le point commun était la collecte de données concernant leurs clients et la revente de ces informations à des sociétés tiers (data brokers).
La FTC (commission fédérale du commerce, autorité de régulation américaine) a lancé une enquête à ce sujet, produit un rapport épinglant plusieurs entreprises. Le débat américain porte sur la régulation des données personnelles que possèdent ces sociétés.
Vu de France, le débat ressemble un peu à la mise en place d'une loi informatique et liberté, avec la mise en place d'un droit de rectification des données et l'obligation de demander une autorisation aux clients avant de leur diffuser une information quelconque (newsletter, email, etc.). Aux Etats-Unis où les données personnelles ne sont pas régulées, le sujet est très sensible. La loi n'existe pas encore, mais la DMA a bien l'intention d'entrer dans le débat et de défendre sa position.
2. C'est pour répondre à ce contexte politique tendu que la Direct Marketing Association lance le Data-driven Marketing Institue (DDMI), afin de faire entendre sa voix sur la question des données et notamment du big data. La DMA lance à cette occasion une campagne de relations publiques pour promouvoir cet institut.
L'Objectif du DDMI est triple :
- avoir une réponse coordonnée afin d'expliquer les bénéfices des données au législateur et au régulateur ;
- faire de la pédagogie auprès des consommateurs sur l'intérêt des données et les choix possibles des consommateurs sur l’utilisation de leurs données personnelles;
- faire de la recherche pour démystifier le data marketing et quantifier son importance vitale pour les consommateurs et l’économie, sachant que le marketing direct représente 8.7 % du Produit national brut US.
La présidente de la DMA a donné une conférence de presse lundi où elle a rappelé que la data était un moteur pour l'économie américaine.