Comment choisir la correspondance ADN avec laquelle j’essaierai de trouver des ancêtres communs
Chaque matin, je regarde mes nouveaux matches (personnes avec qui j’ai une correspondance ADN) sur le site de Family Tree DNA où j’ai fait mon test mais surtout sur My Heritage où j’ai ensuite téléchargé mon fichier ADN et où on trouve beaucoup plus de Français.
Je choisis une ou deux personnes en fonction des éléments que je peux découvrir sur celles-ci. De plus, dans My Heritage, on peut sélectionner nos matches par pays (Dans My Heritage, j’ai 8796 correspondances ADN dont 375 Français. Dans Family Tree, j’ai maintenant 3121 matches, j’en avais 2840 le 15 février dernier, mais seulement une vingtaine de noms français).
Je prends de préférence quelqu’un qui partage avec moi 0,5 ou 0,6% d’ADN plutôt que 0,2% (il m’est tout de même arrivé de trouver un couple d’ancêtres communs à la huitième génération avec quelqu’un avec qui je n’ai que 0,1% d’ADN en commun).
Ensuite, je regarde surtout la longueur des segments partagés et je choisis plutôt quelqu’un qui a un segment d’au moins 15 centimorgans (cM). Il faut savoir que les segments que nous partageons ne viennent pas forcément tout droit d’un ancêtre ou d’un couple d’ancêtres mais ils peuvent être un assemblage de plusieurs origines. Dans ce cas, plus le segment est long, plus on a de chance d’en avoir une partie assez longue venant d’un couple d’ancêtres communs.
Lorsque le nom de la personne avec qui je matche a une consonance flamande, je me sens en terrain connu et j’ai bon espoir de nous trouver un ancêtre commun. Si elle a mis un début d’arbre généalogique sur le site, je trouve assez vite dans quelle direction chercher car j’ai bien en tête les noms de mes ancêtres. Je regrette toutefois que les matches (qui sont je répète les personnes avec qui j’ai une correspondance ADN ) ne mettent pas plus d’indications sur leurs ancêtres et sur les lieux où ils ont vécu, que ce soit sous forme de liste ou d’arbre. Il y a aussi des confusions pour les femmes, entre leur nom d’épouse et celui de jeune-fille. Il faudrait adopter une règle universelle comme pour les listes électorales en France, à savoir le nom de jeune-fille puis épouse suivi du nom du mari.
Une fois trouvé un match avec lequel je suis susceptible de partager un couple d’ancêtres communs, je vais chercher sur Généanet des compléments d’informations ou sur les sites des Archives Départementales du Nord ou du Pas de Calais. Généanet me permet souvent de visualiser des portions d’arbres généalogiques qui me donnent des indications pour savoir dans quelle direction m’orienter afin de rechercher des ancêtres communs.
Je pensais connaître tous mes cousins
J’ai fait d’importantes recherches généalogiques descendantes à partir des noms de mes quatre grands-parents mais en partant de trois à quatre générations au-dessus d’eux. Elles m’ont amenée à trouver environ sept mille quatre cents cousins. Je pensais connaître tous mes cousins à la cinquième ou sixième génération, tout au moins de nom, mais ce n’est point le cas. Ainsi, en cherchant les descendants d’Alexis DEQUIDT (1802-1885) et de Reine AMMEUX (1814-1886), j’ai trouvé les descendants de leur fils Emile DEQUIDT, mon arrière-grand-père marié à Adeline VITTU mais je n’ai pas cherché tous les descendants des parents d’Adeline, à savoir Louis VITTU (1815-1863) et Mélanie DEGRAVE (1813-1879).
Grâce au test ADN, je viens de trouver plusieurs cousins du côté VITTU dont j’ignorais totalement l’existence.
Philippe G. a 1,5% d’ADN en commun avec moi avec six segments répartis sur les chromosomes 1, 4, 8 et 22 (on peut avoir plusieurs segments sur le même chromosome à des endroits différents). Le plus long segment que nous partageons fait 35,3 cM. On peut donc penser que nous sommes d’assez proches parents. Et, en effet, nos ancêtres communs se trouvent à la cinquième génération. Il s’agit précisément du couple Louis VITTU- Mélanie DEGRAVE. Nous sommes donc des arrière-petits-cousins.
Etienne W. est aussi un descendant du même couple d’ancêtres mais avec une génération de plus pour lui. C’est la maman d’Etienne qui est mon arrière-petite-cousine. Il est donc normal que nous n’ayons que 0,6% d’ADN en commun, ce qui est déjà bien. Nous avons en commun quatre segments sur les chromosomes 1, 4, 20 et 22 dont le plus long est de 12,9 cM.
Philippe G. et Etienne W. ont entre eux une parenté plus proche qu’avec moi puisqu’ils descendent tous deux du fils du couple VITTU-DEGRAVE, Henri VITTU (1847-1923) marié à Joséphine PLUQUIN (1857-1944). La mère d’Etienne est la petite-cousine de Philippe. La génétique le précise également car ils ont 2,6% d’ADN en commun. Se connaissent-ils ? Je l’ignore car ils n’ont pas répondu à mes messages.
En comparant les segments d’ADN que nous avons en commun, Philippe, Etienne et moi, nous voyons que nous partageons tous les trois un petit segment de 5,6 cM sur le chromosome 1 et un autre de 12,9 cM sur le chromosome 4.
capture d’écran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant les segments que nous avons en commun Philippe G., Etienne W. et moi (en rose ce que Philippe et moi avons en commun, en noisette ce qu’Etienne partage avec moi)
Une autre descendante de la famille VITTU est Marie D. avec qui j’ai beaucoup échangé, un dimanche soir, afin de retrouver nos ancêtres communs. Je venais d’avoir les résultats de mon test et elle figurait parmi le peu de Français de Family Tree DNA. Je la retrouve également sur My Heritage où elle a migré son fichier ADN. Il faut remonter d’une génération au-dessus du couple VITTU-DEGRAVE pour trouver notre couple d’ancêtres communs. Il s’agit du couple André VITTU (1765-1840)-Marie Anne HAVET (1770-1832). Je partage 0,3% d’ADN avec Marie réparti sur deux segments dont le plus long est de 17,9 cM.
Grâce aux correspondances partagées sur My Heritage, je vois que Marie D. et moi, avons aussi une parenté commune avec Annie B. (0,2%), Amélie B. (0,2%) et Maxime B. (0,2%). Je n’ai pas encore cherché quel était leur lien de parenté avec moi mais on peut parier qu’ils ont des VITTU ou des DEGRAVE ou des HAVET dans leurs ancêtres.
Qu’avons-nous en commun tous les quatre qui descendons tous du couple VITTU-HAVET ? Ce que Marie partage avec moi, elle ne l’a pas en commun avec Philippe et Etienne.
capture d’écran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant les segments que nous avons en commun Philippe G., Etienne W, Marie D. et moi (Marie partage avec moi un segment en jaune sur le chromosome 4 mais il n’est pas situé au même endroit que celui que nous avons en commun Philippe, Etienne et moi)
On voit donc que ce n’est pas parce qu’on descend du même couple d’ancêtres qu’on a les mêmes segments d’ADN.
Les descendants du couple Alexis DEQUIDT-Reine AMMEUX
J’ai retrouvé sur My Heritage deux cousins dont je connaissais l’existence et le lien qui nous unit. Il s’agit de Mélanie B-J. avec laquelle j’ai en commun 1,3% d’ADN réparti en cinq segments sur les chromosomes 4, 8, 10, 17 et 20. Le plus long de nos segments communs fait 30,1 cM. Le père de Mélanie est mon arrière-petit-cousin. Par contre, je n’ai que 0,2% d’ADN en commun avec Jean-Philippe I. réparti en deux segments sur les chromosomes 4 et 14 et le segment le plus long a une valeur de seulement 9,4 cM. Et pourtant le père de Jean-Philippe est aussi mon arrière-petit-cousin. J’ai du mal à m’expliquer pourquoi j’ai si peu de similitudes avec Jean-Philippe et que je matche beaucoup plus avec Mélanie. Ils sont pourtant au même niveau sur l’arbre généalogique. Le hasard de la génétique a sans doute fait que Mélanie et ses ancêtres directs ont reçu davantage du couple DEQUIDT-AMMEUX que Jean-Philippe. Sur My Heritage, Jean-Philippe était classé dans la catégorie « faible niveau de confiance » et pourtant il a bien un lien de parenté avec moi.
Qu’avons-nous en commun tous les trois qui descendons tous du couple DEQUIDT-AMMEUX ? Mélanie, Jean-Philippe et moi, avons un petit bout de segment d’un peu moins de 7 cM en commun sur le chromosome 4 mais qui n’est pas au même endroit que le segment des descendants du couple VITTU-DEGRAVE.
capture d’écran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant le segment que nous avons en commun Mélanie B-J.., Jean-Philippe I. et moi sur le chromosome 4 (les segments que Mélanie partage avec moi sont en rose et ceux que j’ai en commun avec Jean-Philippe sont en noisette)
Une autre personne, Monique D. ou V. (si on prend son nom de jeune-fille) figure dans mon ouvrage sur les descendants d’Alexis DEQUIDT et de Reine AMMEUX bien que n’étant pas une descendante directe de ce couple. Sa mère est née d’un premier mariage de Jacques KIERS. Elle avait six ans lorsque sa maman Reinilde DESCHILDER est décédée. Elle a été élevée par Madeleine DEQUIDT, la deuxième épouse de Jacques KIERS, qui l’a considérée comme sa fille au même titre que les six enfants qui suivront. Il faut remonter jusqu’à Jean BAUDENS (1682-1754) pour nous trouver un ancêtre commun du côté de mon père. Jean BAUDENS a eu quatre épouses et quinze enfants. Je descends du premier enfant de la première épouse tandis que Monique est la descendante de la première fille de la quatrième épouse qui occupe le dixième rang dans l’ensemble de la fratrie. Nous avons aussi en commun un couple contemporain à Jean BAUDENS mais, cette fois, du côté de ma mère. Il s’agit de Charles DEHAENE (1670-1739) marié à Joanna MARTEIN (1675-1707). J’ai, en tout, neuf ancêtres lointains en commun, avec Monique, ce qui nous donne une quantité d’ADN non négligeable en commun (0,2% réparti sur deux segments dont le plus grand est de seulement 8,2 cM). Dans le match de Monique et moi, il est difficile de déterminer quel ancêtre nous a donné quel segment d’ADN.
Les descendants de la famille DEGRAVE
Nous avons vu que Philippe G. avait en commun avec moi le couple Louis VITTU-Mélanie DEGRAVE. Et Jean-Philippe I. partage avec moi le couple Alexis DEQUIDT-Reine AMMEUX qui n’ont en principe rien en commun si ce n’est que leurs enfants respectifs se sont mariés ensemble. Il s’agit de mes arrière-grands-parents Emile DEQUIDT et Adeline VITTU.
Néanmoins, Philippe G. et le père de Jean-Philippe I. ont un couple d’ancêtres en commun à la huitième génération, Simon DEGRAVE (1689-1739) et Marie Jeanne DEVOS (1701-1743). Cette parenté se fait par les VITTU puis par les DEGRAVE, pour Philippe tandis que pour le père de Jean-Philippe, elle trouve son origine par les DEQUIDT puis par les DEGRAVE.
Un autre cousin, Jean-Marie D. matche avec moi et avec Jean-Philippe I. Il partage seulement 0,1% d’ADN avec moi composé d’un tout petit segment de 8,6 cM situé sur le chromosome 10. Son fils Luc D. a exactement le même segment du chromosome 10 en commun avec moi mais il est légèrement plus petit. Il fait 8,1 cM.
Ce segment du chromosome 10 recouvre partiellement un segment que j’ai en commun avec Aurélien H., un cousin du côté maternel dont je parlerai ultérieurement. Cela m’a donné l’idée de regarder les DEGRAVE du côté maternel. Et, en effet, je descends deux fois du couple Simon DEGRAVE- Marie Jeanne DEVOS, par leur fils Nicolas (1734-1779) du côté de mon père et par leur fille Marie Elisabeth (1725-1798) du côté de ma mère.
Les descendants de la famille BOGAERT
J’ai trouvé, sur My Heritage, deux cousins dont j’ignorais totalement l’existence. Ils descendent tous deux du couple Charles AMMEUX (1741-1821)-Marie Thérèse BOGAERT (1751-1842). Ce sont les grands-parents de Reine AMMEUX, mon arrière-arrière-grand-mère, dont j’ai parlé plus haut.
Je partage davantage d’ADN avec Alexandre H. (0,5% réparti en trois segments dont le plus long fait 19,8 cM). Ces segments se trouvent sur les chromosomes 12, 15 et 21. Alexandre descend d’une tante de Reine AMMEUX, elle-même prénommée Reine. Mais les intervalles intergénérationnels de sa branche étant plus courts que dans la mienne, je me retrouve être l’arrière-arrière-arrière-petite cousine de son grand-père alors que je suis plutôt de la génération de sa mère. Mais j’ai encore beaucoup d’autres ancêtres communs avec Alexandre, exactement vingt-huit autres nés aux XVI° et XVII° siècles. C’est pourquoi nous partageons une quantité appréciable d’ADN alors que notre parenté est tout de même éloignée mais elle est multiple et c’est cela qui compte. Il est toutefois difficile de savoir de quels ancêtres nous avons hérité ce patrimoine commun.
Didier W. descend, quant à lui, d’un oncle de Reine AMMEUX et j’ai 0,3% d’ADN en commun avec lui réparti sur deux segments dont le plus long fait 10,4 cM. Cet ADN en commun se trouve sur les chromosomes 13 et 18. Mais je partage également avec lui un nombre important d’ancêtres en commun qui sont au nombre de quinze et qui sont tous plus anciens que le couple AMMEUX-BOGAERT.
Alexandre et Didier ont le même lien de parenté entre eux qu’avec moi. Didier se trouve être aussi un arrière-arrière-arrière-petit cousin du grand-père d’Alexandre. Et combien d’ADN partagent-ils entre eux ? Eh bien : 0,2%. Et cela se vérifie parce qu’ils n’ont que quatre ancêtres en commun. Outre le couple AMMEUX-BOGAERT, ils ont également le couple Jean HONDERMARCK (+1622)-Catherine COUSTER (+1628).
Et l’ADN que je partage avec Alexandre n’est en aucun point identique à celui que j’ai en commun avec Didier. Nous sommes trois descendants du couple Charles AMMEUX-Marie Thérèse BOGAERT mais nous ne possédons aucun segment d’ADN en commun tous les trois.
capture d’écran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant que les segments d’ADN que je partage avec Alexandre (en rose) sont en tous points différents de ceux que je partage avec Didier (en noisette)
J’ai trouvé un troisième cousin que je connais de nom. Il descend du couple François BOGAERT (1608-1647)- Françoise THIENPONT (1616-1687) qui sont les arrières-arrières-grands-parents de Marie Thérèse BOGAERT dont j’ai parlé plus haut. Avec Christian V., je partage seulement 0,2% d’ADN réparti en un seul segment positionné sur le chromosome 12 dont la valeur en centimorgans est de 11,7.
Les descendants de la branche DEGROOTE
Tout comme pour les VITTU, j’ignore probablement l’existence de nombreux cousins du côté DEGROOTE qui est le nom de mon autre arrière-grand-mère du côté paternel.
Il faut remonter aux arrière-grands-parents de mon arrière-grand-mère, Marie DEGROOTE pour trouver un lien de parenté avec Sandra D. Nous partageons tout de même 0,4% d’ADN réparti sur deux segments dont le plus long fait 21,5 cM. Ces deux segments se trouvent sur les chromosomes 8 et 10. Je suis l’arrière-arrière-arrière-arrière-petite cousine de sa grand-mère paternelle Liliane S. On aurait pu espérer une parenté plus proche mais je n’ai pas été en mesure de chercher ses ancêtres maternels.
capture d’écran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant les segments d’ADN que j’ai en commun avec Sandra
Mes correspondances ADN du côté maternel
Le plus important match d’ADN m’a été fourni par Aurélien H., le fils d’un cousin germain et le petit-fils de la sœur de ma mère. C’est lui qui m’a contactée dès qu’il a eu ses résultats avec un message très bref : « Sommes-nous parents ? ». Bien sûr que nous l’étions et c’était du jamais vu pour moi puisque nous partageons 9% d’ADN réparti en vingt-neuf segments. Malgré le nombre important de segments, nous n’avons aucun segment en commun sur les chromosomes 4, 9, 13, 18, 19 et 21. Le plus long segment que nous partageons se trouve sur le chromosome 8, il mesure 80,8 cM ! Nous avons donc en commun mes grands-parents Paul DEHAENE (1895-1986)- Marie-Louise VANBREMEERSCH (1895- 1978) qui sont donc les arrière-grands-parents d’Aurélien.
Cela fait plaisir de retrouver un cousin grâce à la science. Beaucoup sont d’ailleurs étonnés que le test ADN soit aussi fiable, qu’il n’y ait pas d’erreur d’appréciation. Mais je dirai que 9% d’ADN, c’est presque un apport trop important. Il faudrait maintenant trouver d’autres cousins plus éloignés pour distinguer dans cette quantité de segments quel est l’apport DEHAENE et quel est l’apport VANBREMEERSCH ou même encore l’apport FRANCKE ou l’apport WYART.
Jérôme D. a en commun avec moi le couple Désiré VANBREMEERSCH (1815- 1879)- Julie DERAM (1822- 1896) qui sont les grands-parents de ma grand-mère Marie-Louise VANBREMEERSCH. Nous partageons 0,3% d’ADN réparti sur deux segments situés sur les chromosomes 12 et 20. Le plus long segment qui a une valeur de 14,6 cM se trouve sur le chromosome 20. Je suis une arrière-petite cousine de son père. En comparant l’ADN que Jérôme a en commun avec moi et celui qu’Aurélien partage avec moi, nous pouvons identifier une toute petite partie du chromosome 20 comme venant du couple VANBREMEERSCH- DERAM.
capture d’écran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant le petit segment que nous avons en commun, Aurélien, Jérôme et moi, sur le chromosome 20
Pour trouver le couple d’ancêtres que nous avons en commun, Camille C. et moi, il faut remonter au XVI° siècle. Adrien HONDERMARCK (1560-1618) et Mayken WILLAEY sont nos ancêtres à la treizième génération. Sur My Heritage, Camille est annoncée avec un faible niveau de confiance. Et pourtant nous partageons tout de même 0,4% d’ADN réparti sur trois segments sur les chromosomes 2,3 et 10 où se trouve le plus long segment qui a une valeur de 10,8 cM. Par contre, je ne partage que 0,2% d’ADN avec sa maman. Cet ADN se trouve sur un seul segment de 10,4 cM situé également sur le chromosome 10. Il est donc possible que Camille ait aussi une parenté avec moi du côté paternel mais j’ignore laquelle et certainement sur un autre chromosome que le 10. Camille, sa maman, Aurélien et moi, partageons tous les quatre ce segment d’un peu plus de 10 cM sur le chromosome 10.
capture d’écran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant que Camille, sa maman, Aurélien et moi avons un segment en commun sur le chromosome 10
Avec Bernadette S. (ou T. si on prend son nom de jeune-fille) nous avons 0,5% d’ADN en commun mais il se trouve sur un seul segment de 38,5 cM positionné sur le chromosome 1. Nous n’avons qu’une seule ancêtre commune, à la septième génération, Marie-Thérèse DEGRAVE (1736-1804). Bernadette descend de Jacques JUSTICE (1726-1775) le premier mari de Marie Thérèse, tandis que j’ai pour ancêtre Pierre WYART (1742-1800), son second mari.
Marie Thérèse DEGRAVE fait également partie de la grande famille DEGRAVE. Elle descend d’un cousin germain de Simon DEGRAVE dont j’ai parlé plus haut. Le couple Jean DEGRAVE- Jeanne JOLY, les arrière-grands-parents de Marie Thérèse, figurent donc trois fois dans ma généalogie.
Quid de la parenté entre Bernadette, Aurélien et moi? Nous partageons un beau segment d’une vingtaine de centimorgans sur le chromosome 1. Ce segment est sensiblement le même que celui que possède Philippe G. qui est aussi un descendant DEGRAVE de mon côté paternel. Ce segment est vraiment un marqueur des DEGRAVE.
capture d’écran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant le segment que nous avons en commun, Aurélien et moi (en rose), Bernadette et moi (en noisette) et Philippe et moi (en jaune), sur le chromosome 1
Richard D. ne partage que 0,2% d’ADN avec moi sur un seul segment de 13,1 cM positionné sur le chromosome 13 mais nous avons bel et bien un lien de parenté. Nous avons même cinq couples en commun ayant vécu pour la plupart au XVII° siècle et situés à la dixième ou onzième génération. Mes liens avec Richard se font tous du côté maternel. Et pourtant Aurélien, Richard et moi n’avons rien en commun.
J’ai gardé pour la fin Béatrice S. (ou C. si on prend son nom de jeune-fille). Elle est une des rares Françaises avec qui je matche, à avoir fait un test ADN chez Family Tree DNA, ou plutôt, m’a-t-elle dit, elle l’a fait lors d’un séjour aux Etats-Unis. Nous avons une histoire commune car nos grands-pères respectifs ont combattu ensemble, en 1915, lors de l’offensive de Champagne. Bien plus tard, un des fils du lieutenant COUTILLARD épousait la petite-fille d’une arrière-petite cousine de mon grand-père Paul DEHAENE. Nous partageons en tout 36 cM (soit 0,6% d’ADN) composé d’un nombre important de petits segments mais aussi d’un segment de 24,78 cM situé sur le chromosome 18.
Nos ancêtres communs sont Liévin SMAGGHE (1746-1803)- Dominique VERHILLE (1753-1824) dont le père avait vu son nom inscrit sur une liste d’émigrés durant la Révolution Française. En comparant l’ADN que je partage avec Béatrice et celui que j’ai en commun avec Aurélien, je vois qu’il ne partage pas de segments avec nous sur le chromosome 18. Il n’a donc pas hérité d’ADN du couple SMAGGHE-VERHILLE, tout au moins sur le chromosome 18, mais peut-être ailleurs en un endroit que nous ignorons pour l’instant.
Mes meilleurs matches étrangers
Pour l’instant, je n’ai pas réussi à trouver de lien de parenté avec un match étranger. Et pourtant certains sont bien placés pour avoir un lien de parenté avec moi.
Le trio de tête, dans My Heritage, est constitué d’ Albert M. des Etats-Unis avec qui je partage 0,8% d’ADN réparti en trois segments qui se trouvent sur les chromosomes 1, 5, 14 et deux segments sur le chromosome 20 dont le plus long est de 19 cM.
Ensuite arrive Cathrine B. de Norvège avec laquelle j’ai en commun 0,7% d’ADN positionné en quatre segments sur les chromosomes 5, 15, 20 et 21. Comme pour Albert, le plus long segment se trouve sur le chromosome 20 et a une valeur de 12,8 cM.
Puis vient Celine G., originaire d’Australie avec laquelle je partage 0 ,6% d’ADN composé de deux segments situés sur les chromosomes 2 avec 32,6 cM et 8 avec 11,2 cM.
Albert et moi, partageons 7112 correspondances et j’ai en commun avec Cathrine 7014 matches. D’autre part, j’ai tendance à me méfier lorsque je matche avec quelqu’un uniquement ou majoritairement sur le chromosome 20. Je ne saurai donner une explication rationnelle à cela. Je ne suis pas généticienne et je ne connais pas les caractéristiques du chromosome mais j’ai remarqué que lorsque je matchais avec quelqu’un uniquement par le chromosome 20, nous étions souvent des milliers à partager le même segment. J’en conclus donc qu’il s’agir d’une fausse parenté. Il ne s’agit pas toujours du même segment sur le chromosome 20 mais le résultat est que nous sommes toujours nombreux à partager un segment sur le chromosome 20. Je qualifierai ce chromosome d’universel.
Tandis que Celine G. et moi avons seulement vingt-cinq autres correspondances ADN dont ma fille, Mélanie B.J. et Didier W. En comparant l’ADN de Mélanie, celui de Celine et le mien, je vois que nous avons en commun un segment de 11,2 cM sur le chromosome 8.
capture d’écran du comparateur de chromosomes de My Heritage montrant le segment que Celine, Mélanie et moi avons en commun sur le chromosome 8
J’en déduis que Celine est à coup sûr une parente mais elle ne descend pas du couple Benoît DEQUIDT-Reine AMMEUX comme Mélanie et moi puisque je connais les noms de tous leurs descendants. Mais nous avons d’autres couples d’ancêtres en commun : Pierre AMMEUX (1659- 1728)- Antonia WECXSTEEN (v 1662-1709),François DEBOOM (1620-1665)- Michaela de GEUSER (1623-1689), Adrien HONDERMARCK (1560-1618) et Mayken WILLAEY, Jean DEVULDER (v 1565-1631)- Marie DEZEURE (1570- 1627), Adrien DRIEUX- Marie SWARTENS ou des ancêtres uniques (cela se produit lorsqu’ils se sont mariés deux fois et que nous descendons chacune d’un conjoint différent) Marie EMMERY (v 1635- 1693), Mathieu ROOS, Jooris DEBLONDE.
Les clusters ou auto-groupes de My Heritage
Ce sont des groupes de personnes qui ont des similitudes dans leur ADN. Ces groupes sont déterminés par les serveurs de My Heritage. Il suffit d’en faire la demande et on les reçoit quelques temps plus tard sur notre adresse mail.
Ainsi, j’ai onze groupes différents.
J’avoue que je n’ai trouvé aucun intérêt à ces auto-groupes et ils ne me sont d’aucune aide.
Toutefois, je dois nuancer mon propos car les clusters avaient bien déterminé un groupe N° 10 dans lequel figurent trois personnes : Mélanie B-J., Celine G. et une autre personne dont je n’ai pu établir la généalogie, faute d’informations suffisantes.
capture d’écran de mes auto-groupes envoyés par My Heritage . Le cluster N°10 est l’avant-dernier de couleur kaki, en bas à droite, il est constitué de trois personnes dont Mélanie et Celine qui figurent en abscisse et en ordonnée.
Je préfère, de beaucoup, chercher un lien de parenté avec les personnes qui matchent avec des personnes pour lesquelles j’ai déjà trouvé un lien de parenté, à la condition toutefois qu’elles ne soient pas trop nombreuses. C’est peut-être le même principe que les clusters mais j’ai une plus grande liberté d’agir et un plus grand choix.
Dans le même ordre d’idée, chez Family Tree, il est possible de savoir avec combien de personnes on partage les mêmes caractéristiques qu’entre un match et moi. La liste des noms est également fournie. Ainsi, j’élimine toutes les personnes avec qui j’ai en commun plus de vingt matches. J’ai remarqué que je partage avec beaucoup de personnes pour lesquelles il n’y a aucun espoir de trouver une parenté, un segment sur le chromosome 20.
Comme je l’avais dit dans un précédent article, j’utilise DNA pour collecter tous les segments que je partage avec mes différents cousins.
C’est un ravissement des yeux tant il y a de segments de couleurs différentes. Et pourtant mes vingt-deux paires de chromosomes plus ma paire de chromosomes X sont loin d’être complets.
capture d’écran de DNA Painter des chromosomes 1 à 13
J’aimerais à terme remplir 100% des deux paires de mes vingt-deux chromosomes et de mon chromosome X. Pour l’instant, l’ADN que j’ai en commun avec dix-neuf cousins est représenté sur mes chromosomes. Cela ne fait que 15% de la totalité de mon ADN et encore Aurélien H. m’a apporté 9% à lui tout seul.
capture d’écran de DNA Painter des chromosomes 14 à 22 et du chromosome X
Il est bien de connaître l’ADN de cousins germains ou de petits-cousins car il nous donne de longs segments d’ADN venant des grands-parents ou des arrière-grands-parents. Mais il est intéressant de peaufiner et de remonter à des ancêtres plus lointains pour savoir, par exemple, ce que mon grand-père ou ma grand-mère a hérité de son propre grand-père et donc ce que j’ai reçu de mon arrière-arrière-grand-père.
C’est ainsi que les segments peuvent se superposer.
D’autres résultats à venir
A force de regarder les correspondances de chacun de mes matches puis de leurs matches, j’ai fini par retrouver un noyau dur constitué des mêmes personnes, à savoir Chantal D., Sylvie L., Esther V., Valérie A., Christine L., Eliane M., Valérie G., Thibaut C., Marie-Camille P., Francis G.
J’ai envoyé des messages à certaines d’entre elles mais je n’ai pas encore eu de réponse. Il se peut qu’avec My Heritage les messages partent directement dans les spams car il s’agit d’une société commerciale mais avec Family Tree, nous disposons de l’adresse mail des matches et nous pouvons leur écrire directement. Mon taux de réponse est de 20%, ce qui est très peu.
Selon moi, la généalogie tant traditionnelle que génétique est une histoire de générosité et de partage. Peut-être que beaucoup de personnes font un test ADN pour connaître uniquement leurs origines ethniques et se soucient peu de leurs matches. Il est vrai que c’est assez difficile de retrouver un lien de parenté surtout quand on est novice en généalogie et c’est aussi extrêmement chronophage.