Le cigar et les chicos
Le cigar ayant fumé Tout l'Été, Se trouva fort dépourvue Quand les chicos pourries fut venue. Pas un seul petit morceau De blancheur ou de propreté Elle alla au secours Chez le dentiste son voisin, La priant de lui faire briller Quelque dents pour tenir Jusqu'à la saison nouvelle. Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l’Oût, foi d'animal, Intérêt et pincipale. Le dentiste n'est pas prêteuse ; C'est là son moindre défaut. « Combien de cigar fumez-vous au temps chaud ? Dit-il à cette fumeuse. — Nuit et jour à tout venant Je fumais, ne vous déplaise. — Vous fumiez ? j'en suis fort aise. Eh bien ! Arrêter maintenant. » Le cigar et les chicos, Les fables de La Fumette , ill. Léa M’foukh
















