❤️✨ Une société en or ✨❤️ 💪☺️ Comme vous le savez, les hôpitaux font face à une énorme pression depuis le début de la pandémie du #COVID-19. La région du Grand Est en France est l’une des régions les plus touchées par le virus. Ses différentes infrastructures hospitalières, ainsi que le seul hôpital militaire français de la région, sont surchargés. The Juice Plus+ Company souhaitait soutenir les 1100 professionnels de la santé qui travaillent sans relâche depuis fin février au sein de la Fondation de la maison du #Diaconat, qui regroupe 4 sites hospitaliers de #Mulhouse et de #Colmar. Ma société ✨a décidé de leur #offrir nos produits alimentaires sains et naturels afin de les aider à rester en forme. Nous savons très bien à quel point leur #santé est essentielle aujourd’hui. Nous sommes honorés de pouvoir contribuer à maintenir l’esprit dévoué et combatif de tous les professionnels de la santé et des travailleurs en première ligne. Ils se mobilisent chaque jour pour faire face à cette crise sanitaire totalement inédite, synonyme de grandes difficultés, de douleur et de chagrin... Nous espérons ainsi pouvoir leur apporter un peu de #réconfort et simplifier leur #quotidien grâce à une #alimentation saine et riche en bons #nutriments 🧡 https://www.instagram.com/p/CA2ELPNijGQ/?igshid=1ezxbcxr01e97
Le 21 juin 1981 Mgr Elchinger ordonnait les 4 premiers diacres. Selon le témoignage des premiers diacres de notre diocèse, leur formation en vue de l’ordination diaconale fut un parcours un peu décousu. Ce qui était tout à fait normal à cette époque-là, le ministère diaconal venait d’être « restauré » dans l’Église Catholique par le Concile Vatican II.
Diocésain du Diaconat Permanent, permet d’accueillir, discerner, accompagner et former les candidats au ministère du diaconat. L’appel d’un chrétien à un ministère peut retentir de diverses façons. Cela peut être un appel intérieur (on ressent un appel) ou un appel extérieur (on est interpellé). Parfois les deux approches interfèrent. Après l’une ou l’autre démarche et après que l’intéressé ait été informé du ministère diaconal et du cheminement requis, il sera invité à entrer en discernement dans un groupe de recherche afin de découvrir ce que le Seigneur attend de lui.
Le discernement et l’accompagnement
Le cheminement débute – y compris pour l’épouse, par deux années de discernement, dans un groupe de recherche. C’est un lieu d’échange fraternel, de vérification et d’approfondissement de sa vie spirituelle.
Dans ce groupe de recherche sont apportés des éléments doctrinaux sur l’Église, les sacrements, le chrétien dans le monde d’aujourd’hui, les différentes vocations, les ministères, le diaconat… Cette période de discernement doit permettre de vérifier si le ministère diaconal paraît ou non correspondre à un appel du Seigneur. Pour l’épouse, il s’agit de trouver la liberté spirituelle de dire OUI ou NON en connaissance de cause à la perspective de l’ordination.
Par ailleurs, un accompagnement spirituel personnel par un accompagnateur est indispensable. À l’issue de deux années de discernement, confirmé par la Commission Diocésaine de Discernement, et s’il accepte (ainsi que son épouse, s’il y a lieu) de poursuivre, l’homme entre en formation. Dès ce moment il va demander à l’évêque d’être admis comme candidat au diaconat.
La formation
La formation s’étend sur 6 ans : 3 années de formation initiale avant l’ordination, puis 3 années de formation complémentaire après l’ordination. Le candidat aura suivi auparavant le Cycle Diocésain d’Initiation Théologique du diocèse.
Cette période de formation est un temps de croissance humaine, spirituelle et ecclésiale, et non pas un simple cursus d’études. La formation doit favoriser des évolutions, des conversions pour suivre le Christ et se laisser conduire par l’Esprit, attitude d’accueil et d’écoute pour recevoir la mission. Pour qu’elles soient parties prenantes de ce cheminement, les épouses sont invitées à y participer.
La formation se donne quatre catégories d’objectifs :
• Progresser humainement : dans la capacité de relation avec les autres, la maturité affective, la liberté intérieure.
• Progresser spirituellement : découvrir et partager l’amour du Christ Serviteur, connaître la Parole de Dieu et s’en nourrir, puiser dans les sacrements la force de servir, grandir dans la connaissance et l’amour de l’Église diocésaine et dans la communion avec l’Eglise universelle, s’initier à la Prière des Heures.
• Progresser dans l’intelligence de la foi : par des éléments théologiques conduisant à une meilleure compréhension de la Parole de Dieu et permettant de se situer dans le pluralisme culturel et religieux de notre époque.
• Développer des compétences pastorales et liturgiques : concernant la proclamation de la Parole de Dieu, les fonctions du diacre dans la liturgie eucharistique. L’accueil, l’accompagnement et la présidence des baptêmes, des mariages et des funérailles, mais aussi bien l’engagement de l’Église pour la justice sociale et la charité (diaconie), la vie des communautés.
En 2014, le professeur Paul Winninger, a fêté ses 70 ans de sacerdoce. Ordonné prêtre en 1944, il a suivi et vécu les nombreuses évolutions de l’Église de ce siècle. Aujourd’hui à la retraite, il est encore une mémoire vive du Concile Vatican II. Auteur de nombreux ouvrages, notamment sur le Ministère des diacres, il a accepté de témoigner de cette période qui a vu le rétablissement du diaconat permanent.
Le diaconat permanent est la restauration de la permanence du degré inférieur des trois états du sacrement de l’ordre, le diaconat avant les presbytéral et l’épiscopal comme aux premiers siècles. Cette triple structure fut réduite à deux par la conjonction entre diaconat et prêtrise. Elle finit par poser de nombreux problèmes et d’abord de vocabulaire.
Les premiers serviteurs
Après l’Ascension de Jésus, les apôtres s’appliquent à l’entretien de la première communauté chrétienne à Jérusalem qui s’accroît rapidement. Les Douze ne suffisent plus à remplir les services quotidiens : paroles, prières et tables (repas). Pour se décharger de ce troisième service, exemple typique de diaconie, ils en chargent sept collaborateurs de bonne réputation (Actes 6,1-7). Ceux-ci, dont le premier s’appelle Étienne, ne sont pas désignés par le terme diacre, mais simplement de serviteurs de table. Le terme diacre apparaît chez saint Paul (1 Tite 3) qui désigne même une diaconesse, Phoebe (Rom 16-1). Dès le début du deuxième siècle s’établit l’organisation classique des chrétiens en communautés, genre paroisses ou diocèses avec la distinction des trois fonctions sacramentelles d’Ordre : évêque, prêtre et diacre, chacun passeur du peuple de Dieu selon ses fonctions dans les trois ministères pastoraux d’enseignement, de sanctification et de gouvernement. Au fil des siècles s’ajoutent des sous-ordres mineurs : portiers, lecteurs, exorcistes, acolytes. Le diaconat, après une spécificité parfois très à l'honneur au service de l’évêque, décline et fi nit par se rattacher à la prêtrise par un surprenant sous-diaconat qui comporte spécifiquement l’obligation essentielle de l’Ordre dans l’Église Romaine : le célibat. Le concile Vatican II a commencé à remettre un peu les choses en ordre dans l’Ordre. Dans sa troisième session, le 21 novembre 1964, il a promulgué la restauration du diaconat permanent en l’ouvrant aux hommes mariés, et aboli les sous-ordres.
Le tournant de l'après-guerre
Il faut se situer à partir de 1945 pour comprendre. À la fin de la guerre, malgré la victoire militaire grâce aux États-Unis, règne en France-Allemagne une immense impression de catastrophe en société civile et en Église, et la volonté d’un indispensable effort de renouveau. En industrie, c’est le départ des 30 glorieuses. En Église, l’appel a retenti par la parution en 1943 du petit ouvrage des deux aumôniers jocistes, les abbés Godin et Daniel : La France, pays de mission ? Le problème fondamental à cette époque n’est donc pas le diaconat. Personne n’en dit un mot en France. C’est un complet renouveau de l’Église et de la pastorale qui s’impose. Et de fait, il est entrepris admirablement et aboutit, au Concile Vatican II.
Rétablissement du diaconat permanent
L’idée du diaconat germe en Allemagne hitlérienne dès les années 1940, d’abord chez les prêtres internés dans des camps de Dachau près de Munich : le Père Pies, S.J. et l’abbé Schamoni. Ils estiment que le diaconat y aurait permis un service humain et spirituel auprès des prisonniers. De même, certains laïcs, tel Joseph Hornef, magistrat catholique nommé dans une région protestante sans proximité de paroisse et Hannes Kramer, dans l’extrême Sud, souhaitaient au moins cette pastorale diaconale. L’idée se répand par de nombreux articles de revues. Ils aboutirent en 1953 à la publication du premier livre, par Wilhelm Schamoni : « Familienväter als geweihte Diakone » (Des pères de familles ordonnés comme diacres permanents). Je le traduis en français en dépit des résistances de mon évêque et publie en 1958 le premier ouvrage en France, consacré au diaconat : « Vers un renouveau du diaconat ». Au concile interviennent alors de nombreux évêques missionnaires. Ainsi est rétabli le diaconat permanent. Les premiers diacres permanents ont été ordonnés dans le diocèse de Strasbourg en 1981.