Indochine : l’interview-fleuve
Réalisation, montage et sous-titrage.
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Indochine : l’interview-fleuve
Réalisation, montage et sous-titrage.
Un nouvel article a été publié sur http://www.rollingstone.fr/why-elephant-slipping-clip/
Why Elephant : du rock qui ne trompe pas
Découvrez en exclusivité le clip de « Slipping », morceau de Why Elephant
https://www.youtube.com/watch?v=h2BKGTe32C8&feature=youtu.be
Certains enfants savent parler avant les autres. Il en va de même pour les groupes de musique : quelques uns sont précoces. C’est le cas du petit OVNi de Why Elephant. Créé en 2016 par Melody Linhart et Julien Le Nagard, le duo français n’attend pas longtemps avant de sortir un premier EP, Unknown Man of the Moon en 2017. Dans la foulée, les deux jeunes talents se font repérer par le formidable Bureau des Productions Indépendantes de Dom Kiris, donnent un concert au Bus Palladium… En bref, ils épousent l’énergie rock dont ils sont devenus les héraults.
Mixé par Jay Pellicci (qui a notamment travaillé avec Pamela Hute ou les Dodos), ce premier EP n’a pourtant rien de pop. Why Elephant revendique haut et fort un rock moderne. Leur morceau « Slipping » – à découvrir en exclusivité sur RollingStone.fr – symbolise bien l’intérêt du groupe pour une musique à la frontière entre les styles. Avec une ligne de synthé bien trouvée, Linhart et Le Nagard rythment un titre plein de bonnes idées. Le tout accompagné par un clip à la PVRIS où le noir et blanc jongle avec des origamis colorés et insuffle une véritable personnalité à l’univers créatif des deux jeunes Français.
On attend désormais avec impatience de découvrir d’autres morceaux de la part de ce groupe au potentiel fort prometteur ! En attendant, le groupe sera en concert le 23 septembre à Bordeaux.
Louise-Camille Bouttier
Un nouvel article a été publié sur http://www.rollingstone.fr/theo-lawrence-and-the-hearts-un-groupe-qui-a-du-nez/
Theo Lawrence and the Hearts, un groupe qui a du nez
Theo Lawrence and the Hearts étaient à la cérémonie des OÜI FM Rock Awards la semaine dernière. Nous avons rencontré le groupe, lauréat du prix du B.P.I (Bureau des Productions Indépendantes)
Quelques heures avant le début des OÜI FM Rock Awards, nous avons rencontré Theo Lawrence and the Hearts. En novembre dernier, le groupe sort leur premier album, Sticky Icky. Coup de foudre dans le milieu musical : ces cinq garçons ont tout compris. Loin du revivalist old school, ils ont adopté les codes d’une soul moderne. Lauréat du prix du B.P.I (Bureau des Productions Indépendantes) au cours de la soirée, le groupe a également fait une des prestations les plus réussies de la soirée. Interview
Qu’est-ce que ça fait d’être nommé au OÜI Fm Rock Awards ?
Théo Lawrence : Pour nous c’est particulièrement important, enfin je veux dire que c’est un plaisir parce que c’est la première radio qui nous a vraiment soutenu depuis le début, depuis le premier titre que l‘on a sorti jusqu’à maintenant. Dom Kiris, c’est celui qui nous soutient depuis le premier single avec Jean-Patrick Laurent. C’est vraiment des très bons alliés et amis à nous. C’est un honneur d’être invité à une soirée comme ça surtout que l’on adore le Trianon depuis toujours. Et puis on va jouer en plus deux morceaux qui sont important dans notre évolution. C’est des jalons pour nous.
https://www.youtube.com/watch?v=LglgOxWUCXA
Vous êtes en tournée jusqu’au 22 avril. Qu’est-ce que vous aimez dans le fait de faire des concerts ? Vous avez une tournée qui est assez gigantesque, pourquoi vous avez décidé de partir comme ça ?
Théo : En vrai ce n’est pas si gigantesque que ça. Sur une liste ça peut faire imposant mais au final, on a quand même pas mal de temps pour juste faire de la musique comme ça, en dehors des concerts. Après qu’est-ce qu’on aime dans les concerts ?
Tous : C’est le partage
Théo : Je ne peux pas aimer un concert juste si on joue bien, je m’en fous. Ce qui est intéressant, même quand il y a des problèmes techniques, c’est que le public est vraiment en échange avec nous, et ça donne l’impression que l’on n’est pas juste évalué de 0 à 10, puisque il y a une vraie communication. C’est comme un dialogue, c’est plus enrichissant que quelqu’un qui vient pour être jugé ou être en représentation. Plus ça ressemble à un spectacle, plus tout le monde se fait chier y compris nous et le public.
Votre EP est très mur, on a l’impression que ça vient d’un groupe qui a plusieurs années derrière lui
Thibault L. Rooster : Ce n’est pas trop un choix, ça s’est fait naturellement. On n’a pas vraiment fait exprès.
Théo : On essaye d’extraire le jus des chansons à chaque fois jusqu’au bout et de ne pas bâcler le travail. Après, pour moi il n’y a pas un style qui est plus mûr qu’un autre, c’est vraiment la manière de l’aborder qui fait que c’est plus excitant ou ennuyeux. Je trouve en tout cas que de faire cette musique la, la soul, c’est précisément le bon moment pour la jouer et encore plus aujourd’hui que ça ne l’était à l’époque quand ça s’est développé et que c’était l’âge d’or de cette musique là. Je ne vois pas pourquoi ça ferait du mal de parler de chanson d’amour et de soul. En ces temps très dépersonnalisés, je trouve que ça tombe à pic d’incarner une musique qui est sincère et c’est cela qu’on a envie de donner aux gens. Donc finalement, mature ou pas, je ne sais pas, c’est vraiment une question de jouer le bon truc au bon moment.
Est-ce qu’il y a des albums qui ont influencé ce que vous jouez ?
Thibault : Ça c’est sûr !
Théo : On fait un album chacun ? Il y a plein d’influences en tout cas, on ne s’applique pas à faire de la soul pure et dure ou du rock’n’roll ou du blues. Il y a Aretha Franklin qui est forcement l’une de nos grandes influences que ce soit pour l’écriture ou pour l’instantanéité, des moments de musiques capturés qui sont incroyable avec Aretha. Tout le son des studios Muscle Shoals, Alabama Shakes, de Fame Studios, Stax Records… Après il y a beaucoup de rock genre Led Zepp… Le hip-hop aussi avec des albums un peu charnières comme celui du Wu Tang Clan pour son sens du beat.
Louis-Marin Renaud : Je dirais les albums de George Harrison pour les sons de guitare
Théo : Moi je sais que dans mon écriture je suis influencé par le delta blues et la country première époque mais aussi de la country deuxième époque avec Nashville, RCA Records avec Bill Monroe et Loretta Line. Je sais que je mets beaucoup de Bill Monroe et de Loretta Line et ce genre de choses dans les thèmes de mes chansons. Tout le monde peut s’identifier. Il n’y a pas de métaphore ou d’entourloupe, c’est vraiment direct.
Est-ce que vous avez des groupes ou un seul groupe dont vous aimeriez faire la première partie ?
Theo : Alabama Shakes parce que à chaque fois que je les vois en concert ça me fait pleurer et c’est bon signe en général. Sinon Aretha Franklin, avant qu’elle nous quitte.
Il y a beaucoup de chroniques qui disent de votre musique que c’est une musique qui est nostalgique d’une musique qui n’existe plus. Est-ce que c’est une définition qui vous convient ?
Théo : Pas du tout. Pour les raisons que j’expliquais tout à l’heure. Pour moi faire de la soul et chanter les chansons que l’on fait, ça n’a jamais été autant au bon moment que de les chanter maintenant. Et les thèmes qui sont abordés ont à mon sens beaucoup plus d’effet parce que c’est plus la merde aujourd’hui qu’à l’époque… Et c’est beaucoup moins une évidence qu’à l’époque car les gens se sont beaucoup coupés les uns des autres et il y a tellement peu de communication que faire quelque chose qui est uniquement basée sur la poésie d’un instant ensemble, enfin voilà quelque chose qui touche les gens je n’ai pas l’impression que ce soit très pratiqué et qu’on est dans une époque où on en a rien à branler, excuses moi de l’expression, parce que c’est plus une question de revenir vers un truc essentiel. On fait de la musique que l’on aime entendre. Je ne dis pas qu’on va faire quelque chose de futuriste ou de passéiste, on essaye vraiment d’écrire ensemble la musique qu’on aimerait entendre dans nos rêves. C’est ce qui nous fait le plus plaisir, alors si ça nous fait plaisir à nous, c’est censé faire plaisir à d’autres personnes. La bonne musique apriori n’a pas de limite de temps, de date de péremption.
Deux artistes que vous aimeriez nous faire découvrir sur Rolling Stone ?
Theo : Très bonne question ! Lee Moses avec son seul album Time and Place. Et comme artiste actuel… Moi personnellement j’adore Angel Olsen… Bon elle est connue…
Louise-Camille Bouttier
Dates de la tournée de Theo Lawrence and the Hearts
30/03/17 : MONACO (MC) – Espace Grimaldi
04/04/17 : PARIS (75) – Casino de Paris (co-plateau Electro Deluxe) – Evénement « Ensemble Contre le Mélanome »
05/04/16 : LA ROCHELLE (17) – La Sirène
15/04/16 : AUXERRE (89) – Le Silex
22/04/17 : VENCE (06) – Nuits Intimes
24/06/17 : LA CHAPELLE SAINT MESMIN (45) – Festival Balade en Musique