Blessé mais digne : Je me suis réveillé un matin Où l'air était métallique A peine les yeux ouverts Je fumais un mégot, apathique. En somme du rien Une journée de risque Un café-gobelet-plastique Sans mots à côté de mon chien ; Tout est comme un hier, un après-demain Statique. Brossage de dents, sans regarder mon reflet feignant De ne montrer que mon air de chair sans rien d'idyllique " Faut liquider cette journée " j'me dis "Elle m'aura pas aujourd'hui " j'me prédis Etre écorché et n'avoir que peu d'espoir N'est pas une excuse pour laisser le foutoir S'installer comme si t'étais le dernier Des derniers Quatre cafés plus tard, Sans m’être vu dans le miroir J'ai réussi à capturer Quelques stratégies bien huilées Pour reprendre un peu de pouvoir Même si je sais que c'est le foutoir Et qu’il y a toujours pire ou mieux que soi. Ce qui n’empêche pas un air de guitare Même si on sait qu'elle même s'usera. C'est comme ça les réveils Aux figures sans soleil Alors qu’il y a toujours cette lumière Te faisant endurer chaque journée Comme la plus difficile des guerres Mais pouvant t’amener au trophée, De futures journées plus dignes Malgré les diverses atmosphères Qui accompagnent tes faits divers













