Ella est une jeune sorcière sans dons, enjouée et pétillante, vivant tranquillement dans le monde des humains, où elle suit des cours à l’Université de Springfall. Cette année encore, elle va assister aux côtés de ses deux puissantes sœurs à la fête de la communauté des sorcières. Mais cette édition est particulière : les sorcières et les dieux ont décidé de faire cesser le conflit qui perdure entre eux depuis des décennies. Pour sceller cette paix, ils organisent un mariage entre un représentant de chaque communauté.
Ella est outrée d’apprendre que sa sœur Méroé est la sorcière désignée pour cette union, et encore plus lorsque le maître des dieux, Zeus, présente le futur marié : son petit-fils Deimos, dieu de la Terreur. Froid et arrogant, ce dernier a la forme terrible et noire de la nuit. Ella ne peut pas y croire : hors de question que sa sœur épouse l’incarnation même de la Terreur !
Mais Deimos bouleverse les négociations en refusant la fiancée qui lui est imposée. Il désigne lui-même la promise qu’il a choisie : la sorcière sans dons à laquelle personne ne s’attendait, Ella.
De Liv Stone publié en chez BMR [ Amazon ] 384 pages
Une lecture qui ne m’est pas ciblée mais pour la collection BMR je m’en doutais un peu, elle s’adresse aux lecteurs de New Adult. Je voulais tout de même testé car l’utilisation de la mythologie grecque me plaisait et surtout, revoir de la SFFF sous forme de Romance Paranormale dans une maison d’édition de ce genre était réconfortante.
Pour ceux qui ne le savent pas, initialement BMR signifie Blackmoon Romance, elle était la collection pour la Romance Paranormale/Urban Fantasy pendant la mode Twillight. L’âge étant bien pour les lecteurs de moins de 20 ans, entre YA et NA... au fur et à mesure, les titres de ces genres ont disparu au profit du New Adult - romance contemporaine surfant sur la mode FSOG/After.
Pour en revenir à ce titre, on ressent la richesse et le potentiel de l’univers et c’est ce qui m’a plu, l’utilisation des Dieux en face des sorcières étaient top. S’il y avait eu des personnages plus vieux et matures, j’aurais surement apprécié ma lecture. Mon souci vient des personnages féminins hyper “étudiants”, dans cette phase où ils se pensent adultes... alors qu’ils n’ont encore rien vécu. J’ai parfois du mal avec ce manque de recul et cette immaturité, dans les réflexions et les états d’âme.
S’il n’y avait pas eu ça, ça aurait une excellente RP, ça n’a pas été un mauvais moment mais j’ai lu mieux dans le genre.
Kidnappée par son oncle, le Roi garou d’Espagne, Bastet atterrit sur un yacht en compagnie de son cousin et de ses demi-frères taciturnes. Pour couronner le tout, elle se retrouve en charge d’un bébé sorcière qui s’enflamme à la moindre occasion. Avec ça, les nouvelles aventures de Bastet de Soto s’annoncent plus rocambolesques que jamais !
Mais dans son sillage, le Primum est déterminé à la récupérer, quitte à s’asseoir sur la politique des thérianthropes.
Livrée à elle-même, Bastet n’a pas prévu de se laisser faire. Même si pour cela, elle doit trahir cette étrange famille biologique pour protéger ceux qu’elle aime. Et quand le retour dans sa meute d’origine est synonyme d’éveil d’une ancienne magie thérianthropique qui fait planer la mort sur ses proches, tout se corse.
De Maeva Bonachera publié en Mars 2021 chez Hachette [ Amazon ] 621 pages
Un tome addictif sans aucun doute, et pourtant, je n'ai pas été emballée sur tout. Je n'ai pas réussi à le lâcher jusqu'à très très tard dans la nuit (ou au petit matin en faite), c'est un tome riche en rebondissements et en évènements.
Peut-être un peu trop. Il aurait dû être réellement découpé en deux, et pas juste avec deux POV (Kaenvel et Bastet). J'adore les POV masculins mais j'aime les avoir après lecture, en bonus pour avoir un nouvel angle de vue. Je suis team POV unique, j'aime apprendre au fur et à mesure avec un seul regard, c'est plus complexe car il oblige l'auteur à ne donner qu'une certaine quantité d'informations, et en amener n'est jamais chose facile, sans tomber dans du scolaire.
Le double POV permet de suivre ce qui se passe ailleurs en parallèle mais ici, il y a tellement de nouvelles choses qui sortent du cadre de son kidnapping que ça aurait dû être un spinoff sur Ariel. Toute cette partie n'a eu que peu d'intérêt dans ma lecture car elle était un frein à mon avancée. Elle ne cassait pour autant pas le rythme, avec les courts chapitres, j'avais l'impression d'avoir le générique de 24h Chrono à chaque fois. Toi aussi tu l'as maintenant ?
Contre toute attente, même si j'aurais écarté les POV de Kaenvel, je reconnais que ce sont les meilleurs car il est celui qui se livre le plus émotionnellement. On sait ce qu'il ressent à la grande différence de Bastet qui ne dit pas grand-chose quant à ce qu'elle pense de lui. La partie romance a été complètement zappée et c'est très frustrant. On passe d'agacement T1, à attirance T2 à... ce T3 sans passer par la case "envie d'être avec quelqu'un parce qu'il est beau, intelligent, drôle, qu'une connexion existe, même visions de la vie... " ce qui est attendu au vu des épilogues.
Côté intrigue, l'univers continue de s'étendre et c'est là où le spinoff aurait eu de nouveau une logique, il aurait permis de développer la personnalité de Bastet (qui a quand même changé entre le début et ce tome). Ce tome ressemble plus à un tome de transition qu'à un dernier tome car il ne relie pas le fil rouge du T1-2 avec la partie "apprentie sorcier/scientifique fou" et on part sur autre chose, sans aucun lien. On reste même sur notre faim : pourquoi s'est-il donné tant de mal pour l'avoir ? Cette rencontre n'a finalement servi qu'à mettre en lumière le passé, la famille de Bastet.
Avec cette fin, on s'attend en effet à voir d'autres tomes compagnons qui développeraient l'univers et d'autres histoires de garous... ou d'enfant démoniaque !
Depuis qu’elle a emménagé à Exeter, la vie de Bastet est sens dessus dessous. Pourtant, même après avoir traversé l’enfer, elle essaie de surmonter son deuil et de remettre un semblant de normalité dans son quotidien. C’est alors que le Primum, convoqué par la Prima britannique, lui demande de l’accompagner à Londres.
Y aller, c’est se jeter droit dans la gueule du loup, Bastet le sait. Une réunion de thérianthropes ne saurait être sans danger... Mais a-t-elle seulement le choix ?
De Maeva Bonachera publié en juin 2020 chez Hachette [ Amazon ] 400 pages
Le premier tome souffrait de quelques défauts à commencer par son héroïne agachiante (elle l'ouvre alors qu'elle devrait la fermer), trop de mecs lui tournant autour (harem, triangle ma bête noire) et un rythme un peu bancal (l'action arrive tout à la fin), mais ça ne m'a pas empêchée de vouloir avoir la suite car il avait deux grosses qualités importantes pour moi : l'univers créé et la plume.
J'en attendais beaucoup, vraiment beaucoup et je ne suis pas déçue, du tout.
Il y a des petites choses qui auraient pu être perfectibles mais ce tome est vraiment très bon et confirme que c'est une série à suivre. J'ai décidé de commencer l'extrait, et me voilà à 1h du mat' à poursuivre la lecture. Le début est lancé et alors que certains disent que la première partie est longue, je suis là à apprécier ma lecture et à tourner les pages avec plaisir juste qu'à la toute dernière page.
La plume est toujours entrainante, alternant les dialogues et les introspections de son héroïne. Et elle en a besoin. On ne peut pas commencer ce tome sans passer par la case remise en question. Elle a traversé un élément trop fort pour être zappé et balayé comme si de rien était. Je ne me suis pas attachée à Rhys ni à son importance dans sa vie à elle, mais une fois que cet élément était là, il était primordial de traiter ce dépassement et mettre en lumière ce qu'il représentait pour elle : un ami, un amant potentiel, une ancre dans les moments les plus sombres, un substitut Anam Cara perdu... Les idées sont là, à chacun de voir ce qu'il veut.
On sent que l'autrice a pris en compte certains commentaires et a travaillé autour des éléments du T1 qui avaient besoin d'être retravaillés voire approfondis, à commencer par le caractère de son héroÏne. Bass sera toujours une tête brulée, c'est le genre de perso à foncer dans le tas et réfléchir après aux conséquences, elle est toujours aussi insolente et sans aucune retenue face au Primum. Ce qui a tendance parfois à donner de l'immaturité à ce personnage faut bien l'avouer, mais comme elle prend le temps d'analyser ce comportement, on prend alors conscience qu'avec certaines personnes, c'est plus fort que nous. On sait que ce n'est pas la marche à suivre, mais on n'y peut rien, alors en faite, pourquoi pas car dans d'autres situations, elle offre alors plus de maturité et prend plus de responsabilité.
Le harem est gommé, elle bave moins sur les persos et Dieu que ça fait du bien. Ça ne veut pas dire qu'on oublie le baiser échangé avec Hadrian ou encore le jeu du chat et de la souris avec le Primum, non non. Au contraire, on donne une explication réelle et tangible en s'éloignant de l'aspect hormonal, ce n'est pas la seule raison qui a poussé à ça. J'ai horreur de cette raison car un personnage féminin n'a pas besoin d'excuses pour avoir envie de quelqu'un. Ici, ce n'est donc pas réellement un triangle amoureux, il a plus le rôle de celui qui fait prendre conscience de la solitude et du manque, d'être avec quelqu'un. La romance prend de la place et s'installe tranquillement, on est toujours avant tout dans un enemies-to-lovers, mais ce tome 2 offre des passages où ils prennent le temps de se parler et donc de se connaitre vraiment. Il reste encore du chemin pour dépasser le stade de désir.
Mais en tout cas, c'était caliente. Oui j'ai couiné, et je couine pas facilement ! C'est important de le noter :D
Quant à l'intrigue, elle débarque et nous entraine de Londres à Paris, elle nous fait voyager et on continue avec ce fil rouge. Rien de nouveau dans le genre si ce n'est l'aspect des théories retenues pour expliquer la nature des thérianthropes, j'ai bien aimé cette raison sur la réincarnation. L'idée est originale et offre une possibilité plutôt intéressante si elle est exploitée. Niveau action, complot politique et cliff de fin, on est servi. Bref, maintenant on attend le T3 parce qu'on n'est pas bien là, vraiment pas !
Depuis sa naissance, Bastet peut se transformer en jaguar, une capacité qu’elle et sa famille ont toujours pris soin de cacher.
Mais depuis son déménagement à Exeter, Bastet ne cesse de croiser le même homme. Un homme qui semble savoir à son sujet des choses qu’elle-même ignore…
Elle croyait être unique, elle se trompait.
Son secret n’en est plus un.
Dorénavant, où qu’elle ira, le danger rôdera.
De Maeva Bonachera publié en Avril chez Hachette [ Amazon ] 542 pages
Du bon, du très bon, du moins bon, du trop long... cette lecture est difficile à déterminer car elle a de très belles qualités à commencer par la plume de l'autrice et le temps qu'elle a pris pour planter le décor, l'aspect travaillé de son univers mais elle nous a pondu une héroïne assez insupportable. Et trop de mecs autour. *grogne*
C'est quand même un élément important car ce tome est avant tout centrée sur elle, des choix étranges et incongrus, le fameux personnage qui se veut badass et qui l'ouvre quand il faut se taire. C'est assez risible à la fin, et un autre point c'est tous ces mecs autour d'elle, à croire qu'ils veulent tous se la faire ou alors c'est elle ? Ah et forcément, la concurrence vient d'une nana qu'on qualifiera de "barbie"... évidemment ! La fameuse jalousie féminine qui permet d'encenser ton personnage... je radote car c'est quelque chose que je reproche quasiment à chaque livre. Heureusement, qu'il y a d'autres nanas et d'autres amitié, ou alors la relation avec la frangine qui est assez touchante remonte un peu de mon féminisme.
Pourtant, niveau personnages, il y a aussi beaucoup de diversité et de niveaux de pouvoirs masculins ou féminins, jeunes ou vieux. Si au départ ça rappellera beaucoup Kate Daniels (prise d'un jeune sous son aile, surnom, danse de séduction entre Alpha, limite la vieille Alpha...), ça évolue au fur et à mesure vers un truc bien propre à l'auteur. Par contre, faut vraiment faire quelque chose avec les 50 pélos qui lui tournent autour, c'est usant car on ne sait pas ce qu'elle veut. Se la jouer fausse modestie ? Il faut clairement dessiner ses attentes et ses objectifs et arrêter de jouer sur une tension sexuelle un peu au rabais.
Niveau intrigue c'est beaucoup trop léger et c'est assez bizarrement amené, on se retrouve avec de longs passages. Le rythme en souffre, il y a trop de longueurs qu'il aurait été préférable de supprimer car elle n'apporte pas grand chose à l'histoire. Par exemple les chapitres en italique quand elle est inconsciente et que son double prend part d'elle, on en a eu combien ? 4 ou 5... Beaucoup, beaucoup trop, c'est d'un pénible ! C'est peut-être juste moi mais j'ai du mal avec cette technique, 3 paragraphes pas plus au delà j'ai l'impression que l'auteur remplit son livre et ne sait pas nous raconter autrement qu'avec des moments hors du temps. Perso, je finis par les zapper.
J'ai accentué sur les points qui m'ont le plus saoulée et c'est regrettable mais j'ai eu du mal à en faire abstraction. Il y a une jolie plume qui ne demande qu'à voir une héroïne se développer, grandir et surtout s'affirmer en tant que femme. Elle a 28 ans, elle a des responsabilités... donc un peu moins de jérémiades et un peu plus de Girl Power. Je l'attends au tournant.
Un recueil de 30 histoires (l’intégrale des histoires sortie dans la collection bibliothéque rose) pour le soir pour revivre le meilleur de La Reine des Neiges... Aventure, humour, magie et féerie seront au rendez-vous dans ce recueil thématisé ! Un format broché épais avec coins ronds, idéal pour instaurer un rituel de lecture avec les enfants dès 4 ans ou pour encourager les plus grand à la lecture autonome.
Disponible au Edition HACHETTE pour 9,90 euros pour 224 pages en compagnie d’Elsa et ses amis.