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Équipage, de Troche
Après le succès de Dessins invisibles, Troche revient avec un nouveau recueil de dessins d’humour sans paroles, poétiques et profonds. Placées sous le signe de l’exil et du voyage intérieur, ces images nous parlent de l’envie d’échapper aux contraintes quotidiennes et de s’envoler vers un ailleurs. Elles nous rappellent que le déracinement et la nostalgie sont parfois le prix à payer pour aller à la rencontre des autres et se retrouver soi-même.
Gervasio Troche est un dessinateur uruguayen, né à Buenos Aires en 1976, pendant l’exil de ses parents en Argentine. Il grandit en France et au Mexique avant de revenir à son pays d’origine en 1985. De cette enfance française, il se rappelle la chanson « Voyage, voyage » et le goût du couscous. Troche dessine dès son plus jeune âge et entame une formation dans un cours de bande dessinée ainsi qu’à l’École nationale des Beaux-Arts de Montevideo. Il a réalisé plusieurs expositions en Argentine, en Uruguay et au Brésil, et collabore dans différents médias latino-américains dont Folha de São Paulo et La Nación. Dessins invisibles rassemble ses travaux publiés entre 2009 et 2012.
128 pages noir et blanc, 16,5 X 22 cm. Couverture souple.
ISBN : 978-2-9546056-4-7
PVP : 18 EUROS.
Garçon Chenille, de Pedro Mancini
Victor est un garçon introverti et taciturne. Il est obligé de porter un masque à cause des crises de paranoïa qui font jaillir des tentacules des orifices de son visage. Quand sa famille décide de se débarrasser de lui en l’envoyant vivre chez son grand-père, il découvre un vieillard grotesque et bascule alors dans l’Ultramonde. Dans ce récit initiatique, Victor va devoir transcender ses angoisses. Sa quête lui fera traverser maisons hantées, forêts mystérieuses et villes fantômes, sur les traces de celui que l’on appelle l’Anti-être. Il rencontrera aussi d’étranges personnages, sortis de versions distordues des contes pour enfants. C’est auprès de cette armée d’entités difformes qu’il pourra accomplir sa destinée et se libérer du mal qui l’oppresse. Détournant les codes de la fantasy et des comics de super-héros, l’auteur d’Alien Triste et du Jardin Incroyable, ainsi que de Derrière le bruit. L’Enfance de William Burroughs (éd. Bang!) nous plonge dans un monde parallèle onirique, peuplé de personnages zoomorphes et chimériques. Son dessin en noir et blanc, au tracé minutieux, entremêle les références à la littérature jeunesse avec le cinéma de John Carpenter ou celui de David Lynch. Pedro Mancini crée ainsi sa propre mythologie pour évoquer son histoire familiale de façon détournée et rendre hommage à ses aïeux, notamment son grand-père, Ricardo Passano. L’hérédité, à la fois fascinante et terrifiante, de cet acteur dont la carrière s’est arrêtée net lorsque la dictature l’a mis sur liste noire, est ainsi transfigurée dans une catharsis transgénérationnelle.
176 pages noir et blanc. 17 X 24 cm. Livre broché. ISBN : 978-2-9546056-8-5. PVP : 22 EUROS. Parution avril 2026.
Pedro Mancini (1983, Ituzaingó) est illustrateur, auteur de bande dessinée. Figure phare de la scène indépendante argentine, ses œuvres mêlent humour et étrange, avec des références fantasmagoriques à l’enfance, de David Lynch à Musclor et de William S. Burroughs à Alf. Ancien membre du collectif Niños, il a co-fondé la revue Ultramundo (2007-2013) avec Darío Fantacci et Santiago Fredes. Depuis 2013, il collabore régulièrement dans le fanzine Gorgonzola (éd. L’Égouttoir). Ses livres sont édités en Argentine, au Brésil, en Colombie, en Espagne, en France et en Italie. Ses dessins ont notamment été exposés à la Fondation Bullukian de Lyon. En parallèle de son travail d’auteur, il développe un univers visuel et satirique sur les réseaux sociaux autour de son alter ego numérique Pedro Luis Ultradeformer. Ses publications quotidiennes sont suivies par près de 12 000 followers.
Le Jardin Incroyable, de Pedro Mancini
Il était une fois un étrange royaume où les contes de fée pouvaient se transformer en cauchemar. Un monde parallèle gouverné par les lois de l’absurde et peuplé de personnages fantastiques qui partagent avec nous leurs petites misères quotidiennes. Pedro Mancini a construit un univers poétique, nourri de surréalisme et d’humour noir, dans lequel les personnages de notre enfance rencontrent ses propres créatures. Puisant dans la tradition du dessin d’humour (Edward Gorey, Roland Topor), il nous parle de l’entrée dans l’âge adulte et tourne en dérision les apparences trompeuses et la fin de nos illusions.
Pedro Mancini (Buenos Aires, 1983) est un dessinateur argentin actif dans le milieu de l’auto-édition depuis 2006. Le Jardin Incroyable est son troisième ouvrage traduit en français après Alien Triste (Insula, 2016) et Derrière le bruit. L’enfance de William Burroughs (Bang, 2017).
72 pages noir et blanc, 22,5 X 9 cm. Livre broché. ISBN : 978-2-9546056-6-1. PVP : 8 EUROS. Parution septembre 2018.
Alien Triste, de Pedro Mancini
Alien Triste porte un costume-cravate. Alien Triste est hanté par son passé. Alien Triste a une psy et aucun succès avec les femmes. Alien Triste s’appelle aussi Luis et il est dessinateur. Dans ce comic strip humoristique, Pedro Mancini rassemble ses souvenirs d’enfance, ses rêves et ses obsessions incarnés par un visqueux personnage tressaillant. Avec un ton pathético-délirant, il décrit l’entrée dans l’âge adulte et le sentiment d’être étranger au monde qui l’entoure.
Pedro Mancini (Buenos Aires, 1983) est un dessinateur argentin très actif dans le milieu de l’auto-édition. Co-fondateur du collectif Niños et de la revue Ultramundo en 2006, il organise de nombreux festivals et collabore régulièrement dans des collectifs d’Amérique latine, ainsi qu’en France dans la revue Gorgonzola (L’Égouttoir). Depuis 2012, ses travaux sont publiés en Argentine chez Llanto de mudo (Paranoia Normal), Dead Pop (Disparo rayos por los ojos) ainsi qu’en Italie chez Bel Ami Edizioni (Hermano, avec scénario de Darío Fantacci). En 2013 il participe à l’exposition collective « Souvenirs d’enfance », à la Fondation Bullukian de Lyon. Alien Triste est son premier album édité en France.
Traduit de l’espagnol (Argentine) par Cécile Ramirez.
122 pages noir et blanc, 22,5 X 16,5 cm. Couverture cartonnée. ISBN : 978-2-9546056-3-0. PVP : 17 EUROS.
Le lecteur est averti d’entrée de jeu, par la manière dont l’auteur représente son avatar : mi-végétale, tronc mou d’arbre érigé vers le ciel, mi-animale, la tête pleine de gros yeux ovales et de ridules, créature décidément phallique dans un costume kafkaïen. Il évolue dans un décor non moins étrange – arbres nus, pleine lune, bouts d’immeubles et ruelles en clair-obscur –, comme si Buenos Aires était devenue un paysage lunaire, semé à la fois d’embûches (potentiellement toutes les interactions sociales) et de tous les possibles. En représentant ainsi les ombres et les lumières, les valeurs plutôt que les liens, l’artiste parvient à créer un monde feutré, mouvant et émouvant, aux relations personnelles évanescentes, pour le plus grand malheur de notre Alien. Car Pedro Mancini, faut-il le souligner, est avant tout un formidable dessinateur qui utilise toutes les caractéristiques de la ligne claire pour explorer, au sein même du quotidien, les territoires du fantastique et du mystère, invitant à sa table Poe, Lovecraft, Burroughs, Moebius.
Extrait de la post-face de Catherine Mao.
Le Dégoût, de Dante Ginevra et Diego Agrimbau
Buenos Aires, quartier d’Almagro, années 2000. Suite à un accident, Daniel se complaît dans sa difformité et la médiocrité d’une vie qu’il subit sans y opposer de résistance. Il ne trouve de réconfort que dans la contemplation secrète de sa voisine aveugle, Natalia, qui fait preuve d’un grand appétit pour la vie. Son quotidien est rythmé par les séances de voyeurisme qui le plongent dans le dégoût de soi, jusqu’au jour où il ose adresser la parole à Natalia.
Ce récit intimiste est paru pour la première fois en feuilleton hebdomadaire sur le blog « Historietas Reales » et a remporté le prix « Papa Fina » décerné par la revue Comiqueando dans la catégorie « Meilleure Édition de Bande dessinée argentine actuelle ». Premier ouvrage publié par les éditions Insula, ce livre a reçu le soutien du Programme « Sur » du Ministère des Affaires étrangères, du Commerce international et du Culte de la République argentine, ainsi que le prix spécial du jury pour le Trophée « Les BD qui font la différence » en 2014.
Dante Ginevra (Buenos Aires, 1975) est un dessinateur argentin prolifique qui a collaboré avec de nombreux scénaristes du Río de la Plata. Il est co-fondateur, de la maison d’éditions argentine La Productora (2003) et collabore dans quelques-unes des revues qui contribuent à l’essor de la bande dessinée en Argentine (Fierro, Comiqueando, Sudameri-K, Historietas nacionales...).
Diego Agrimbau (Buenos Aires, 1976) est l’un des plus grands scénaristes argentins actuels, considéré comme l’un des artisans du renouveau du neuvième art dans son pays. Allant de la science-fiction (La Bulle de Bertold, dessin de Gabriel Ippóliti, Albin Michel, 2005), à la bande dessinée expérimentale (Diagnostics, dessin de Lucas Varela, Tanibis, 2013), en passant par la fiction historique (Éden hôtel, dessin de Gabriel Ippóliti, Casterman, 2012), ses œuvres ont été publiées aussi bien en Amérique Latine qu’en Europe et aux États-Unis.
Ce joli petit album traduit de l’espagnol, dû à deux auteurs argentins, est une habile transposition de La Belle et la Bête, vue cette fois du côté du monstre, ou supposé tel par lui-même.
Éric Adam, DBD.
Ah, la belle idée que Diego Agrimbau a eu en racontant ce récit et surtout de la manière dont il l'a fait. Tout commence comme une "presque" petite gentille histoire d'amour, entre deux rejetés de la société, pour s’orienter assez rapidement et très intelligemment vers quelque chose de beaucoup plus complexe et surprenant.
David Fournol, Une autre histoire.
...une romance confondante de crudité entre un éclopé aux incontrôlables pulsions scopiques et une belle aveugle au caractère bien trempé...
Benjamin Mialot, Le Petit Bulletin.
Le dégoût aurait pu nʼêtre quʼune jolie fable puisquʼil raconte la rencontre entre deux personnes handicapées seules. Ça aurait pu être une belle bande dessinée politiquement correcte, avec son lot de morale et dʼhumanisme, de violons et de happy end... Mais cʼest à contre-pied quʼelle nous prend, finalement.
[...]
On est bousculés. Le dessin et les couleurs de Dante Ginevra y sont dʼailleurs pour beaucoup. Son trait est très expressif même sʼil joue beaucoup dans le registre caricatural. Et, comme les personnages quʼil anime, il est tordu, dégoulinant... Il est en phase avec la sueur, le sperme, la bave et le vomi qui ne manquent pas de venir habiter de nombreuses vignettes dans cette bande dessinée...
Sbuoro, Sceneario.com.
Une jolie fable donc mise en valeur par le dessin de Ginevra qui n’épargne pas le physique de ce pauvre Daniel et par une bichromie de noir et brun qui renforce le côté cafardeux de sa vie.
Tout en BD
Traduit de l’espagnol (Argentine) par Émilie Delafosse.
80 pages couleur, 17 X 24 cm. Couverture souple.
ISBN : 978-2-9546056-0-9.
PVP : 15 EUROS.