Garçon Chenille, de Pedro Mancini
Victor est un garçon introverti et taciturne. Il est obligé de porter un masque à cause des crises de paranoïa qui font jaillir des tentacules des orifices de son visage. Quand sa famille décide de se débarrasser de lui en l’envoyant vivre chez son grand-père, il découvre un vieillard grotesque et bascule alors dans l’Ultramonde. Dans ce récit initiatique, Victor va devoir transcender ses angoisses. Sa quête lui fera traverser maisons hantées, forêts mystérieuses et villes fantômes, sur les traces de celui que l’on appelle l’Anti-être. Il rencontrera aussi d’étranges personnages, sortis de versions distordues des contes pour enfants. C’est auprès de cette armée d’entités difformes qu’il pourra accomplir sa destinée et se libérer du mal qui l’oppresse. Détournant les codes de la fantasy et des comics de super-héros, l’auteur d’Alien Triste et du Jardin Incroyable, ainsi que de Derrière le bruit. L’Enfance de William Burroughs (éd. Bang!) nous plonge dans un monde parallèle onirique, peuplé de personnages zoomorphes et chimériques. Son dessin en noir et blanc, au tracé minutieux, entremêle les références à la littérature jeunesse avec le cinéma de John Carpenter ou celui de David Lynch. Pedro Mancini crée ainsi sa propre mythologie pour évoquer son histoire familiale de façon détournée et rendre hommage à ses aïeux, notamment son grand-père, Ricardo Passano. L’hérédité, à la fois fascinante et terrifiante, de cet acteur dont la carrière s’est arrêtée net lorsque la dictature l’a mis sur liste noire, est ainsi transfigurée dans une catharsis transgénérationnelle.
176 pages noir et blanc. 17 X 24 cm. Livre broché. ISBN : 978-2-9546056-8-5. PVP : 22 EUROS. Parution avril 2026.
Pedro Mancini (1983, Ituzaingó) est illustrateur, auteur de bande dessinée. Figure phare de la scène indépendante argentine, ses œuvres mêlent humour et étrange, avec des références fantasmagoriques à l’enfance, de David Lynch à Musclor et de William S. Burroughs à Alf. Ancien membre du collectif Niños, il a co-fondé la revue Ultramundo (2007-2013) avec Darío Fantacci et Santiago Fredes. Depuis 2013, il collabore régulièrement dans le fanzine Gorgonzola (éd. L’Égouttoir). Ses livres sont édités en Argentine, au Brésil, en Colombie, en Espagne, en France et en Italie. Ses dessins ont notamment été exposés à la Fondation Bullukian de Lyon. En parallèle de son travail d’auteur, il développe un univers visuel et satirique sur les réseaux sociaux autour de son alter ego numérique Pedro Luis Ultradeformer. Ses publications quotidiennes sont suivies par près de 12 000 followers.












