Il m'a touché une fois. À partir de là j'étais baisé, impossible de s'en détourner. Je me suis autoriser une subtile réciproque qui consistait en un droit absolu à disposer de son corps. C'est affreux, il est vrai, mais je pensais sincèrement que cela ferait partie du jeu. Malheur. Il s'était, pour moi, jouer de moi, mais pour lui, avec moi, il ne faisait que jouer.
On comprend rapidement la stupidité de demander aux autres s'il nous on bien compris. Impossible. On ne se comprend déjà pas soi-même, n'en demandons pas tant aux autres.
Le tout est qu'il a voulu mettre fin à ces enfantillages, quelques broutilles, pauvres bagatelles, fruits enfantins d'une écervelée insouciance. Pour moi, elles étaient déjà les promesses d'un après. Que je suis con. Responsable de mon propre malheur. J'avais pourtant déjà inspecter ses réactions, il revenait toujours à moi, perdu, en demande d'attention.
Je m'enorgueillais d'une espèce de dépendance malsaine à laquelle j'attachais un sous-texte que lui ne partageait pas. C'est la définition de s'emballer tout seul. Je sais. Mais quand tu veux y croire, tout est un signe, une fleur du destin. Saloperie de destin en lequel je ne suis pas censé croire pour un sous, m'enfin.
Disons je le préfère appelé "Instinct". Le problème ici, c'est que tout à beau y passer : les engueulades, les prises de becs, les sourires tendres, les échanges de regards, les coups, les rires et le mépris. On a beau passer à la machine coeur et cerveau, à la moulinette les sentiments :
"Ils ne sont pas partagé, dans l'hypothèse où ça fonctionnerait tu le détruirait, tu lui arracherais ce qui te fais le convoiter. Puis, tu le laisserais là, la gueule béante, pire que mort, vide, en côté de la vie, seul."
"De toute façon, il ne t'aime pas. Il a un comportement, pour lui, normal, neutre avec toi. Tu n'es rien d'extraordinaire, redescend de ton piédestal, arrêtes un peu d'rêver. Tout ce que tu lui inspire c'est de la confusion et un vague sentiment d'affiliation, tout au plus."
Malgré ça, malgré tout ça... Malgré la raison du cœur, les sentiments des pensées, l'illogisme de la situation, je m'entête à ne vouloir, à ne penser, à ne souhaiter que la même et unique chose. Puissiez-vous m'arracher au monde des vivants, la vie est trop douloureuse. Comble du ridicule, ça ne sera jamais personne d'autre que moi que je désirerai à travers quiconque.