Environnement-une expérience internationale visant à développer la source d'énergie propre ultime.
Environnement-une expérience internationale visant à développer la source d'énergie propre ultime. #europe #france #environnement #EnergieSolaire #nucléaire
Un projet mondial ambitieux
Un projet extrêmement ambitieux visant à reproduire l’énergie du soleil entre dans une phase critique, alors que des scientifiques et des techniciens du sud de la France commencent à assembler les énormes pièces d’un dispositif de fusion nucléaire, une expérience internationale visant à développer la source d’énergie propre ultime.
PPE : Plus de Précarité Électrique… pour les gilets jaunes
La question climatique et plus particulièrement les causes du changement climatique, n'entrent pas dans le champ des prises de positions de STA. Ces dernières concernent la politique énergétique des pouvoirs publics et entre autres son efficacité en regard de l'objectif qui lui est assigné en matière climatique.
Par, André Pellen, porte-parole d’un collectif informel d’anciens du nucléaire, président du Collectif pour le Contrôle des Risques Radioactifs (CCRR) Toulon-St Mandrier .
Désormais, qui oblige qui à payer ou à devoir quoi au système électrique français et répond des conséquences de sa prévisible instabilité, voire des conséquences d’un black-out plus que jamais probable ?
Avant que ne s’abatte sur EDF l’Unblinding des suspicieux zélateurs d’un marché européen libre et non faussé de l’électricité, dont on sait aujourd’hui que les pères le voulaient celui du vent et du soleil, l’opérateur historique avait la totale responsabilité de la sécurité d’approvisionnent électrique du pays.
Ainsi, depuis 1946, l’entreprise publique exerçait-elle cette responsabilité par la maîtrise permanente de la stabilité du système électrique national, d’un bout à l’autre de la chaîne production-consommation, au moyen de la combinaison harmonieuse d’activités techniques, industrielles et commerciales statutairement indifférenciées et administrées dans le souci du bien public, jusque vers le début des années 90.
Ladite stabilité repose sur la maîtrise rigoureuse de deux grandeurs physiques : la fréquence et la tension du courant distribué sur le réseau national. Outre la maîtrise de la première, dont le public sait déjà largement qu’elle repose sur le maintien de l’équilibre production-consommation d’énergie active, la maitrise moins connue de la seconde consiste à maintenir dans des limites nominales une dégradation de la qualité du courant transporté et distribué donnant lieu à facturation chez les usagers moyenne et haute tensions.
Pour l’essentiel, la principale perturbation du niveau de la tension, que le système est contraint de pallier constamment, provient de la dérive du facteur dit de puissance – ou Cosinus phi, pour les spécialistes, phi étant l’angle de déphasage entre l’intensité et la tension – de tous les récepteurs et de tous les générateurs raccordés au réseau et de celui du réseau lui même. Il n’existe qu’un moyen de réaliser une telle correction, à l’échelle du besoin : fournir l’énergie dite réactive appelée le jour par les consommateurs et absorber, la nuit, cette même énergie réactive produite par les réseaux à vide.
Du temps béni d’une EDF intègre et réel service public, les panneaux de comptage de tous les clients moyenne et haute tensions comportaient des compteurs d’énergie réactive, de même que tous les postes sources du réseau. Il me souvient que le volet consommation d’énergie réactive pesait relativement lourd dans la facture globale de ces consommateurs. Rien que de très normal, quand on sait que tout a un prix, y compris cette énergie réactive que, en théorie, tous les producteurs d’électricité sont contraints de fournir ou d’absorber, non seulement pour délivrer au pays une électricité de qualité, mais pour le préserver d’un effondrement généralisé du système électrique, ou blackout, comme celui du 19 décembre 1978.
Oui mais voilà, aujourd’hui l’entière responsabilité de la maîtrise de la stabilité de ce système incombe à un RTE souverain à exiger les niveaux de production d’énergies active et réactive d’opérateurs parmi lesquels le même RTE a pour instruction d’assujettir l’ancien monopoleur à tous ses concurrents (1). Or, si EDF n’a plus la responsabilité exclusive des fourniture et absorption d’énergie réactive, sur quel(s) autre(s) producteur(s) qu’elle RTE peut-il aujourd’hui compter, pour assumer complètement cette responsabilité à sa place ?
Et c’est bien ici que le bât blesse forcément, car, seules, les machines tournantes des centrales thermiques et hydrauliques d’EDF sont capables de fournir et d’absorber les quantités requises, souvent considérables de MVAR.h (2), l’inaptitude de l’éolien et du photovoltaïque à s’acquitter significativement de cette obligation ne faisant plus débat chez les spécialistes.
Mais alors qu’advient-il de la facturation de l’énergie réactive enregistrée par les compteurs des clients des concurrents d’EDF, une énergie réactive que, pour l’essentiel, ces concurrents sont dans l’impossibilité de fournir ?! Ne cherchez pas, il en va probablement de ces kVAR.h (2) comme des kWh produits par le même fournisseur : l’écrêtage de ses tarifs par les fourches caudines du règlement.
En définitive, à quelle sorte d’économie réputée libérale le pouvoir politique français prétend-il ainsi soumettre l’opérateur historique, en l’obligeant à vendre ses kWh et ses kVARh à des tarifs ne couvrant pas ses frais (3), de même qu’à céder à vil prix une part importante des premiers à ses concurrents, par injonction de l’inique ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique) ? Certainement pas à une économie servant les intérêts du consommateur et du contribuable. Car, non seulement ces prix règlementés ne cessent d’augmenter sous une pression fiscale devenue incontrôlable, mais le produit de cette dernière est largement affecté au soutien des tarifs de la soi-disant concurrence ! Résultat : les Direct Energie, Leclerc, Greenyellow, Total et consort n’ont aucune peine à tailler des croupières aux ventes d’EDF, en mettant sur le marché une électricité dont les deux tiers nucléaires (4) ont été extorqués à l’opérateur historique le plus légalement du monde !
Au siècle dernier, fascisme et communisme provoquèrent la ruine de grandes Nations, respectivement par la guerre et par la stérilisation de l’initiative et du commerce privés. Aujourd’hui, l’écologisme est en voie d’amener la même calamité dans le seul pays au monde où il a réellement pris le pouvoir, au moyen d’un protectionnisme toxique convoitant le pouvoir d’achat des citoyens et le budget de l’État, pratiqué dans les domaines de l’énergie et de l’environnement.
Infortunés gilets jaunes, si vous ne deviez retenir qu’une chose du discours du Président, ce 27 novembre, retenez que ce dernier ourdit une précarité que bien des compatriotes ne soupçonnent pas encore ou de laquelle une certaine propagande s’emploie à les détourner, plus pernicieuse que celle qui vous a mis dans la rue et dont vous serez durablement les principales victimes. Cette précarité découlera directement de la mort programmée de l’EDF égide énergétique de la Nation qui, jusqu’ici, a préservé vos finances et votre confort et dont l’avatar à dominante « renouvelables » contribuera, avec les cohortes de croisés du climat mobilisées par le chef de l’État, à faire de l’électricité un produit de luxe, instable de surcroît et n’ayant aucune chance de favoriser l’essor de la voiture électrique.
(1) Ci-dessous, de l’aveu même d’un représentant de la victime complaisante :
Finalement, le réacteur EPR sera-t-il capable d’accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables ?
Xavier Ursat (directeur exécutif de l’ingénierie et du nouveau nucléaire d’EDF
Le parc nucléaire d’EDF en France a déjà largement démontré sa capacité à accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables. Les centrales nucléaires ont, depuis les années 1980, toujours été manoeuvrantes pour pouvoir ajuster en permanence la production d’électricité à la consommation très variable selon les moments de la journée et de la nuit. Ces dernières années, avec le développement des énergies renouvelables intermittentes, EDF a encore renforcé la souplesse de fonctionnement de ses réacteurs. Aujourd’hui, les réacteurs nucléaires sont capables d’ajuster jusqu’à 80 %, à la hausse ou à la baisse, leur puissance en 30 minutes et ce, deux fois par jour. Cela représente plus de 1 000 MW sur un réacteur de 1 300 MW et 700 MW sur un réacteur de 900 MW…
(2) Méga(ou kilo)Volt.Ampère Réactif.
(3) …Dont la dette CSPE (Contribution au Service Public de l’Électricité) du gouvernement, d’un montant de quelque 4 à 6 milliards d’euros, n’est pas le moindre !
(4) Cf le numéro 86 de la lettre géopolitique de l’électricité, intitulé « EDF : la fin de l’histoire ? », accessible au lien www.geopolitique-electricite.com
Première nucléaire : le silence assourdissant des médias
Par Michel Gay
Le premier réacteur de troisième génération (EPR) connecté au réseau dans le monde est d’origine française. Il a atteint sa pleine puissance le 30 octobre 2018 dans le silence assourdissant des grands médias.
Seraient-ils gênés par un succès français, surtout en Chine ?
Caisse de résonance
Deux employés d'une centrale nucléaire qui se brulent légèrement les mains avec un jet de vapeur (non radioactive) est un « évènement » consciencieusement rapporté dans les grands médias, y compris télévisés.
Mais la première mondiale de la connexion au réseau, le 29 juin 2018 en Chine (Taishan), du premier réacteur nucléaire EPR de conception française depuis 40 ans est quasiment passée sous silenceNi TF1, ni Le Monde, ni ARTE n'en ont fait leur une. Il s'agissait pourtant d’un évènement historique : c’est le premier réacteur occidental de nouvelle génération (GEN III) à fonctionner au monde.
La moindre inauguration d’une « ferme » éolienne donne lieu à un rappel du nombre (surestimé) de foyers alimentés par une électricité non carbonée (quelques milliers, mais en réalité aucune de manière sûre et continue). En revanche, un réacteur comme l’EPR permettra d’alimenter en électricité fiable, sûre et décarbonée plus de 4 millions de foyers chinois. Mais qui s’y intéresse ?
Il est certainement plus "vendeur" de se délecter des difficultés rencontrées sur l'immense chantier de construction du même réacteur EPR à Flamanville et de brocarder les « aristocrates de l’atome ».
Certes, Taishan, en Chine, c'est loin.
Fukushima au Japon aussi, et c'est même encore plus loin. Pourtant, l'accident (qui n'a provoqué aucun décès) de la centrale de Fukushima suite au tsunami (qui a provoqué, lui, 20.000 morts) a été traité par les médias comme si c'était cette centrale qui était à l'origine des victimes. Certaines associations antinucléaires bien soutenues par de grands médias publics célèbrent même des "anniversaires" de Fukushima tous les ans en liant vicieusement (ou intelligemment selon le point de vue) la centrale aux 20.000 morts du tsunami.
En Chine, premier marché nucléaire mondial, 16 réacteurs sont en construction.
L'EPR est le quarantième réacteur à être mis en service dans ce pays. Le lendemain 30 juin (hasard du calendrier ?), le premier réacteur américain de troisième génération (AP1000) a été connecté au réseau à Sanwen, suivi par un autre du même type le 8 août, puis par un troisième le 24 août.
Le premier réacteur AP1000 connecté en fin juin a atteint sa pleine puissance le 14 août.
Entre temps, début juillet, un réacteur « sinisé », dérivée du réacteur français de 900 mégawatts (MW), a été mis en service sur le site de la centrale nucléaire de Yanjiang qui compte désormais 5 réacteurs.
Ça ne chôme pas l’été en Chine !
Maîtriser le cycle du combustible
Comme la France, la Chine veut maîtriser toute la chaîne du traitement du combustible nucléaire, de la fabrication au stockage. Un accord a été signé en juin 2018 avec ORANO (ex AREVA) qui participera à la construction d’une usine de retraitement du combustible usé sur le modèle de celles de La Hague dans la Manche et de Melox dans le Gard.
La volonté de la Chine de suivre la même voie que la France dans la stratégie du recyclage du combustible montre la pertinence de ce choix fait il y a plus de 40 ans et notre expertise dans ce domaine.
Les grands médias « étourdis »
Les médias ont sans doute été « étourdis » par tous ces travaux d’Hercules en Chine, ou bien sont-ils tout simplement étourdis au point de ne pas voir la montée du nucléaire dans ce pays et dans le monde ?
Peut-être se bouchent-ils le nez devant cette réalité qui offusque leur parti-pris antinucléaire ? « Couvrez ce sein que je ne saurais voir ! » (Tartuffe de Molière).
Il est tellement plus facile et réconfortant d’évoquer seulement leurs investissements dans les éoliennes et les panneaux photovoltaïques (dont la Chine nous inonde).
Le nucléaire en ordre de marche en France
Le Groupement des Industriels Français de l’Energie Nucléaire (GIFEN) a été créé en juin 2018. Il est composé d’une trentaine d’acteurs du nucléaire et sera chargé d’établir une feuille de route pour la filière nucléaire et de porter sa voix en France et dans le monde.
Peu de Français le savent mais, depuis 2012, la France développe un petit réacteur modulaire compact (SMR pour Small Modular reactor) de 150 MW à 170 MW par module dérivé du réacteur éprouvé K15 qui équipe nos sous-marins lanceurs d’engins à propulsion nucléaire. Il peut y en avoir 2 à 4 par site.
Ce SMR est destiné à étoffer l’offre à l’exportation au côté du réacteur de moyenne puissance (ATMEA 1 / 1100 MW) dont 4 exemplaires ont été vendus à la Turquie, et du réacteur de grande puissance (EPR / 1600 MW) vendu à la Finlande, la Grande-Bretagne et… la Chine.
L’Inde devrait acquérir 6 EPR dans les prochains mois et d’autres pays sont intéressés (Pologne, République Tchèque, Arabie-Saoudite).
En avant !
En France, les SMR revitalisent la filière nucléaire en favorisant le maintien des compétences de pointe, et en attirant les jeunes ingénieurs sur des projets innovants et concrets.
Les composants seront assemblés et testés en usine, sur le modèle des chantiers navals, et non plus sur le chantier, ce qui pourrait réduire à 3 ans la construction après la pose du premier béton.
La France n’est pas seule sur ce créneau et de nombreux projets SMR sont en cours dans le monde. La société américaine NuScale est la plus avancée pour le moment. Elle propose des centrales multi-SMR qui pourraient accueillir jusqu’à 12 modules de 60 MW.
Il y a aussi en France le projet du démonstrateur de réacteur surgénérateur de quatrième génération ASTRID ainsi que les recherches en cours pour un réacteur à fusion ITER.
Faire résonner le tambour du scandale pour dénoncer les défauts relève souvent d’un journalisme partisan et facile pour conforter une idéologie antinucléaire, et puis… « ça fait vendre ».
Pendant ce temps, le travail remarquable d’équipes talentueuses et les grandes réussites techniques se déroulent dans le silence assourdissant des médias.
Energie : les mots vert, renouvelable et écologique ne sont pas interchangeables..
Par Michel Gay
Les semaines se suivent et se ressemblent dans l'art de présenter des informations biaisées, voire complètement fallacieuses.
Ainsi, cette semaine, un pseudo-classement des énergies "vertes" (!) selon Greenpeace, place en tête certains fournisseurs « verts » vendant de l'électricité issue de technologies renouvelables (vertes = renouvelables ?), et place EDF en queue de classement (le nucléaire ne contribue pourtant pas au supposé réchauffement climatique mais ne serait pas vert ?).
Greenpeace confond (volontairement ?) les mots "vert", "écologique" "renouvelable", alors que d’autres pays évoquent les énergies « propres », comme si ces termes étaient interchangeables.
Remettons le vocabulaire à sa juste place. La définition du terme « énergie verte » n’existe pas… C’est un concept flou que chacun arrange à sa manière selon son inspiration et ses intérêts… y compris EDF !
La physique énonce que toute production d’énergie est une transformation, et donc qu’elle modifie (plus ou moins) la nature.
Renouvelable ne signifie pas vert ni écologique…
Ainsi, les éoliennes déclarées vertes ne sont ni vertes, ni écologiques.
Elles ne sont pas vertes car, par kilowattheure produit, il faut jusqu’à 8 fois plus de béton et 4 fois plus d’acier pour une éolienne que pour une centrale nucléaire EPR.
De plus, fonctionnant de manière erratique, elles doivent être adossées à des centrales à gaz et à charbon pour faire correspondre en permanence la production au besoin, ce qui augmente les émissions de gaz à effet de serre.
Malgré plus de 400 milliards d’euros investis dans les énergies renouvelables, l’Allemagne n’a pu que stabiliser ses émissions de CO2 (500 g/kWh alors qu’en France ils sont 10 fois inférieures à 50g/kWh). La majorité de son électricité est toujours produite avec du gaz et du charbon,… et aussi encore 15% de nucléaire avec un prix de vente aux particuliers qui est le double du prix en France. Son orientation franche et massive dans les énergies renouvelables est un échec !
Elles ne sont pas écologiques parce qu’elles hachent les rapaces et les chauves-souris et qu’elles dénaturent les paysages bucoliques.
De plus, il faudra recycler les pales en fibre de verre.
Et réciproquement…
Vert et écologique ne signifie pas renouvelable.
Ainsi une centrale nucléaire est écologique et verte (peu de déchets parfaitement gérés, pas d’émission de CO2, peu de surface au sol ni nuisances,…) mais son combustible (l’uranium) n’est pas « renouvelable ». Il est simplement durable car les réserves sont supérieures à un siècle pour la génération actuelle (GEN 2 et 3) et de plus de 10.000 ans au niveau mondial pour la GEN 4 dite des surgénérateurs.
Il est à noter que le soleil à l’origine du vent et du rayonnement solaire n’est pas renouvelable non plus. Il consomme irrémédiablement l’hydrogène qui le compose (par fusion nucléaire…) et il s’éteindra dans 5 milliards d’années. Certes, c’est lointain, mais 10.000 ans aussi…
EDF leader vert mondial pour les émissions de gaz à effet de serre…
Selon le concept d’énergie « propres » en cours en Inde, en Chine, et aux Etats-Unis, le fournisseur d’électricité EDF serait classé premier au monde parmi les grands pays industrialisés.
Ça, bien sûr, Greenpeace (qui semble préférer le gaz russe au nucléaire) ne l’admettra jamais.
Accessoirement…
Il est aussi à noter, accessoirement, dans le vocabulaire, que les « fournisseurs » d’électricité ne sont pas des « producteurs ». La plupart achète l’électricité à… EDF avant de la revendre « verte ».
Selon la réglementation, un fournisseur d’offres « vertes » peut se contenter d’acheter de l’électricité produite dans une centrale à charbon ou nucléaire, du moment qu’il achète aussi un certificat vert attestant qu’une quantité équivalente d’électricité renouvelable a bien été injectée sur un réseau d’électricité... quelque part dans le monde !
Dans ces conditions, il est cocasse de voir EDF reléguée en queue de peloton et le trio de fournisseurs d’électricité Énergie d'ici, Enercoop et Ilek s’agiter en tête du classement de Greenpeace au cri de « Plus vert que moi tu meurs ! ».
En dernier ressort, il restera à trier les électrons verts chez soi à son compteur… (Attention à la date de l’article du dernier lien).
Le « foisonnement » espéré de la production d’électricité éolienne profitant de différents régimes de vent en Europe pourrait-il compenser l’intermittence locale ?
Par Michel Gay Le 20 septembre 2018
Le « foisonnement » espéré de la production d’électricité éolienne profitant de différents régimes de vent en Europe pourrait-il compenser l’intermittence locale ?
Les réseaux électriques européens sont interconnectés pour satisfaire des besoins de consommation (jusqu’à un certain point selon la grosseur des « tuyaux ») sur de grandes distances. Ce maillage permet d’aller chercher les productions d’énergies là où elles sont disponibles, à un moment donné.
Pour les trente prochaines années, des scénarios énergétiques fleurissent en Europe. La plupart intègrent un déploiement massif des énergies intermittentes (éolien et solaire en particulier). La Communauté Européenne a aussi élaboré sa feuille de route « Energy roadmap 2050 ».
Ces scénarios envisagent plusieurs moyens d’action pour tenter de compenser la faiblesse de l’équilibre nécessaire entre la production intermittente et la consommation instantanées d’électricité :
- limitations temporaires de consommation (effacements des consommations ou tarifs dissuasifs),
- utilisation d’énergies stockables, soit fossiles (comme le gaz), soit renouvelables (comme l’hydrogène par électrolyse, le méthane de synthèse, ou les barrages hydroélectriques),
- et, bien sûr, développement d’une solidarité européenne fondée sur un « foisonnement » des productions intermittentes des différentes zones climatiques (le vent des Mers du Nord et Baltique et le soleil du bassin méditerranéen).
Une nouvelle organisation de la société
Tous ces raisonnements séduisants sont bâtis sur des modèles sommaires et ne s’appuient pas sur des études techniques réalistes fondées sur l’expérience. Il s’agit pourtant de sujets touchant à l’organisation de la société qui nécessitent une optimisation globale.
L’étude d’Hubert Flocard et Jean-Pierre Pervès analyse la réalité d’une production éolienne en France et en Europe de l’ouest (7 pays) pendant 7 mois (de septembre 2010 à mars 2011).
Cette étude montre clairement que le foisonnement est faible, voire inexistant. Sa synthèse en 8 pages est ici.
1) En dépit de ses trois régimes de vents, le foisonnement en France et en Europe reste limité. Les puissances minimales et maximales correspondent respectivement à 4% et 60% de la puissance totale installée. Des pénuries surviennent lors d’épisodes de grands froids ou de canicules lorsque les besoins en énergie sont importants.
2) Les variations rapides de la production non pilotée ainsi qu’une puissance « garantie » faible (inférieure à 5% de la puissance installée) imposeront un usage massif de centrales à gaz (ou nucléaires ?) en « soutien » pour satisfaire la demande.
Le foisonnement éolien en Europe est un mythe propagé par les affairistes du vent et entretenu par les thuriféraires des énergies renouvelables « coûte que coûte ».
Pas de vent en Europe, pas d’électricité. C’est aussi simple que ça !
Emmanuel Macron "champion de la terre et du climat"
Par Michel Gay
Le 22 septembre 2018
N° 405
Emmanuel Macron sera sacré « champion de la terre et du climat » le 26 septembre à l'ONU à New-York, au pays de Donald Trump. Il est à noter que les Etats-Unis intègrent le nucléaire parmi les énergies propres, au même titre que les énergies renouvelables.
Voilà une décision de l'ONU qui, déjà, ne manque pas de sel.
Mais en plus, le Président français partagera ce titre, entre autres, avec le Premier ministre indien Narendra Modi qui engage résolument son pays sur la voie du nucléaire. L'Inde (troisième pollueur derrière la Chine et les Etats-Unis) développe un solide programme de construction de centrales nucléaires qui comprendra peut-être la commande 6 réacteurs EPR à… la France ! (Les négociations sont en cours). Voilà encore une nouvelle qui ne manque pas non plus de saveur.
En 2017, après le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris établi en décembre 2015 lors de la grande messe annuelle et planétaire (COP 21), Emmanuel Macron avait alors repris le célèbre slogan de Trump "Make America Great Again" pour appeler à « rendre sa grandeur à notre planète » (Make Our Planet Great Again).
Mais, depuis l’Accord de Paris, les émissions de CO2 en France ont augmenté (la faute à l'erreur du gouvernements d'investir dans les énergies renouvelables et non dans le transport et le chauffage ?) alors que celles des Etats-Unis ont diminué grâce à l’utilisation du gaz de schiste qui a partiellement remplacé l’utilisation du charbon dans la production d’électricité. Sans tambour ni trompette, il faut admettre que les Etats-Unis ont fait mieux que la France et que… l’Allemagne.
L’Allemagne n’a fait que stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre alors que ce pays a déjà dépensé plus de 400 milliards d’euros dans les énergies renouvelables pour se poser en parangon de vertu dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. L’objectif initial de sauver la planète est raté !
Il est vrai que dans le même temps, la baisse de la production nucléaire (diminuée par deux) a dû être compensée par une production accrue d’électricité à partir du gaz et du charbon.
Angela Merkel doit râler. Malgré tous ses efforts (enfin surtout ceux des contribuables / consommateurs allemands), c’est son voisin français dont la production électrique est nucléaire à 75%, et en plus deux fois moins cher pour les particuliers, qui remporte la palme de champion du climat. Il est vrai qu’un Français émet 10 fois moins de CO2 pour sa production d’électricité qu’un Allemand (50 g/ kWh contre 500 g/kWh) et, globalement, 2 fois moins de gaz à effet de serre… malgré un affichage « grunen » (vert).
La fiction idéologique des énergies renouvelables est en train de se fracasser sur le mur des réalités.
La future grande messe du climat (COP 24) se déroulera en décembre 2018 à Katowice en Pologne. Nul doute qu’Emmanuel Macron sera fier (et nous avec lui) d’être le fer de lance de cette « prise de conscience » sur le climat qui devra intégrer le nucléaire comme puissante source d’énergie pilotable et sans émissions de gaz à effet de serre dans « l’équation » du réchauffement climatique.
Il n’est pas sûr qu’Angela Merkel aille féliciter le nouveau « champion de la terre et du climat » pour son titre… « Errare humanum est, perseverare diabolicum ».