À mesure que l’âme se guérit, l’ambition se métamorphose.
Elle n’est plus flamme vorace, mais lueur intérieure, tranquille.
Ce n’est plus le tumulte du « devenir » qui te pousse,
mais la paix d’« être », simplement.
Ce feu d’avant, celui qui hurlait ton nom dans l’obscurité,
qui cherchait la lumière des regards pour exister
ce feu s’éteint doucement,
non dans la cendre, mais dans la clarté.
Tu n’éprouves plus ce besoin de validation,
ni cette peur sourde d’être effacé du monde.
Tu ne construis plus pour prouver,
mais pour célébrer.
Tout se fait offrande :
ton silence, ton pas, ton œuvre,
non plus comme un cri, mais comme une prière.
La guérison ne t’enlève rien,
elle te rend à l’essentiel.












