"Sans enseignants la vie n'aurait pas de classe." 💼
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"Sans enseignants la vie n'aurait pas de classe." 💼
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Gif de Segawa Thirty-Seven
Mille pensées pour tous les enseignants.
- Tkt pas pour ça mon bébé d'amour, Jtm <3
- J'espere que sa dura. <3
- Ok mon bb <3
- A la vie a la mort mon bébé d'amour
Poésie épistolaire intercepté en cinquième à un élève qui semble pourtant être le caïd de la classe. Je ris depuis ce matin. (Je ne saurais jamais à propos de quoi il ne fallait pas s'inquiéter...)
“Grève des enseignants : 30 % des profs absents selon le ministère, 60 % selon les syndicats et 100 % selon ce que les élèves ont dit aux parents !”
Laurent Ruquier
Gif Le p'tit libé
Grève enseignants : 20 mises en solde en février au lieu de 148, chronique d'une promesse non tenue
Le gouvernement gabonais fait face à une vive polémique après l'annonce d'un retard brutal dans la mise en solde des enseignants sortants d'école. Alors qu'un calendrier progressif avait été promis lors de l'accord du 19 janvier pour apaiser les tensions sociales, seuls 20 enseignants seront finalement payés en février au lieu des 148 annoncés, les autres étant repoussés en mars. Le 24 février 2026, la ministre de la Fonction publique, Laurence Ndong, invoque des "soucis techniques et un manque de temps matériel" pour justifier ce revirement qui inverse brutalement le chronogramme initial : 148 mises en solde prévues en février deviennent 20, tandis que les 20 prévues en mars deviennent 148. Ce décalage entre promesses politiques et réalité administrative fragilise la confiance des enseignants qui avaient accepté de reprendre les cours sur la base de ces engagements précis. L'affaire dépasse le simple retard de paiement pour devenir le symbole d'une gestion publique défaillante qui peine à transformer ses promesses en actes concrets, tandis que les hausses salariales des officiers généraux et les fonds de souveraineté des députés, eux, sont exécutés sans difficulté technique. Par AM DWORACZEK-BENDOME | 24 février 2026 Mobilisation qui refuse de plier Depuis le 10 décembre 2025, le Syndicat de l'Éducation Nationale, le Syndicat National de l'Enseignement Technique et Professionnel et le collectif SOS Éducation paralysent les établissements publics gabonais avec un taux de suivi supérieur à 90% selon les organisations syndicales. Ainsi, les revendications ne se limitent pas aux arriérés financiers. Elles portent sur des décennies de mépris administratif systématique. Les enseignants exigent le paiement des vacations impayées, les rappels de soldes dus depuis des années, l'intégration de 1810 bénévoles travaillant sans statut ni salaire complet, l'incorporation des 328 sortants des Écoles Normales Supérieures et ENSET, des 692 diplômés de l'ENIL et de l'ENIF, les promotions de carrière gelées pour 5000 agents et les reclassements scientifiques concernant 108 enseignants. Lancé initialement pour trois jours du 10 au 12 décembre, le mouvement a été reconduit indéfiniment le 10 janvier 2026 malgré une assemblée générale le 17 janvier refusant explicitement la reprise sans garanties concrètes. Clovis Ebo, responsable de SOS Éducation, martelait le 31 janvier : "Régulariser 400 enseignants sur 2100 c'est trop peu, nous exigeons un calendrier clair et précis, le système de présalaire est illégal". Honorine Angue Mintsa, membre des négociations syndicales, notait que des progrès insuffisants avaient été constatés malgré la promesse gouvernementale d'allouer 16 milliards de francs CFA au dossier. Ainsi, le contexte révèle une précarité structurelle héritée de décennies de gestion calamiteuse. Des milliers d'enseignants bénévoles ont travaillé sans salaire complet pendant l'ère Ali Bongo, particulièrement entre 2019 et 2023 où l'Université Omar Bongo a recruté des personnels sans les payer pendant quatre années consécutives. Cette grève inédite expose le naufrage éducatif gabonais : conditions de travail dégradées, mépris systématique du dialogue social, absence totale de reconnaissance professionnelle. Donc, les revendications matérielles masquent une urgence structurelle plus profonde, celle de la reconnaissance de la dignité enseignante face à un endettement public dont le déficit de trésorerie est systématiquement invoqué pour justifier l'inaction. Promesses télévisées, parjures confirmés En janvier 2026, plusieurs rencontres ont débouché sur des engagements gouvernementaux précis. Dès le 14 janvier, une commission tripartite réunissant les ministères de l'Éducation, du Budget et de la Fonction publique est instituée sous la présidence du vice-président Hermann Immongault. Puis, le 19 janvier marque la signature d'un protocole d'accord entre le gouvernement et les partenaires sociaux prévoyant la suspension de la grève contre des mesures concrètes. Laurence Ndong, ministre de la Fonction publique, déclarait le 12 janvier : "Il n'y a pas d'éducation sans enseignants, nous allons régulariser toutes les situations administratives selon le cadrage budgétaire sur l'année, c'est la priorité du chef de l'État". L'accord stipulait la mise en solde de 328 sortants des ENS et ENSET, l'intégration en présalaire de 692 sortants de l'ENIL et de l'ENIF, ainsi que de 1810 enseignants anciennement bénévoles, soit un total de 3000 agents concernés dès le 25 février 2026. Le chronogramme initial prévoyait précisément 148 mises en solde pour le mois de février 2026 et 20 supplémentaires pour le mois de mars. Alain Ouna, membre de SOS Éducation, saluait alors "des progrès significatifs pour tous les concernés". Pourtant, quelques jours avant l'échéance, lors de son passage télévisé, Laurence Ndong assurait que tout était prêt, que les dossiers étaient traités et que le calendrier serait respecté. En visite dans un établissement scolaire, début février 2026, Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République, va déclarer : "Moi-même fils d’enseignant, je connais vos réalités. Je prends vos problèmes à bras-le-corps et je m’engage à les résoudre méthodiquement et progressivement". Néanmoins, ce 24 février, la même Laurence Ndong intervient sur les antennes de Gabon 1ère pour annoncer un renversement brutal du calendrier. Elle invoque désormais des "soucis techniques et un manque de temps matériel" pour justifier une inversion complète : seules 20 mises en solde seront effectivement traitées en février au lieu des 148 promises, les 148 autres étant reportées en mars à la place des 20 initialement prévues. Ainsi, cette volte-face intervient après des déclarations publiques répétées garantissant l'exécution intégrale des engagements. L'incompréhension technique domine les réactions citoyennes : comment peut-on affirmer la veille que tout est prêt et invoquer le lendemain des soucis techniques insurmontables ? Les commentaires publics fusent immédiatement : "Parole non tenue", "Encore de l'enfumage", "Après les réseaux sociaux, c'est au tour des enseignants d'être trahis". Le passage de 148 dossiers traités en février à seulement 20 représente un effondrement de 86,5% de l'engagement gouvernemental. Ce décalage fracasse la confiance patiemment reconstituée depuis la reprise des cours à la mi-janvier. Donc, le chronogramme inversé révèle les limites criantes de l'exécution budgétaire malgré les 16 milliards de francs CFA officiellement alloués au règlement de la crise enseignante. Cycle historique de trahisons Sous Omar Bongo pendant les années 1980 à 2000, les grèves enseignantes récurrentes se sont soldées par des protocoles d'accord rarement appliqués, aggravant structurellement la précarité sans jamais engager de réformes durables du système éducatif. Ainsi, Ali Bongo poursuit entre 2009 et 2023 cette tradition de mépris institutionnel. Les États généraux de l'éducation organisés en 2010 sont purement et simplement ignorés. Les recrutements massifs à l'Université Omar Bongo entre 2019 et 2021 laissent des centaines d'enseignants sans salaire pendant quatre années consécutives. Les menaces administratives remplacent systématiquement le dialogue social. Les frustrations s'accumulent autour des rappels de soldes impayés et du gel prolongé des salaires publics. La transition sous Oligui Nguema hérite donc de cette crise structurelle aggravée. La grève de décembre 2025 reconduite malgré les accords de janvier 2026 constitue un écho tragique des cycles passés où les rencontres ministériales aboutissent invariablement à des reports sans fin. Laurence Ndong tente de relativiser le 14 février 2026 lors de son intervention sur TV5 Monde : "Le Gabon va beaucoup mieux qu'avant, nous allons régulariser 12000 situations administratives nationalement sur l'année". Cependant, le slogan affirmant que le Gabon va mieux qu'avant le 30 août 2023 est tourné en dérision par les citoyens qui estiment que les faits contredisent brutalement les discours officiels. Le ratio 20 soldes traitées sur 148 promises en février interroge brutalement la capacité budgétaire réelle du gouvernement. Ainsi, le déficit de trésorerie perpétuellement allégué masque des priorités budgétaires radicalement différentes. Les hausses salariales accordées aux militaires fin 2025 et les augmentations d'indemnités pour les députés en novembre 2025 démontrent qu'il ne s'agit pas d'incapacité financière mais de choix politiques délibérés. Les réactions citoyennes traduisent un profond sentiment de trahison et de scepticisme. L'indignation morale domine : les internautes déplorent le manque de parole du pouvoir, jugeant regrettable que des responsables institutionnels ne respectent pas leurs engagements. Donc, les enseignants se retrouvent bernés historiquement par une gestion budgétaire à géométrie variable où l'éducation paie systématiquement le prix de l'absence de courage politique. Généraux servis, enseignants bernés Lors du Conseil des ministres du 29 décembre 2025, le gouvernement adopte un projet de décret modifiant le régime de rémunération des personnels des Forces de Défense afin de revaloriser spécifiquement les indemnités et bonifications des officiers généraux. Ainsi, cette décision vise officiellement à "mieux reconnaître l'expérience accumulée, les responsabilités accrues et les contraintes opérationnelles inhérentes aux fonctions exercées au sommet de la hiérarchie militaire". Parallèlement, en novembre 2025, les députés gabonais voient leurs indemnités mensuelles maintenues à des niveaux confortables, chaque député percevant également 10 millions de francs CFA annuels au titre des fonds de souveraineté, montant porté à 100 millions pour le président de l'Assemblée nationale. Or, ces hausses interviennent dans un contexte budgétaire prétendument contraint où le gouvernement invoque systématiquement le déficit de trésorerie pour justifier les reports concernant les enseignants. Les données budgétaires historiques révèlent d'autres incohérences flagrantes. Selon l'étude de l'économiste Mays Mouissi publiée en 2018, le budget annuel dédié au président de l'Assemblée nationale et à son cabinet s'élevait à 1,13 milliard de francs CFA, celui du président du Sénat à 796 millions de francs CFA. Les anciens présidents de l'Assemblée nationale bénéficient chacun de 55,3 millions de francs CFA annuels pour leur "entretien". Aucun de ces paiements ne rencontre de soucis techniques ni de manque de temps matériel. Ainsi, le train de vie institutionnel demeure exorbitant. Le Conseil Économique Social Environnemental et Culturel, institution largement considérée comme inutile par l'opinion publique, continue de consommer des ressources budgétaires considérables sans production mesurable. Donc, la masse salariale de la Présidence de la République a connu une augmentation significative entre 2023 et 2026 selon les communications officielles. Cette évolution budgétaire intervient tandis que le gouvernement prétend ne pas disposer du temps matériel pour traiter 148 dossiers de mise en solde d'enseignants. La remise en question politique s'intensifie : les citoyens constatent que les hausses militaires et les fonds souverains parlementaires ne souffrent jamais de problèmes techniques, seuls les enseignants subissent ces blocages mystérieux. Verrouillage généralisé, méthode Oligui Le 17 février 2026, la Haute Autorité de la Communication annonce la suspension immédiate des réseaux sociaux sur l'ensemble du territoire gabonais, officiellement pour lutter contre la désinformation et les contenus incitant à la violence. Puis, le 24 février, Laurence Ndong annonce que seules 20 mises en solde d'enseignants seront effectuées au lieu des 148 promises. Ainsi, deux décisions en une semaine révèlent une logique commune : verrouiller. D'abord les flux d'information numérique qui permettaient aux enseignants et citoyens de s'organiser et de communiquer, ensuite bloquer les promesses financières qui conditionnaient la reprise des cours. Le régime d'Oligui Nguema dévoile progressivement sa méthode de gouvernance fondée sur la restriction systématique des libertés publiques, économiques et sociales. Cette séquence déroute profondément les Gabonais qui découvrent un pouvoir militaire installant méthodiquement un contrôle autoritaire sur tous les leviers de la société. Alors que le discours officiel martèle la transparence budgétaire et la rigueur gestionnaire, les actes contredisent brutalement les paroles. Les enseignants deviennent les variables d'ajustement d'un système qui privilégie systématiquement les dépenses de prestige et de maintien du pouvoir au détriment des investissements structurels dans le capital humain. Donc, les 16 milliards de francs CFA promis pour l'éducation semblent purement fictifs lorsqu'on constate que le traitement de 148 dossiers administratifs se heurte prétendument à des "soucis techniques". Cette excuse administrative insulte l'intelligence collective et confirme que le problème n'est jamais technique mais toujours politique. Les priorités budgétaires réelles du régime Oligui Nguema apparaissent désormais avec une clarté brutale : les militaires d'abord, les députés ensuite, les enseignants peut-être jamais. Mars déterminant, explosion probable Le 24 février 2026 marque une rupture décisive dans la crédibilité gouvernementale. Annoncer 20 mises en solde au lieu de 148 ne constitue pas un simple retard technique mais bien une trahison assumée des engagements pris. Le mois de mars sera déterminant. Un nouveau report pourrait déclencher une crise sociale majeure dans un secteur éducatif déjà précaire et fragilisé par des décennies de mépris. Ainsi, si le gouvernement entend réellement sortir de la crise éducative sans provoquer une reprise immédiate de la grève, plusieurs mesures s'imposent immédiatement. Premièrement, publier un calendrier précis et inattaquable des 148 mises en solde reportées en mars avec publication hebdomadaire des dossiers effectivement traités. Deuxièmement, geler toutes les augmentations salariales et indemnités accordées aux hauts dignitaires, députés et militaires tant que les 12000 régularisations promises pour 2026 ne sont pas totalement achevées. Troisièmement, réduire drastiquement les budgets de fonctionnement de la Présidence, de l'Assemblée nationale, du Sénat et supprimer purement et simplement les institutions inutiles comme le CESEC, la Médiateur de la République, le Conseil national de la démocratie (CND) de Séraphin Ndaot Rembogo, et… Quatrièmement, soumettre la gestion du dossier enseignant à une commission indépendante incluant des représentants syndicaux avec pouvoir de contrôle budgétaire effectif. Cinquièmement, publier mensuellement l'état d'avancement des régularisations avec transparence absolue sur les montants décaissés. Or, aucune de ces mesures ne sera vraisemblablement appliquée. Le régime Oligui Nguema a fait le choix délibéré d'une gouvernance "autocratique" assumée, et où les enseignants paient le prix de priorités budgétaires inavouables. Après avoir coupé les réseaux sociaux le 17 février pour contrôler l'information, interdire aux chef d'entreprises de quitter le territoire s'ils ne sont pas à jour avec le CNSS, le pouvoir bloque maintenant les promesses salariales pour contrôler les revendications sociales. Cette stratégie de verrouillage généralisé des libertés publiques et économiques confirme la dérive autoritaire d'un régime qui se drape dans les habits de la moralisation tout en reproduisant les pires travers des gouvernances précédentes, si ce n'est pire. Donc, l'affaire dépasse désormais le simple retard de paiement. Elle devient le symbole d'une gestion publique défaillante qui peine à transformer ses promesses en actes concrets. La vraie question n'est plus de savoir si le gouvernement tiendra ses promesses envers les enseignants. C'est de comprendre combien de temps les Gabonais accepteront qu'on leur mente systématiquement pendant que les priorités budgétaires enrichissent les militaires, les députés et les hauts dignitaires. Pour l'instant, le silence des institutions et l'impuissance des syndicats transforment la justice sociale en simple slogan vide de sens. DB News Read the full article
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