Herboriser à la saison des arbouses. On me demande souvent en quoi consiste « herboriser »… Pour les étudiants de l’ENSP, c’est aller sur le terrain, observer les plantes, leur anatomie, leurs stratégies, les nommer… Mais aussi quelques fois s’y frotter, les gouter. Particulièrement si l’on s’aventure dans un massif forestier où les stigmates de l’incendie sont encore perceptibles, avec une végétation en dynamique de reconquête, et des arbousiers croulants sous les fruits en ce mois de novembre. Parés de couleurs appétissantes, ils sont délibérément irrésistibles pour les oiseaux, tout comme pour les étudiants. Vous avez beau expliquer que Pline, qui vantait déjà la résistance de ce petit arbre méditerranéen aux incendies, mettait aussi en garde contre l’excès de consommation de ses fruits. Vous avez beau expliquer que son nom unedosignifie « j’en mange qu’un seul » … Rien n’y fait, la tentation est trop forte… Et le résultat semble confirmer ce qu’en dit Lamarck dans son encyclopédie… Pour lui, les arbouses causent l’ivresse, des vertiges et stupéfient… Pourtant rien de suspect à priori dans leur composition chimique. Etudiés par Filhol en 1860 [1], ce dernier a trouvé dans les fruits mûrs, 12% de sucre cristallisable, une matière colorante jaune et de la parapectine, substance analogue à la cire. Mais, pour sûr, cette promo de paysagistes de l’ENSPVM n’oubliera jamais le nom de l’arbousier : Arbutus unedo #herborisation #botanique #enspvm #vallondauriol #stebaume #arbouse #arbousier (à Les Encanaux AURIOL) https://www.instagram.com/p/CWxguQ6s3t7/?utm_medium=tumblr