Bibliothèque de Celsius (Celsus Kütüphanesi)
Ephèse, Kusadasi - Turquie (Efes, Kuşadası - Türkiye) 🇹🇷
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Ephèse, Kusadasi - Turquie (Efes, Kuşadası - Türkiye) 🇹🇷
« Le sceau de l’Esprit »
« Le sceau de l’Esprit » Prédication par Andrew Rossiter à Monflanquin le 11 août 2024 Ephésiens 4.30-5.2, Jean 6.41-51
Par une étrange coincidence ces deux passages de la Bible ont en commun un même endroit. Selon la tradition, l’évangéliste Jean se trouve à Éphèse vers la fin du premier siècle, c’est là où il écrit son Evangile. Il fait partie de la deuxième ou troisième génération de chrétiens. Paul est en prison, et c'est encore la tradition qui nous dit qu'il était à Rome, donc autour des années 60-62. Une cinquantaine d’années séparent les deux textes de ce matin.
La lettre de Paul est destinée aux premiers chrétiens de cette ville et aux villes dans la même région. Il écrit pour soutenir et aider ces jeunes croyants à se former et à developper leur communauté, il veut leur donner de l’espérance. Jean, dans son Evangile, a une vision plus large. L’Evangile de Jean n’est pas destiné à être lu par un groupe de personnes, mais s’adresse à tout le monde. Lui, il veut persuader les gens de croire en Jésus-Christ.
Nous pouvons imaginer que la communauté d’Éphèse au temps de Jean était reconnaissant de la foi et l’engagement de leurs grand-parents, après tout c’était eux qui ont entendu la première lecture de la lettre de Paul. Et maintenant leurs petits-enfants participent à la rédaction du quatrième Evangile.
Nous ne savons pas comment ces communautés ont développé entre les années 50 et la fin du premier siècle. Mais nous sommes certains qu’à l’époque de Paul les groupes de maisons était petits, peut-être pas plus que quelques centaines de personnes en total à travers toute la région. Encore plus petit que notre EPUdF aujourd’hui.
Le christianisme était extrêmement minoritaire, nouveau et parfois clandestin, ils se réunissaient dans les maisons privées. Il n’y avait pas encore une organisation centrale, pas de synodes, pas d’ordination, pas de Conseil Presbytéral, même pas de Site Internet. Son impact se mesurait dans le changement de vie des individus qui ont compris qu’un nouveau corps était en train de naître. Un corps où l’individu était incorporé dans un ensemble, quelque soit son passé, il avait désormais sa place.
Ce corps était formé et constitué sur la mort et la resurrection de Jésus-Christ, celui qui se rend présent dans la vie de cette communauté. La lettre explique ce processus, et maintenant son auteur veut décrire comment cette communauté peut se comporter. Au premier regard nous pouvons penser que les chapitres 4 et 5 contient un code moral pour nous dire comment vivre l’Evangile. Il permet aussi de juger, à partir de leurs comportements, si les membres sont sérieux dans leur engagement de foi.
«C’est quand même scandaleux, toutes ces affaires de pédophilie dans l’Eglise, et encore pire quand les autorités essayent de les cacher».
«C’est inadmissible tous ces pasteurs qui se divorcent pour un oui ou pour un non, comme on change sa chemise. Il faut qu’ils montrent l’exemple tout de même».
«Et avez-vous entendu parler de ce membre du Conseil Presbytéral qui prélevait dans la collecte avant de la passer au trésorier?»
«Et que dire de ces rumeurs où certaines paroisses donnent discrètement une enveloppe de billets à la fin du mois au pasteur, pour acheter un nouveau costume!»
Oui, nous aussi, nous sommes confrontés par les exigences éthiques de notre foi. Nos comportements trahissent notre attachement à la foi. C’est bien plus facile de dire ce que nous croyons que de mettre en pratique nos croyances. Et nous pouvons lire ces lignes de Paul comme une liste d’injunctions: de ne pas mentir, ou voler ou se mettre en colère. Mais cette liste est le reflet de qui nous sommes, elle n’est pas du tout une exigence de ce que nous devrions faire afin de devenir croyant. C'est la question en éthiques de comment aller de ce qui est à ce qui devrait être (voir note en bas de texte).
En lisant les courts passages de cette lettre nous perdons de vue la vision globale de Paul. Si vous lisez la lettre d’un trait, vous verrez que la première partie nous dit comment nous avons passé d’une réalité existante à une réalité nouvelle. Avant, nous étions des étrangers pour Dieu, maintenant nous sommes les citoyens de son Royaume. Avant nous étions loins, maintenant nous avons notre place. La différence est capitale et le choix nous appartient: de vivre comme des éloignés de l’amour de Dieu ou d’accepter cet amour dans nos vies.
Bien sûr les difficultés ne sont pas balayées d’un coup. Je suis attristé et déçu par certaines comportements que je vois dans la vie de l’Eglise:
La colère qui déborde, non pas la colère en elle-même, mais cette colère qui cherche à détruire l’autre.
Les mensonges qui font que l’autre devient un objet pour moi.
Les ragots qui sont chuchotés derrière le dos parce que nous n’avons pas le courage de dire en face la vérité en amour.
Les petits jeux de pouvoir qui cherchent à mettre l'autre à sa place.
Le refus de pardonner afin de maintenir l’autre cloisonné dans son erreur.
Et je peux dire si c’est ça l’Eglise, je serais mieux de m’en aller parce que ce n’est pas tellement différent dehors.
C’est ici que les deux lectures se rejoignent.
Jean déclare que Jésus déclare, «Je suis le pain qui donne la vie au monde». Ce pain est inaccessible pour celles et ceux qui veulent grimper jusqu’au ciel pour le prendre. Le vrai pain est celui qui descend du ciel et vient à notre rencontre. Et ce pain n’est pas une chose ou une possession (surtout pas une présence réelle que nous pouvons garder dans un tabernacle), car il est une présence vivante. C’est à dire que le propre de ce pain est de créer du lien et d'ouvrir une relation. Ce pain nous construit dans notre vie ensemble.
Et quand Paul dit que nous sommes scellés par l’Esprit de Dieu, ce n’est pas parce que nous ne volerons plus, ou que nous nous mettrons plus en colère ou que nous arrêterons d’insulter les autres ou de dire du mal, que Dieu va placer son sceau sur nous. Nous le savons, par notre comportement nous ne gagnerons jamais le fait que Dieu nous aime. Nous recevons cet amour.
Certains voient dans l’image du sceau l’acte de notre baptême. Qu’au moment du baptême le croyant est scellé par le Saint-Esprit, peut-être, mais je trouve cette explication un peu mécanique. Le sceau est une garantie et un engagement, une marque de véracité. Il nous est donné comme promesse de la part de Dieu et même si tout n’est pas parfait dans nos vies, nous pouvons toujours compter sur cette promesse.
Nous recevons ce sceau comme la marque de la confiance que Dieu place en nous.
Au cœur de la vie de l’Eglise,
quand le vivre ensemble est difficile et parfois tordu,
quand j’ai du mal à pardonner l’affront et l’humiliation,
quand je ne peux plus voir l’autre comme enfant de Dieu, mais comme celle ou celui qui m’embête,
je sais que je peux vivre et oser l’Evangile.
Les signes de la promesse de Dieu que j’ai reçu comme autant de miettes de pain ou un sceau me disent que je suis accepté tel que je suis. En eux je puise la force de mes paroles et mes gestes de tous les jours. C’est ainsi (et non pas parce que j'ai réussi) que ma journée devient "une offrande et un sacrifice agréable à Dieu".
Note: Être à devrait être. Il s'agit d'un vieux principe, souvent attribué à David Hume. Il signifie qu'il n'existe pas de chaîne de raisonnement permettant de passer d'affirmations factuelles sur la façon dont le monde est à des affirmations normatives sur la façon dont les choses devraient être.
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L'Histoire ecclésiastique de Théodoret de Cyr
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L’auteur
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Les Sept Dormants d'Éphèse
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Le site d’Éphèse est un lieu très apprécié par les chats. Tout le long de la visite, on en croise vraiment beaucoup, ce sont en quelque sorte les gardiens des lieux.
Efes
Situé à 80 km au sud d'Izmir et à 18 km à l'Est de la station balnéaire de Kusadasi,le site archéologique d'Ephèse (Efes en turc) est l'un des plus vaste de Turquie. Cela s'explique facilement par le fait que, sous l'empire romain, Ephèse était la capitale de la province d'Asie mineure. L'édifice le plus célèbre est la bibliothèque de Celsus (1ère photo).
Source: www.la-turquie.com