Eric Caravaca, 2017 by Stephan Vanfleteren
seen from China

seen from Singapore
seen from United States
seen from China
seen from Spain
seen from United States

seen from United States
seen from Uzbekistan

seen from Spain
seen from Italy
seen from Türkiye

seen from United States
seen from Malaysia
seen from Russia
seen from China
seen from Singapore
seen from Norway
seen from United States
seen from China

seen from India
Eric Caravaca, 2017 by Stephan Vanfleteren
“Yeki boud, yeki naboud. There was someone, there was no one. That is how Persian tales begin. Yeki boud, yeki naboud.”
— Poulet aux prunes (2011) Dir. Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud
La comédienne Sarah Suco s’inspire de sa propre vie dans un premier film en tant que réalisatrice, “Les éblouis”, qui raconte la trajectoire d’une famille prise sous l’influence d’une secte. Camille a 12 ans et son rêve c’est de faire du cirque. Elle est d’ailleurs inscrite dans une école de cirque et le film commence dans l’éblouissement d’un spectacle de fin d’année, à la lumière des spots et le visage plein de paillettes illuminé par le sourire de la jeune fille. Le visage s’éteint lorsque la mère (Camille Cottin) refuse de rester à la fête. Il faut dire qu’elle est épuisée avec ses quatre enfants... Le père plus compréhensif trouve une solution qui agrée tout le monde: il ramène tout le monde et accorde à Camille de rester seule à la fête durant deux heures. Le début du film à la fois s’oppose à la suite du film et à la fois l’annonce. Parce que l’arrivée dans une secte est un engrenage qui peut partir d’aussi peu que l’épuisement d’une mère qui trouve enfin soutien et écoute. Sarah Suco parvient à montrer l’emprise que peut avoir une secte avec intelligence et subtilité tant par le choix de ses acteurs utilisés ici à contre-emploi (Jean-Pierre Darroussin en “berger” dont la bienveillance fait froid dans le dos et Camille Cottin en mère débordée aveuglée par un bigotisme soudain) que dans la trame qui oscille entre l’accueil doux et bienveillant de la communauté et les hésitations de Camille (Célest Brunnquell) prise entre l’amour de sa mère et son besoin de vivre une adolescence “normale”. Cinématographiquement parlant le film est simple mais il repose sur une interprétation solide et sonne juste, sur un sujet rarement évoqué au cinéma mais qui est tout aussi nécessaire que la radicalisation terroriste.
Lover for a Day (2018)
“A sense of unfinishedness makes Lover for a Day the effective exercise that it is. Its characters are strong enough to come across as fully formed individuals and not one-note creations who live and die according to their screen time.”
https://bit.ly/2KpNSE2
Découvert l’an dernier à Cannes, ce superbe documentaire sort enfin dans les salles belges. Dans Carré 35, l’acteur Eric Caravaca mène l’enquête sur un secret de famille enfoui depuis toujours. Ce secret est remonté à la surface le jour où il a fondu en larmes, sans comprendre pourquoi, devant la tombe d’un enfant qu’il ne connaissait pas. Il avait toujours cru qu’il n’avait qu’un frère, mais il y a eu, avant eux, une sœur, décédée à l’âge de trois ans. De cet enfant, plus aucune trace, plus aucune image. Mais Caravaca, déterminé à comprendre, va s’engager à recoller les morceaux du puzzle. Mettre un visage sur ce fantôme, mettre des mots sur ce secret, sur cette douleur. Avec courage, sensibilité et extrême pudeur, il va interroger ses parents, il va enquêter sur l’histoire de sa famille, sur l’histoire de cette soeur qu’il n’a jamais connue. Cette autopsie familiale, extrêmement intime, est profondément bouleversante. Parce que la démarche est désarmante de sincérité et d’humanité, et parce que les parents ne sont jamais jugés. Et si le film prend une plus grande ampleur encore, c’est parce que Caravaca croise son histoire intime, dite « petite », avec la « grande » Histoire. Film court (1h07), Carré 35 est néanmoins puissant et d’une grande richesse. A voir absolument.
A lire: la critique de Télérama
Critique & Interviews / "L'intruse" (2024) : Mélanie Doutey face à la nounou maléfique Lucie Fagedet
A partir de ce mardi 5 mars, France 2 nous invite à nous plonger dans L’intruse, un thriller psychologique singulier de Nathalie Abdelnour avec Mélanie Doutey et Lucie Fagedet. L’avis et la critique de Bulles de Culture sur cette série triplement primée à Luchon, ainsi que notre interview de l’équipe. Continue reading Critique & Interviews / “L’intruse” (2024) : Mélanie Doutey face à la nounou…
Lover for a Day (L'amant d'un jour) (2017) Philippe Garrel
December 1st 2020
L’annonce 2015