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Fet.nat / M pour Montréal • • shot for @clashmagazine • • #fetnat #montreal #mformontreal #escogriffe #vsco #igersmtl #concertphotography (at l'Escogriffe Bar Spectacle) https://www.instagram.com/p/BuZTRZUHVfn/?utm_source=ig_tumblr_share&igshid=142d3qraz4vcl
Lo Moon / l’Esco • #lomoon #montreal #escogriffe #igersmtl #vsco #concert #mattlowell (at l'Escogriffe Bar Spectacle)
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“Do you know who Gilbert Rozon is? No? Then take Weinstein. Or, or, or, or, or,...” - @amymillanforreal intro-ing Real Thing ❤️ That was a good one. Thank you for everything @montrealstars 🙏 • • #stars #montreal #escogriffe #setlist (at l'Escogriffe Bar Spectacle)
Un 30 mars à Montréal... Vanwho, Big Brave, The Electric Vomit...
15h: Le journaliste torontois Sam Sutherland était de passage à Montréal pour discuter de son nouveau livre Perfect Youth: The Birth Od Canadian Punk avec Ralf Alfonso, fondateur du premier club punk au pays - le Crash & Burn à Toronto. On s'est davantage régalé des souvenirs du vétéran qu'on en a appris sur le livre, mais ensemble les deux hommes nous ont fait revivre une époque forte de la musique. Illustrant à quel point le punk était désavoué par les médias, Ralf Alfonso rappelait la «grande soirée punk» d'une radio ontarienne, qui s'est avérée être un festival de démolition de ces vinyles qu'ils détestaient. Les mythes entretenus par les personnages et la présence de plus en plus forte de la mafia dans le mouvement ont aussi été abordés. À lire dans le livre de Sam Sutherland. http://perfectyouthbook.com/
18h: Pour enregistrer son premier E.P., la chanteuse Vanwho a invité son public à l'accompagner en studio. Au centre d'une petite chambre toute de bois recouverte, la jeune femme éclatait de plaisir et de spontanéité. Certaines chansons sont bâties sur des rythmiques diablement efficaces, certaines le sont sur des structures étonnantes et d'autres sont plus ordinaires, mais elle a gardé notre attention captive grâce à son énergie et sa complicité avec ses musiciens. À la contrebasse, Isabelle Girard Meunier a le groove naturel et contagieux. À la guitare et au clavier, Louis-Philippe Poisson impressionne par sa vélocité. Il changeait constamment d'instrument et maîtrisait une panoplie si vaste de sons qu'on pouvait facilement l'imaginer dirigeant une armée complète. On a passé un très bon moment en leur compagnie, mais Vanwho a une personnalité forte qu'on espérerait plus présente dans ses chansons. Surtout, elle cherche encore la couleur de sa voix - on fait le saut lorsqu'elle saute d'un registre à l'autre - , et on tique un peu pendant les chansons en anglais. http://www.youtube.com/watch?v=UYeBJeozMOc
22h: Un petit tour au divan orange pour y découvrir Big Brave sur scène, nouveau projet de deux artistes multidisciplinaires actifs depuis plusieurs années sur la scène post-rock-expérimental. Louis-Alexandre Beauregard est l'un des visages derrière la série de concerts trifluvienne Feux de forêt dans le désert. Son étiquette indépendante Aribin Sillah (en hiatus depuis 2010) comptait dans ses rangs deux groupes de Mathieu Ball: DangerDangerMammothHunter et Hey Predator!. Ensemble, avec la chanteuse et bassiste Robin Faye, ils s'aventurent dans des paysages plus sombres, plus sensibles. Leurs pièces sont lourdes, assez stoïques jusqu'à ce qu'elles explosent, et à chaque fois l'effet est parfaitement réussi. Le premier coup de batterie du concert résonne encore dans mon corps, c'est dire. Souvent la batterie continue à marcher seule pendant un long moment à la fin des pièces, pour un moment d'introspection bienvenu après les frissons de l'acmé. Les musiciens sont impassibles sur scène et la voix pas toujours assez musclée, mais sous les drones qui peinturent les pièces à grands traits vivent toutes sortes de gemmes sonores à découvrir. À déconseiller aux impatients, à voir si vous vous sentez à fleur de peau. http://bigbrave.bandcamp.com/ www.youtube.com/watch?v=KoyZ61tta5s
23h: Retour à la case départ, je rejoins l'esco pour le spectacle qui supporte la mini tournée de promotion du livre Perfect Youth. Gerbia est en pleine prestation et j'ai l'impression que le temps s'est rembobiné à toute allure. Le groupe nous fait revivre le temps où le punk à la Boulimik Foodfight avait le devant de la scène. Des chansons d'une minute 30 avec un chanteur qui se démène comme un diable dans de l'eau bénite, qui peu importe la réaction de la foule s'amuse comme dans un terrain de jeu. C'est baveux, super énergique et parfaitement tordant. Sam Sutherland a ensuite réuni deux groupes punk mythiques de Montréal actifs au total entre 1977 et 1979, The Electric Vomit et The Normals, qui à la différence de bien des vieux groupes qu'on a pu voir ces dernières années ont donné deux excellents shows. Il faut dire que le chanteur d'Electric Vomit, Rick Trembles, n'a pas quitté la scène depuis (The American Devices, Sacral Nerves). Il semble quand même tout droit sorti d'un autre temps avec ses caricatures de lunettes fumées et sa drôle de prestance. Sur son lutrin, il avait accroché toutes ses paroles, ses accords et ses commentaires. Excellent show aussi de The Normals, que vous pourrez revoir sur scène le 17 mai au cabaret Underworld et le 31 mai à l'hémisphère gauche. Gerbia: http://www.gerbia.net/ The Electric Vomit: http://www.mtlpunk.com/the-electric-vomit/ The Normals: http://tmhowe.wix.com/normals#!
El Napoleon et Corona Ferox à l'Esco, 13 mars 2013
El Napoleon, excellent nouveau projet avec entre autres Joey Chaperon Cyr (Final Flash, Dj Napoleon) et Maxime Hébert (Final Flash, Afrodizz, Ghost Limbs), donnait son premier show hier. On aurait pu croire à une version rock de Meta Gruau tant la voix était noyée dans le reverb et oeuvrait dans le même genre de rythmique et d'énergie. Mais El Napoleon est justement hyper tranchant rythmiquement, jouant beaucoup sur les tuttis, souvent surplombés d'une guitare solo surf.
Introduit par un solo d'un sorcier violoniste, le duo Corona Ferox avait revêtu son habituel costume à long chapeau. Côte-à-côte, chacun guitare aux bras et tambours aux pieds, ils se sont lancés dans un rock encore une fois très rythmique, mais très brouillon. Même si le duo joue souvent on pourrait croire à un manque de pratique ou de considération, dommage car on perdait l'énergie qui avait été si solidement amenée par El Napoleon.
ESCOGRIFFE
On est parfois tenté d'utiliser un terme pour son sens figuré. On risque alors de s'éloigner de son sens original et d'en user à mauvais escient. Forte est l'envie, par exemple, de qualifier d'escogriffes certains de nos responsables politiques. Mal nous en prendrait. Car si l'escogriffe est assurément un escroc, il est d'abord un individu de haute stature.
Une tentative de blog revendiquée par Rushmatic