Bound by blood - Chapitre 2 (VF)
Synopsis : Dans un monde sorcier ravagé par la guerre, une nouvelle politique de natalité impose le mariage forcé entre jeunes adultes pour "reconstruire la société magique". Evangeline Phantomhive, brillante et cynique née-moldue, se retrouve mariée contre son gré à Draco Malfoy, ancien Mangemort désillusionné. Dans un bureau sans lumière, ils signent un contrat qui les lie à vie. Entre rancunes, regards fuyants, cynisme mordant et fantômes du passé, ils devront apprendre à cohabiter… et peut-être, à se comprendre.
Fandom : Black Butler x Harry Potter
Pairing : Draco Malfoy x Evangeline Phantomhive (OC)
Thèmes : Mariage forcé, post-guerre, préjugés, rédemption, haine-to-love lent, choc des classes, trauma, politique magique, héritage familial, tension romantique
Trigger Warnings : Mariage forcé, discriminations (sang-pur vs né-moldu), traumatisme post-guerre, remarques misogynes et xénophobes, anxiété, consentement nuancé, +18
Univers : Canon-divergent / AU post-guerre (lois magiques restrictives – reconstruction du monde sorcier après la guerre)
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Evangeline faillit trébucher quand ils eurent transplanés. Draco avait déjà commencé à s’avancer, le dos droit comme un exilé ou un homme condamné à l’abattage qui ne pouvait fuir son destin. Et honnêtement, elle ne pouvait que le comprendre et s’identifier à sa douleur.
« Au moins, il reste digne. » Pensa-t-elle.
Tous deux savaient très bien ce qui les attendaient ce soir : la nuit de noces. Scellée par un contrat magique qui les obligeaient à consommer sous peine de mort immédiate. Elle savait parce qu’elle avait lue attentivement la clause – rédigée de manière ridiculement petite et à peine visible dans le bureau sinistre du bâtiment administratif.
Avant même de l’avoir lue, elle avait compris. Elle n’était pas dupe. C’était exactement ce qu’on attendait d’eux. Copuler. Se reproduire. Comme du vulgaire bétail.
Avec un frisson de malaise intense, elle se remémora le sourire froid de l’officiant quand il leur annonça – « Vous voilà mariés, félicitations. Le ministère de la magie est ravi de vous avoir comme volontaires dans notre programme de reconstruction. »
Ce mot sonnait comme la blague la plus cruelle qu’elle n’avait jamais entendu. Ils n’avaient eu aucun choix. On les avaient attribués ensemble pour... En réalité, elle ne savait pas pourquoi. Elle s’était juste dit qu’ils avaient dû trouver hilarant de la marier à un ancien nazi en robe de sorcier.
Ironiquement, la blague aurait eu un potentiel d’hilarité important si elle n’en était pas la cible.
D’un pas craintif, elle se lançait à la suite de son époux, s’attendant à ce qu’il cherche déjà à la semer pour espérer se débarrasser d’elle. La blonde ne s’enquérait pas de le poursuivre ardemment. Elle resta à une distance de quelques pieds de lui.
Au loin, elle vit la silhouette d’une maisonnette se dessiner dans le brouillard écossais. Un cottage à pierres blanches, vêtue d’un toit en chaume et les fenêtres étaient encadrées par des volets en bois non peints, en pin brut. Une cheminée se dressait sur la bâtisse, de la même que du reste de l’édifice. Une allée de fleurs leur ouvrit le passage vers le porche. Malfoy déverrouilla machinalement la porte en pin poncé, poussa le bois sans l’attendre.
Elle resta dans l’allée une seconde. Ce n’était certainement pas comme ça qu’elle imaginait la maison du fameux – ancien étudiant – mangemort. Celui qui avait causé la perte de Dumbledore en 1996. Elle ne savait trop ce à quoi elle s’attendait, une cave ? Une cabane tordue et pourrie ou un cottage peint en noir dans une réplique grotesque du manoir de la famille Addams ?
Mais certainement pas un charmant cottage de campagne.
Elle n’avait jamais connue Draco Lucius Malfoy. En fait, avant cet après-midi funeste, elle ne l’avait jamais rencontré. Elle n’avait eu vent que de rumeurs et légendes l’entourant. Evangeline savait que 2 ans avant son admission à Poudlard, il avait été la cause de la mort du plus grand sorcier du XXe siècle, Albus Wulfric Brian Dumbledore.
Elle n’était arrivée à l’école de sorcellerie de Grande Bretagne en 1998, année suivant la défaite deLord Voldemort.En réalité, elle aurait dû rejoindre plus tôt le monde magique – en 97. Mais étant étudiante née-moldue, ses documents avaient été détruits par le Gouvernement de Pius Thicknesse pendant la prise de pouvoir de Tom Jedusor.
Néanmoins, elle remerciait le Ciel de lui avoir épargnée la dictature fasciste d’un suprémaciste du sang magique pour son 11e anniversaire.
Le système des castes sorcières n’avaient jamais été réformés, ce qui lui avait valu le statut de « sang-de-velours » – un terme relativement charmant pour faire références à ses origines moldues et son titre de noblesse.
Elle secoua la tête, sortant de ses pensées envahissantes. Elle inspira une bouffée d’air avant de s’avancer pour découvrir son nouveau chez-elle. Ses yeux de jades scrutèrent le salon. Son regard fut attiré directement par la cheminée centrale, en brique et bois, imposante et chaleureuse – comme le reste de la pièce.
Les fauteuils et l’unique canapé habillaient de part et d’autre la salle, en velours vert. Le tapis d’arabesque bordeaux délavés couvrait le plancher de la maisonnette. Une large bibliothèque engloutissait toute la largeur du mur à gauche des assises, une échelle roulante adossée à la structure en bois.
Puis sur sa propre gauche, une table ronde, sur laquelle était disposée une mallette que Malfoy consultait avec un air grave.
« Qu’est-ce qu’il y a ? » Demanda la blonde, incertaine.
Draco tourna simplement la valise vers elle. L’effroi se lisait dans ses prunelles.
De la lingerie, un tube de lubrifiant, un capteur de grossesse magique et le pire de tout... Un bavoir.
Sa mâchoire trembla, un rire jaune franchit ses lèvres.
« C’est une plaisanterie ? »
Le regard sombre de son mari lui donna la réponse mais Malfoy ricana sur le même air qu’elle.
« Le ministère nous a fait don du « nécessaire » pour notre devoir. » Lâcha l’homme, grinçant des dents.
Elle s’appuya sur la table tandis que Draco continuait de la fixer avec un regard qu’elle ne put interpréter correctement. Il semblait dévasté, pâle comme un cadavre. Parce que le message du ministère était on ne peut plus clair.
Evangeline porta ses mains frêles à son visage – l’angoisse peignant ses traits avec une langueur désastreuse. Elle sentit son pouls dans ses tempes avant d’expirer longuement. Ces objets distribués comme accessoires pour sa nouvelle vie la confronta à la fatalité qui était la suivante : elle n’était qu’un utérus pour procréer.
« C’est un cauchemar. » Murmura-t-elle.
« Tu es longue à la détente. » Claqua Malfoy.
Ses yeux verts se durcirent sur lui. « C’est inutile de remuer le couteau dans la plaie. »
A sa surprise, il détourna simplement le regard, comme s’il regrettait ses paroles. Il traîna les pieds dans la cuisine, passant l’arche qui les séparait la pièce de vie.
« Je vais cuisiner. » Annonça-t-il.
Elle hésita un instant avant de l’interpeller. « Je vais t’aider. »
« Ne te sens pas obligée. » Dit-il en ouvrant un placard et lui tournant le dos.
Une part d’elle se sentit soulagée, elle hocha la tête en se pinçant les lèvres. Ses yeux glissant sur la gauche, le couloir courant à travers le cottage.
« D’accord, je vais visiter. »
Elle partit sans demander son reste, traversant le couloir à la recherche de nouvelles pièces. Si elle était restée un instant de plus, elle aurait vu les épaules de Draco se tendre avant de s’affaisser de déception.
Concentrée dans son exploration, elle entra dans la salle de bain. Les murs étaient vêtus de la même pierre qu’à l’extérieur, inégales et donnant l’atmosphère cosy dans la pièce d’eau. Un lavabo était accroché au mur latéral, le miroir qui reflétait son reflet au dessus de la vasque.
Sur le côté droit de la pièce, contre la fenêtre se tenait une baignoire en pierre. Au dessus d’elle, des cavités creusées dans la roche qui étaient décorées de bougies et de pots en verres remplies de plantes médicinales.
Et dans le coin de gauche, dans un renforcement fermé, des toilettes également construire en roche et en bois. La lumière du crépuscule éclairait les dalles de la salle de bain, donnant l’apparence d’une grotte aménagée en cocon.
Souriant malgré elle, elle continua son chemin pour trouver ce qui s’apparentait au bureau de Malfoy. La blonde y trouva un bureau massif, un siège en cuir et une toile couvrant un mur. Seul le bois d’un chevalet dépassait.
« Malfoy est un artiste ? » Songea Evangeline avant de s’arrêter devant la dernière pièce de la maison, la chambre. Leur chambre.
Sa main se posa délicatement sur la poignée ronde, avant qu’elle n’ouvre la porte doucement. Un grand lit en baldaquin couvert d’une parure verte et bordeaux se présenta à elle. La tête de lit en bois massif taillée de créatures magiques qui bougeaient l’enchanta. Sur la table de chevet, une boule de cristal reposait, à côté d’un chandelier à trois têtes.
Des livres étaient éparpillés un peu partout dans la chambre, au sol et sur les étagères encadrant le lit. Elle s’assit sur le matelas, scrutant la penderie elle aussi taillée, un centaure lui fit la révérence à travers le bois à laquelle elle répondit par un sourire.
Peut être... Peut être que Draco Malfoy n’était pas aussi terrible qu’on le prétendait. Du moins, c’était ce que son intérieur semblait dire de lui. Elle pouvait voir la personnalité de l’homme dans les murs. Beaucoup de livres sur l’alchimie et l’art des potions, des tableaux de paysages doux ou mélancoliques, des teintes chaudes et sombres contrastants avec son air gris et froid ainsi que du matériel d’art.
Cela ressemblait plus à l’antre d’un romantique mélancolique plutôt qu’à un repaire de mangemort.
« Je dormirais dans le canapé cette nuit, si ça te met plus à l’aise. »
La voix de Draco la fit sursauter. Elle posa sa main droite sur son cœur par réflexe, sentant son organe battre dans sa cage thoracique. Malfoy resta dans l’encadrement de la porte, fixant un point invisible sur l’armoire.
« Je, non, tu es chez toi. Je peux dormir dans le canapé si ça te gêne après... » Elle se coupa, se mordant la lèvre pour ne pas finir sa phrase.
« C’est chez toi aussi désormais. » La coupa-t-il, avant de laisser planer le silence une seconde. « Ça ne me dérange pas, de dormir dans le même lit. »
Elle hocha lentement la tête. « Très bien. Je, moi non plus. »
Draco imita son geste, sa main se glissant à l’arrière de sa nuque pour camoufler sa nervosité. « Le dîner est prêt. »
Et c’est ainsi qu’ils se retrouvèrent à la même tablée, dans un silence de mort à manger un plat de spaghettis bolognaises préparés par le sorcier blond. Une fois qu’ils eurent fini tous les deux, Evangeline débarrassa leurs assiettes pour les déposer dans l’évier de la cuisine avant de s’accrocher à la céramique. Ses phalanges devinrent blanches avant qu’elle ne se retourne vers Malfoy qui gardait ses yeux gris fixés sur elle.
« On n’est pas obligé de... »
« Si, il le faut. Tu as lu le contrat comme moi. » Répondit-elle sans croiser son regard.
Draco fronça les sourcils, baissant les yeux sur la table de la salle à manger. Il passa sa main droite sur son visage, tirant la peau de sa mâchoire et se mordant la lèvre. Evangeline releva la tête pour croiser ses yeux.
Elle fut rassurée de constater le même air qu’elle sur son visage, le malaise. Elle récita à voix basse « God save the Queen », s’attirant le regard confus de son mari. Puis, elle ferma les yeux un instant.
Evangeline s’avança vers Draco, toujours assis. Elle serra les poings contre ses jambes.
« Allons-y. » Ordonna-t-elle avant de tourner le dos et d’avancer vers la chambre.
Elle entendit la chaise de Malfoy grincer quand il se leva alors qu’elle passait l’encadrement de la porte pour s’asseoir sur le bord du lit. Il suivit après peu. Déposant la mallette au pied du lit avant de s’asseoir à côté d’elle.
Aucun des deux ne parlait. Ils avaient tous deux leurs mains sur leurs genoux respectifs avant qu’ils ne croisent le regard de l’autre à nouveau. Evangeline se lécha les lèvres par nervosité à l’idée de l’acte qu’ils allaient commettre.
Elle se chuchota un dernier encouragement subtil avant de se tourner vers lui et de tendre la main vers la sienne, ses doigts caressant à peine les siens. Draco déglutit, tournant par mimétisme son torse vers elle. Il agrippa ses doigts avec les siens, tremblant.
Sa chevalière froide contrastant avec la chaleur de sa peau. Son autre main se glissa lentement vers son visage, ses yeux cherchant le moindre désaccord dans les siens. Evangeline hocha subtilement la tête, se penchant légèrement vers le blond quand sa paume se posa sur sa joue.
Le vert rencontra le gris avant qu’ils ne se penchent, leurs nez se touchant à peine. Un battement passa avant que leurs lèvres ne se rejoignent. Les mains douces d’Evangeline passèrent dans ses cheveux argentés, le baiser se fondant dans une valse respectueuse.
Draco passa doucement son bras autour de son dos avant de la pousser délicatement vers l’intérieur du lit. Il rompit le baiser un instant, croisant le regard de sa femme qui s’installait plus confortablement au centre du lit avant qu’elle ne le tire vers elle à nouveau.
Il ferma profondément les paupières, luttant contre la honte de ressentir du désir, pendant que ses mains s’accrochaient à son dos et que les siennes glissaient dans ses mèches décoiffées. Il poussa un léger gémissement quand elle tira trop fort, elle s’excusa contre ses lèvres brièvement avant qu’il ne les capture à nouveau en secouant faiblement la tête.
Ils se déshabillèrent mutuellement avec douceur. Ils se retrouvèrent en sous vêtements tous les deux, à fuir le regard de l’autre de manière pudique. Malgré tout, ils se tenaient la main.
Draco serra la sienne dans sa paume plus grande avant de la lâcher et d’attraper la mallette. Il lui tendit le lubrifiant. Elle l’attrapa tandis qu’il lui tournait le dos, fixant la fenêtre en face de lui.
Evangeline expira mollement en retirant ses derniers morceaux de tissus. Elle se glissa sous le drap, étalant le lubrifiant sur la pulpe de ses doigts avant de les glisser entre ses jambes. Elle ferma les yeux, tandis qu’elle dessinait des cercles sur son bourgeon sensible. Elle se mordit la lèvre, son souffle chaud devenant plus erratique.
Son autre main frôla sa poitrine, jouant avec le téton entre ses doigts habiles. Un gémissement doux lui échappa. Elle ne remarqua pas la silhouette de Draco qui s’était tendue face à elle, ni que son souffle s’était accéléré.
Plusieurs minutes passèrent où elle s’aventurait dans ses nouveaux draps, son époux encore inconnu en face d’elle. Malgré la tension dans ses gestes, elle souhaitait avant tout que la pénétration ne soit pas un calvaire en plus du reste.
Draco avait ses mains blanches à force de serrer ses genoux. Il voulut fermer les yeux mais la sensation était pire. Il se sentit dégoûté en sentant son membre se tendre contre son ventre en réponse des soupirs de sa femme derrière lui.
Il sentit le pied d’Evangeline le heurter et il constata que les bruits avaient cessés. Il s’autorisa à jeter une œillade par dessus son épaule et fut soulagé de la voir couverte du drap. Il lécha ses lèvres sèches avant de retourner sur sa place sur le lit à côté d’elle.
Draco chercha dans son regard l’accord tacite avant de retirer son dernier vêtement. Il apprécia le fait qu’elle détourna pudiquement le regard avant qu’elle ne dévoile son corps sous le drap, l’invitant à la rejoindre dessous.
Il se glissa entre ses jambes, le drap encadrant son dos et s’accrochant à ses hanches alors qu’il s’assit sur ses talons, une main à côté de l’épaule de la blonde aux yeux verts. Ils préfèrent se regarder droit dans les yeux plutôt que d’observer le corps de l’autre et ce geste leur parut encore plus intime.
Il pompa doucement son membre pour se préparer avant qu’elle n’attrape doucement son visage pour qu’il l’embrasse. Il se laissa tomber sur ses avants bras, répondant au baiser, sa langue se mêlant à la sienne.
Ils ne voulaient pas que leur première fois, leur nuit de noces forcée soit un viol. Leur douceur, c’était un pied de nez à l’institution qu’était le ministère qui les considéraient comme des animaux reproducteurs. Ils s’autorisaient, non, s’octroyaient le droit de partager cet acte comme deux êtres vivants et pas comme des bêtes marquées d’un matricule.
Il se frotta contre elle, la blonde répondant à sa friction, tous deux soupirants de plaisir. Ils continuèrent un moment, avant qu’Evangeline ne murmure contre sa bouche.
Il acquiesça en silence, craignant que sa voix ne le trahisse. Draco attrapa son membre, le caressant contre son entrée humide mais n’y entra pas de suite. Il empoigna le lubrifiant avant d’en étaler une partie sur sa hampe et sur sa chaleur.
Après un regard et un sourire maladroit échangé, il s’introduit lentement. Il garda ses yeux vers son visage, captant le moindre micro-mouvement de douleur pour s’arrêter avant de reprendre quand elle hochait la tête en s’accrochant à ses épaules.
Le couple soupira de bonheur malgré eux. La sensation d’être liés étaient galvanisante en dépit de la raison pour laquelle ils l’étaient. Draco attendit un instant pour leur laisser le temps de s’habituer ensemble de la sensation avant qu’Evangeline ne pousse sur ses pieds pour lever ses hanches vers les siennes.
Il posa son front contre le sien, ses hanches continuant le vas-et-vient dans une douceur qu’on ne lui soupçonnerait pas. Evangeline enroula ses jambes autour de sa taille avant de lui murmurer d’aller plus vite.
Il obéit sans broncher, sa gorge traîtresse laissant échapper un gémissement tremblant. Elle ferma les yeux, se mordant la lèvre en essayant de retenir ses bruits gutturaux sans succès.
Puis, tout d’un coup, elle délia ses jambes de sa taille et ne répondit plus à ses mouvements. Il s’arrêta, craignant l’avoir blessée mais une paume douce se posa sur son torse avant de le pousser lentement sur le dos. Il se laissa faire, curieux et confus.
La blonde encadra ses cuisses autour de ses hanches, grimpant sur son ventre avant de le monter. Les mains ouvertes sur son poitrail, elle le chevaucha avec langueur, gardant ses yeux sur lui.
Malfoy ne put détacher son regard d’elle, sa femme, en train de le prendre entièrement alors qu’il était allongé sur le dos. Il posa ses mains sur ses cuisses, l’accompagnant dans sa cadence. Il ferma les yeux, la sensation de plénitude l’enlaçant dans une étreinte réconfortante.
Il se redressa quelques instants plus tard, la redéplaçant sur le dos à nouveau, lui laissant tout le temps du monde de l’arrêter. Il l’embrassa en premier, sa langue explorant sa bouche avec convoitise alors qu’il s’insérait à nouveau dans sa chaude étreinte.
Le tempo changea, elle soupira dans son oreille d’aller plus vite. Encore.
Il s’y attela, ses mains agrippées à ses fesses tandis qu’il frappait à chaque fois le col de son utérus. Ils gémissaient en tandem, un nœud se serrant à une vitesse et une puissance fulgurante avant qu’ils ne soient frappés par la foudre. Un éclair blanc et ils s’effondraient dans les bras l’un de l’autre.
Un sanglot déchira l’air.
Evangeline s’était recroquevillée sur elle-même en sentant le mélange de leurs fluides s’échappant d’entre ses cuisses. Draco l’enlaça et elle fondit dans sa poitrine. Il se rendit compte que ses joues étaient humides, ne s’étant même pas rendu compte qu’il pleurait aussi.
C’était trop. Tout l’était. La mascarade du ministère, la pression, l’intimité volée et pourtant rendue. Ils avaient résisté, à leur façon. Ils n’étaient pas Monsieur et Madame Malfoy. Ils étaient Draco et Evangeline et ils se réconfortaient dans la chaleur de l’autre. Deux humains, cherchant la douceur.
« De quoi, d’être humain ? » Répondit-elle.
Et ainsi, ils s’endormirent.