Je me réveille vers 7h15 mais traîne une bonne demie heure de plus. Je descends avec mes affaires pour le petit déjeuner, miel, confiture, beurre de cacahouète, mon bolo levedo que je fais griller et me prépare du café.
Je prends mon temps, la TV allumée sur une comédie américaine. Ma voisine de la chambre d'à côté, Joana, me rejoint dans la cuisine.
On lance une machine de linge ensemble et on se dit qu'on mettra le tout à sécher en fin de cycle. D'ici là on ira faire un tour en ville.
On y part ensuite, un moment ensemble puis je pars de mon côté. Je m'arrête boire un café et une pâtisserie dans une padaria sur le boulevard pavé et prends un pain aux céréales tout rose pour mon sandwiche.
Je fais un détour par le musée de Horta, car il pleut maintenant. Il est sur tout un étage et contient une partie sur la religion, une autre sur le centenaire de la traversée de l'atlantique en avion.
Il y a aussi toute une partie sur le développement du télégraphe dont les lignes passaient par les Açores comme un point névralgique entre les Amériques et le reste du monde.
Dans le couloir il y a des vieux pianos, des accessoires optiques de navigation, des scaphandres.
Et une salle d'un artiste Açorien, Euclides Silveira da Rosa, de Faial qui a construit des maquettes à l'aide de la matière récupérée au cœur des branches de figuier. Il se compose de pièces commencées en 1936 et exécutées sur 10 ans, des bateaux, des paysages, des maisons, toutes avec un détail impressionnant.
Je rejoins ensuite Joana et lui propose qu'on loue une voiture ensemble au lieu de prendre un bus puis un taxi, le tout nous revenant bien moins cher à chacun.
On déjeune tranquille et le temps commence à s'améliorer tandis que notre lessive sèche à son aise dans le sèche linge.
Après un coup pour rien au terminal des bateaux (les bureaux des loueurs n'étaient pas ouvert), mais une vue dégagée pendant quelques minutes sur la Montanha Pico, on se rend dans une agence sur le boulevard.
On loue Simone n°3, une panda de quelques 80 000 km. Durant l'attente de la préparation de la voiture, la jeune fille de l'accueil nous montre la Webcam de la Caldeira, et nous conseille d'y aller en premier car c'est dégagé.
On suit son conseil et on file vers 14h30 à la Caldeira faisant quelques arrêts à différents Miradouros.
La route est sale dans la forêt, il a du faire orage dans la nuit. La vue sur la Caldeira est magnifique et le brouillard pas loin. On reste un peu là haut, profitant du grand air.
On prend ensuite une route bien défoncée en direction de Cedros, sur la côte nord. De là on se met à suivre la route côtière sans trop voir les fajas ou les plages car il y a des averses qui nous coupent la vue.
On s'avance vers la Ponta dos Capelinhos, cette partie d'île qui s'est ajoutée lors de l'éruption de 1957 à 1958, avec près de 8 mois sans discontinuer.
Le musée est déjà fermé, on y retournera demain. On prend tout de même des photos depuis le phare.
On reprend ensuite la route sur la côte sud cette fois s'arrêtant à de jolis points de vue. On finit notre boucle d'aujourd'hui sur la colline où j'étais hier soir et on a droit à un petit bout de soleil couchant derrière les nuages.
On s'arrête ensuite au Peter's Café Sport, et malgré l'heure, 18h30, on se prend une magnifique soupe de poisson, avec des vrais morceaux et des patates, bien épicée. Le tout pour seulement 3,5 euros.
La déco intérieure va avec son historique de bar de la marina (déjà 105 ans d'existence), avec des fanions signés, des autocollants, des annonces pour rechercher des équipages.
On se promet d'y retourner demain avant de rendre la voiture et prendre le bateau pour Pico.
On passe faire une course puis on rentre à la guesthouse. On récupère le linge sec et on lance une nouvelle fournée dans synthétiques.
Ensuite je bouquine en buvant du thé et je m'occupe du Blog. Je finis vers 22h et vais aller me coucher tôt, je suis bien fatigué ce soir.