Il n’y avait que... (français)
Voici un texte que j’ai écris il y a un moment, au sujet du manque de l’amour d’une personne. Vous pouvez interpréter ce texte comme vous le souhaitez et l’appliquer à la personne que vous souhaitez. En espéreant que vous apprécirez !
Caractères : 2529
L'absence n'est-elle pas, pour qui aime, la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace, la plus indestructible, la plus fidèle des présences?
- Marcel Proust
Il n'y avait que le parfum des fleurs guidant mes pas à travers ce champs parsemés d'épines. Quelques fois, je me piquais un peu trop fort, mais je continuais ma route en me relevant, et sans prêter attention à la douleur qui tiraillait mes jambes égratignées. Un liquide chaud, pourpre et épais s'échappait d'une plaies située au niveau de mon genou droit, et glissait en grosses gouttes le long de mon tibia.
Il n'y avait que le soleil qui étouffait chaque pores de ma peau. Sa chaleur intense faisait reluire sur mon front des perles d'eau qui dévalaient le long de mes joues rougeâtres. Mes avant-bras commençaient à brûler, au détriment de leur couleur toujours aussi blanche. Des démangeaisons se faisaient ressentir sur la presque totalité de ma peau dépourvu du moindre morceau de tissu.
Il n'y avait que le vent qui malgré tout, apaisait mes douleurs. Il était à ce moment là le seul à me donner du réconfort. À me permettre d'avancer. Il ne m'affrontait pas, il m'aidait. Les arbres s'effeuillaient au loin à son toucher violent et doux à la fois.
Il n'y avait pas de pur bonheur sans malheurs. C'est alors que la brume était apparue dans ma tête.
Il n'y avait que le silence. Ce lourd silence qui vous rendrait presque sourd.
Il n'y avait que moi. Seul dans cet étendu de blé dont les feuilles étaient balancées par la brise.
Il n'y avais même pas ta présence. Ta présence si rassurante et réconfortante. Toi qui me serrais dans tes bras au moindre malheur de ma vie - et dieu sait qu'il y en a eu - tu me répétais sans cesse de ne pas m'inquiéter, que tout allait bien se passer. Qui donc aurait pu me protéger comme tu l'a fait ?
C'était avec le cœur lourd et rempli de tristesse que je t'ai dit adieu. Je pouvais pleurer toutes les larmes de mon corps pour te faire revenir parmi nous, mais ça n'était bien évidemment rien d'autre que de l'imagination. Je voulais que tu sache au moins une chose. Tu me manque. Énormément. Je crois même que cet amour ne mérite pas qu'on parle de lui au passé.
Je te vois dans les sourires des gens, je t'entends dans leurs rires, tu obstrue mes rêves. Ta voix est encore là dans un coin de mon âme pour m'aider à faire mes choix. Je voudrais te serrer fort dans mes bras, sentir ton odeur enivrer mes narines. Je ne veux pas oublier.
Désormais, il n'y a que des souvenirs. Ils sont encrés dans ma tête, et ne sont pas prêt de s'enfuir. Puis-je vivre sans toi ?
Mais il y aura toujours quelque chose qui te maintiendra en vie dans mon cœur. C'est l'amour. Je t'aime.










