Il nây avait que... (français)
Voici un texte que jâai Ă©cris il y a un moment, au sujet du manque de lâamour dâune personne. Vous pouvez interprĂ©ter ce texte comme vous le souhaitez et lâappliquer Ă la personne que vous souhaitez. En espĂ©reant que vous apprĂ©cirez !
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L'absence n'est-elle pas, pour qui aime, la plus certaine, la plus efficace, la plus vivace, la plus indestructible, la plus fidĂšle des prĂ©sences?Â
- Marcel Proust
Il n'y avait que le parfum des fleurs guidant mes pas Ă travers ce champs parsemĂ©s d'Ă©pines. Quelques fois, je me piquais un peu trop fort, mais je continuais ma route en me relevant, et sans prĂȘter attention Ă la douleur qui tiraillait mes jambes Ă©gratignĂ©es. Un liquide chaud, pourpre et Ă©pais s'Ă©chappait d'une plaies situĂ©e au niveau de mon genou droit, et glissait en grosses gouttes le long de mon tibia.
Il n'y avait que le soleil qui étouffait chaque pores de ma peau. Sa chaleur intense faisait reluire sur mon front des perles d'eau qui dévalaient le long de mes joues rougeùtres. Mes avant-bras commençaient à brûler, au détriment de leur couleur toujours aussi blanche. Des démangeaisons se faisaient ressentir sur la presque totalité de ma peau dépourvu du moindre morceau de tissu.
Il n'y avait que le vent qui malgré tout, apaisait mes douleurs. Il était à ce moment là le seul à me donner du réconfort. à me permettre d'avancer. Il ne m'affrontait pas, il m'aidait. Les arbres s'effeuillaient au loin à son toucher violent et doux à la fois.
Il n'y avait pas de pur bonheur sans malheurs. C'est alors que la brume Ă©tait apparue dans ma tĂȘte.
Il n'y avait que le silence. Ce lourd silence qui vous rendrait presque sourd.
Il n'y avait que moi. Seul dans cet étendu de blé dont les feuilles étaient balancées par la brise.
Il n'y avais mĂȘme pas ta prĂ©sence. Ta prĂ©sence si rassurante et rĂ©confortante. Toi qui me serrais dans tes bras au moindre malheur de ma vie - et dieu sait qu'il y en a eu - tu me rĂ©pĂ©tais sans cesse de ne pas m'inquiĂ©ter, que tout allait bien se passer. Qui donc aurait pu me protĂ©ger comme tu l'a fait ?
C'Ă©tait avec le cĆur lourd et rempli de tristesse que je t'ai dit adieu. Je pouvais pleurer toutes les larmes de mon corps pour te faire revenir parmi nous, mais ça n'Ă©tait bien Ă©videmment rien d'autre que de l'imagination. Je voulais que tu sache au moins une chose. Tu me manque. ĂnormĂ©ment. Je crois mĂȘme que cet amour ne mĂ©rite pas qu'on parle de lui au passĂ©.
Je te vois dans les sourires des gens, je t'entends dans leurs rires, tu obstrue mes rĂȘves. Ta voix est encore lĂ dans un coin de mon Ăąme pour m'aider Ă faire mes choix. Je voudrais te serrer fort dans mes bras, sentir ton odeur enivrer mes narines. Je ne veux pas oublier.
DĂ©sormais, il n'y a que des souvenirs. Ils sont encrĂ©s dans ma tĂȘte, et ne sont pas prĂȘt de s'enfuir. Puis-je vivre sans toi ?
Mais il y aura toujours quelque chose qui te maintiendra en vie dans mon cĆur. C'est l'amour. Je t'aime.










