“Laurence subira son enquête pour parjure vendredi, ie 15 mai,” La Patrie. May 11, 1931. Page 07.
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Le principal témoin à l'enquête préliminaire du Dr J.-E. DesRochers, de Me Edouard Masson et de J.-H. Laframboise, accusés de conspiration et de vol à la suite d'un "holp-up” au comité de M. Ernest Langlois, candidat libéral, lors de l'élection complémentaire de Sainte-Marie, en 1928. a comparu, samedi matin, sur une accusation de parjure. Le juge Euright a fixé l’enquête préliminaire de
l'accusé, Edmond Laurence, à vendredi prochain.
Comme Laurence n'a pas fini son témoignage à l'enquête DesRochers, Masson et Laframboise. il est fort probable due l’on ne procédera pas contre lui, vendredi
prochain. L'enquête DesRocher, Masson et Laframboise a également été ajournée à cette date. Me Masson s'occupe de la contestation d'élection de M. Paul Comtois coni' tre Me Aimé Boucher, M.P., et il doit être à Sorel, toute la semaine,
C’est pourquoi, l'enquête a été ajournée à vendredi. ,La plainte de parjure contre
Laurence a été portée à la demande de Me Antoine Sénécal, procureur de la Couronne, mis en cause par Laurence, et a été signée par le juge J.-O. Lacroix.
Me James Crankehaw, avocat de Lawrence, a protesté, déclarant que cette accusation avait été portée contre son client afin de l'intimider. “D'ailleurs, a-t-il dit, ce n'est pas la coutume d'accuser un témoin de parjure avant qu’il ait terminé sou témoignage.”
Le juge Enright a également déclaré qu'il donnerait à chacun incriminé par Laurence l’occasion de se défendre publiquement. Me Antoine Sénécal pourra conséquemment répondre à Laurence, vendredi.