Au début, il y a le son. Il y eut le bruit. A quel moment se met-on à entendre ? Est-ce qu'on entend dans la vie utérine, est-ce que c'est là qu'il faut chercher la passion contemporaine pour les bruits blancs qui remplit les bandes passantes et les écouteurs ? Dix heures de bruit blanc qui vous feront dormir / Bruit de l'espace céleste pour s'endormir avec sérénité / Endormez-vous dans un cockpit / Voyage interstellaire jusqu'au sommeil. La liste est longue, tout comme ces vidéos.
Un ami me parlait d'une boîte à bruit à New York, quelque chose qui se pose et qui produit des sons qu'on peut régler. Il y a peu, je remarquai même, dans une application de podcasts, l'existence d'un Centre d'aide au sommeil où l'on peut choisir de superposer des sons, organiques ou organiques, pendant une durée limitée. Mais attention, pas plus de trois. On peut donc joyeusement mêler un feu de cheminée qui craque au bruit des voitures sous la pluie et du ventilateur. L'internet regorge de ces vidéos de ventilateur. On pourrait les écouter tourner pendant dix heures pour peu que l'algorithme nous y pousse.