Figé
Il est des matins brumeux, comme des réveils solitaires
Gueule de bois, tête dans le cul
Les draps mouillés par une nuit agitée
Le crâne prêt à exploser
Passé, présent, futur
Un amalgame complexe qui nous semble figé
A jamais un horizon bouché
Dernière envie évanescente, un quotidien rebattu
Baise sans désir, un acte pour se sentir moins seul
Pour se dire qu’on existe mais qui s’évapore sans souvenir
Désengagement, peur des lendemains douloureux
Café noir, clopes et ruminations pour compagnons
Fantasmes et imagination font illusion
Ame torturée, réalité désenchantée
Les rêves ne font pas avancer, il faut encore de l’allant, une puissante motrice
Retrouver les sensations du premier amour
La magie des moments partagés, les matins toujours ensoleillés
Se retrouver sur la piste de danse
A plusieurs, en état de transe, libre de son corps, accueillant cet instant
Une légèreté divine, une envie furieuse
Des projets plein la tête, des rêves à n’en plus finir
Chagrin embelli par la musique de nos poètes tristes
Un engagement risqué, un combat contre soi
Un égoïsme réconfortant
Des regrets qu’on enterre sous des feuilles mortes
Une vie rétrécie peu nous importe
Les richesses de nos pensées valent bien un sacrifice
On se rassasie de prophéties
Qui comblent notre cœur incompris



















