- Il était un pays imaginaire,
Aux belles montagnes arides
Décorées de mille teintes éphémÚres
Et de plaines verdoyantes.
 - Tous les hommes étaient de vaillants guerriers,
 - Les femmes étaient masquées
Et ne devaient dévoiler leurs atours ;
Dans un enclos, elles étaient regroupées ;
Tùches répétitives chaque jour.
 - Pour satisfaire lâappĂ©tit des soldats,
Acte sans éclat pour un potentat.
 - Le soleil eut pitié ;
Il se levait et sâendormait plus lentement,
Irisant le ciel au-dessus du campement ;
Clin dâĆil dâune amitiĂ©.
 - Les oiseaux tournoyaient,
RĂ©confort dâune vie grotesque.
 - Toujours un nuage à forme symbolique,
DĂ©liant les langues sur les contes dâautrefois ;
HĂ©ritage plein dâĂ©moi.
 - Quand la pluie se décidait à goutter,
Elle entourait lâenclos de barbelĂ©s ;
Alors les femmes pouvaient toutes entonner,
Des chants mĂȘlĂ©s de larmes couleur de sel.
 - Leurs plaintes parvenaient au berger,
Douceur dâun interlude pour saluer leur courage_
 - La lune était toujours pleine,
Pour accueillir les enfants ;
Voyage dans un autre temps,
Contemplations  aériennes.
 - Tous les hommes vinrent à mourir.
Quâimporte la raison, ils sont morts en martyrs.
Les femmes purent écarter leur horizon voilé,
Et retrouvÚrent leur fierté.
 - Le destin dĂ©sormais leur appartient, Â
Mélodie pour rompre leur solitude.