Retro-futurist giant lady illustration for feu Fluide Glamour ⭐
#phm#ryland grace#rocky the eridian#project hail mary spoilers





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Retro-futurist giant lady illustration for feu Fluide Glamour ⭐
Cris Barros
Dark
le sang des mots coule dans la phrase, pour l’irriguer, prolonger sa vie, sang où s’écoule leur force, leur pouvoir, la parole qui les prononce ; le chant des mots a besoin d’un fluide pour se mouvoir
© Pierre Cressant
(dimanche 27 septembre 2009)
Liquid Lipstick in Rosemont by Fluide
Fluide is a collection of colorful, cruelty-free makeup for all gender expressions, gender identities and skin tones. The company was created to celebrate gender expansive identities and provide high quality, high-impact cosmetics for maximum self-expression and joy. Fluide understands that makeup is a tool of transformation and a powerful means of self-actualization. By naming lip and nail shades after queer spaces around the globe, Fluide seeks to pay tribute to the importance of safe spaces for the LGBTQ community.
Lip Gloss in Dreamhouse // fluide
Fluide is a collection of colorful, cruelty-free makeup for all gender expressions, gender identities and skin tones. The company was created to celebrate gender expansive identities and provide high quality, high-impact cosmetics for maximum self-expression and joy. Fluide understands that makeup is a tool of transformation and a powerful means of self-actualization. By naming lip and nail shades after queer spaces around the globe, Fluide seeks to pay tribute to the importance of safe spaces for the LGBTQ community.
Sucs primaires
Il existe un temps de la croyance orientée. Puis vient le temps de la croyance inversée, de l’horizon qui s’ouvre, des noeuds qui se desserrent, du clair-obscur qui s’allume par derrière. Les opposés se superposent, se surimpriment et se réinventent.
J’avais les mains dans l’évier. Elle surgit en silence, la grosse grenade dans sa petite main aux jeunes rides. Elle dit: “elle me semblait être la plus mature.” Je ne réfléchis pas, dépose l’assiette à moitié rincée dans le fond de la cuve, me tourne vers elle et ouvre mes bras pour enlacer son buste réduit. Je surprend sa surprise; elle se laisse faire, à peine rigide, ou peut-être était-ce moi qui l’était. Les secondes sont des minutes arrêtées et je bats la mesure de mes pieds ancrés dans le sol et de mon coeur ébaubi. Je suis là dans l’instant-évènement impossible; pourtant, la matérialité des corps pressés, de mon gabarit qui la domine et l’enserre, souple brindille de bois flotté, alors que la peau-écorce du fruit s’alarme sur le marbre jauni. Dans la cuisine, c’est le trou noir des LED qui se lèvent sur cette nébuleuse nouvelle. Je relâche l’étreinte et la regarde un peu gênée. Elle dit, un sourire léger aux lèvres: “tu es si grande.” Elle repart alors, et je tourne mes yeux vers la grenade.
Celle que j’avais gardée intentionnellement, sans savoir que son but serait autre, quoique bien plus juste que celui que j’avais envisagé. A peine ai-je rallumé le robinet que je coupe l’eau à nouveau, saisis la sphère écarlate et me précipite dans le salon, baigné de la lumière du matin à peine entamé. Je débarrasse la petite table circulaire en verre et la place devant le mur indigo. A l’aide du fruit et d’un bibelot jaune fumé chiné en sa présence quelques jours à peine avant, je crée un monument au moment passé. Les rais de lumière ricochent: j’encadre le cercle qui se relance et mon coeur tourne, tourne, tourne, en dedans.
Ce matin encore, l’eau salée était juteuse comme la grenade maturée. Depuis mon paradis, les mots giclent et l’absence se fait amour. Tout n’est que fluide correspondance.