The bandfriends from Fomies were opening Paleo Festival yesterday and killed it while reprezenting Vevey! I am so glad I could make it on time to watch them! Big love Fomies!
Was the temperature that hot, or did Fomies just melt our faces with Fuzz? Either way, their concert on the lakeside in Vevey was so much fun!! Merci Fomies!!
Switzerland’s finest shredding bands, Penkowski and Fomies, were playing at l’Ecurie on the day of my birthday! I only had a little disposable camera with me. Here are the results!! Big up Fomies and Penkowski!
Trinque avec Fomies aux Nox Orae, à travers mon Nikon.
Un an après notre dernière interview à Malley, j’ai retrouvé Fomies à Nox Orae. Le groupe était chargé d’ouvrir le festival, en jouant en premier le vendredi, à 19 heures. Il est parfois difficile de faire bouger la foule si tôt, mais pas pour les cinq Veveysans. Au bout de la deuxième chanson, mosh-pit et surf de foule battaient déjà leur plein !
C’est quelques heures après leur set que je retrouve le groupe en backstage, entourés de leurs amis, pour leur demander de leurs nouvelles. Rejoignez-nous alors que nous parlons de leur dernier album Reversal, leur prochain disque, et le soutien de la ville de Vevey envers ses artistes. À la fin de l’interview, je les mets face à un dilemme insurmontable. Un grand merci à Fomies et Nox Orae !
Vous avez joué quelques nouvelles chansons ce soir ! Est-ce que vous préparez un nouveau disque ?
Fadil: Les quatre nouvelles chansons qu’on a jouées aujourd’hui sont issues de notre prochain album, que nous allons bientôt enregistrer. Elles viennent de jams que nous avons enregistrés avec une Tascam 4 pistes, un truc à cassettes, tard le soir dans notre local.
En parlant de jams, j’aime beaucoup la chanson Hobgoblin de votre dernier album, Reversal. C’est un peu comme un mix des différents stades par lesquels vous êtes passés musicalement. Comment votre manière de composer a-t-elle évolué depuis vos débuts ?
Fadil: Il y a eu pas mal d’évolution, mais c’est marrant que tu parles de Hobgoblin. Quand nous avons fait ce disque, nous avons pensé qu’il nous manquait une chanson qui rappelle nos anciens albums. On partait sur une voie à laquelle les gens n’étaient pas habitués. Nous avons enregistré Reversal dans une ancienne ferme, Le Gatillon en France, et le chien des voisins venait tout le temps traîner avec nous. Il s’appelait Rase-Mottes. La chanson parle de ce chien, qui creusait dans le jardin de la ferme.
Laurent: Nous avons voulu explorer d’autres choses, évoluer musicalement. Patrick était aussi avec nous pour la première fois. Il nous manquait une chanson directe, un peu boogie, pour faire la teuf.
Patrick: D’ailleurs, le premier nom de cette chanson était La Teuf !
Arnaud: On ne la joue pas souvent en concert ! À chaque fois qu’on la joue, cela ne fonctionne pas avec le public. Désolé ! (rires) Après, on adore la jouer en répète.
Fomies au Nox Orae, pris avec mon Nikon.
Je voulais aussi savoir, pour la chanson Mist Extractor… Est-ce qu’on entend du thérémine ?
Patrick: Je voulais en jouer au début ! Mais ensuite on m’a dit que ce serait compliqué d’en amener une sur scène, parce qu’il y a beaucoup de mouvement et que c’est un instrument extrêmement sensible. À la place, j’ai trouvé un petit synthé qui fait parfaitement le taf. Le pire, c’est que même après en avoir joué de nombreuses fois sur scène, j’ai appris comment il fonctionnait vraiment il y a trois semaines ! Si on refait cette chanson maintenant, elle sera encore mieux que sa première version.
L’avant-dernière chanson, Unveiled Scab, est très intéressante. Elle est très calme, et différente de tout ce que vous avez fait jusqu’ici.
Patrick: C’est ma faute, j’ai merdé. Une fois, j’ai joué quelque chose de plus calme, et cela a beaucoup plus à Laurent. Son regard s’est illuminé, et nous sommes partis sur une chanson plus ‘ballade’. On s’amusait, sans penser la jouer en live parce qu’elle détonnait avec le reste du disque. Mais c’était cool de la mettre sur l’album, parce que c’est quelque chose de nouveau. Par contre, je ne pense pas que nous allons continuer dans cette direction sur le prochain album.
Laurent: On savait qu’on avait plusieurs possibilités avec cette chanson, du coup on avait essayé plein de choses. Par exemple, on avait enregistré deux batteries ! C’est plus un effort de studio, en tant qu’artistes.
Fadil: Nous l’avons jouée en live deux ou trois fois, et cela n’as pas vraiment passé. Du coup nous avons arrêté de la jouer en live. (rires)
La scène musicale de Vevey, d’où vous venez, est très riche. Pourriez-vous m’en dire plus ? Comment ça se fait que tant de groupes naissent dans cette petite ville ?
Fadil: Il y a énormément de groupes, notamment grâce à l’association AFM, au Rocking Chair à Vevey. Ce sont des locaux de musiques prêtés par la ville. Beaucoup de groupes sont nés grâce à ces locaux, comme Mount Kōya, Zahnfleisch, Service Fun, MidiSeize, 669 et plein d’autres !
Laurent: C’est ce genre de structure qui permet d’avoir des interactions entre les groupes, parce qu’ils sont réunis au même endroit. Si tu mets plein d’artistes au même endroit, il se passe forcément des choses, cela stimule la créativité. Les artistes se sentent aussi reconnus pour ce qu’ils font. La ville nous aide beaucoup, que ce soit financièrement ou en termes de visibilité. Ils font un maximum.
Fadil: Merci le service culturel de Vevey !
Que choisissez-vous entre : pouvoir écouter toute la musique enregistrée que vous souhaitez, mais ne plus jamais aller à un concert de votre vie, ou pouvoir aller à tous les concerts que vous souhaitez, mais ne plus pouvoir écouter de musique enregistrée de votre vie.
Patrick: Les concerts.
Laurent: C’est difficile. Écouter de la musique, c’est cool. Mais la partager en concert, c’est encore mieux.
Arnaud: Mais si à chaque fois que tu veux écouter de la musique tu dois aller à un concert, t’as l’air con quand même ! Je veux écouter ma musique tous les jours !