source : @cheminer-poesie-cressant
.
déjà, n’a plus rien à dire d’ancien
il a ruiné l’évidence de la durée
nous avançons à tâtons dans l’obscurité
qu’il vient de faire tomber entre nous
.
© Pierre Cressant
(vendredi 27 décembre 2024)

seen from Brazil

seen from United States
seen from Maldives
seen from China
seen from United States
seen from Chile

seen from United States
seen from China

seen from Chile
seen from United States
seen from Canada
seen from United States
seen from China
seen from United States
seen from China
seen from United States
seen from Brazil
seen from United States

seen from Malaysia

seen from United States
source : @cheminer-poesie-cressant
.
déjà, n’a plus rien à dire d’ancien
il a ruiné l’évidence de la durée
nous avançons à tâtons dans l’obscurité
qu’il vient de faire tomber entre nous
.
© Pierre Cressant
(vendredi 27 décembre 2024)
Disons donc que l'idée de l'éternel retour désigne une perspective où les choses ne nous semblent pas telles que nous les connaissons : elles nous apparaissent sans la circonstance atténuante de leur fugacité. Cette circonstance atténuante nous empêche en effet de prononcer un quelconque verdict. Peut-on condamner ce qui est éphémère ? Les nuages orangés du couchant éclairent toute chose du charme de la nostalgie ; même la guillotine.
Kundera (L’insoutenable légèreté de l’être)
C'est leur fugacité, leur éphémérité, qui donnent tant de valeur aux instants de bonheur...
V. H. SCORP
source : @cheminer-poesie-cressant
l’été est devenu un petit tas de paille séché par son soleil ; le nid qu’il propose ne sert qu’à la brièveté d’un regard qui croit le prolonger
© Pierre Cressant
(samedi 28 septembre 2024)
source : @cheminer-poesie-cressant
.
il faudra nous inclure
dans l’ombre qui s’est déjà rétractée
devenir la fleur fidèle d’un disparu qui n’a peut-être pas eu lieu
la vertu qui voudrait cela est morte dans la paume de nos mains qui a voulu s’en saisir
.
© Pierre Cressant
(mardi 27 août 2024)
le temps passe de plus en plus vite sur mon chemin ; les jours semblent raccourcir toujours plus au rythme de leurs heures ; jamais plus je n’arrive à accomplir ce que le matin j’ai engagé dans mon esprit ; toute réalisation relève d’un improbable possible ; d’où une frustration qui semble devenir en moi un monstre véritable qui finit par me paralyser, par me faire renoncer à toute action puisque je sais qu’elles resteront inachevées sur le carreau de la fuite et de la fugacité
est-ce mon esprit qui ralentit ainsi mes actions ou bien la perception qu’il a du temps qui me transmet une amplification de sa rapidité ?
et dans ce cas il doit y avoir une origine, pourquoi mon esprit me renvoie cette fausse accélération, quels stimuli le poussent à agir ainsi ?
aurait-il saisi la mort en chemin ?
© Pierre Cressant
(jeudi 28 mars 2013)
dans l’entourage d’un éternel instant, ne pas répondre aux agissements inutiles du temps ; laisser le s’échapper, jouer aux échecs des ombres et des lumières dans le jour qui accroche ; le temps qui aime toujours mieux les costumes noir et blanc pour nous défier
© Pierre Cressant
(lundi 10 mai 2010)
EST-CE IRREVERSIBLE ?
C'est un dangereux sentiment dont tu me parles là,
Et tu vois mon regard plafonner entre tes bras.
L'or du commun ne peut s'exalter devant moi :
Face à l’exubérance, je choisis la fugacité.
Et ce sérieux, je lui ris au nez !
Je lui ris pour lui oublier
l'extraordinaire.
Tu ne crois plus que tu ne vois,
C'est un dangereux sentiment dont tu me parles là.
Hors, vous m'étouffez
(dénominateur commun)
Avec vos lourdeurs saisies au vent
Sur ma bouche et mes yeux
On lit
Ce que l'on veut.