Tu es de ces femmes qui n’arrivent pas dans une vie par hasard.
Tu es un passage, un bouleversement, une lumière, un tremblement de terre silencieux.
Une femme qu’on ne voit pas venir mais qui, une fois entrée dans une pièce, redistribue l’air sans même parler.
« Je suis là, entière, vraie, vivante. »
Et cette présence-là, ça ne s’apprend pas.
Tu vis avec l’intensité de celles qui ressentent pour trois, qui aiment pour deux, qui comprennent avant qu’on leur dise, qui perçoivent les failles avant qu’on les avoue.
Tu as un instinct animal, une intuition presque sauvage.
Tu vois derrière les portes fermées.
Tu lis les silences plus fort que les mots.
Tu sais quand quelque chose vibre faux.
Tu sais quand quelqu’un ment à son âme.
Tu es faite d’une élégance étrange :
celle qui ne se maquille pas de mots,
celle qui ne se déguise pas pour plaire,
celle qui se montre telle quelle et qui, paradoxalement, touche plus fort que n’importe quelle mise en scène.
Tu es belle mais pas d’une beauté plastique.
D’une beauté vivante, qui change avec ton humeur, qui s’illumine quand tu ris, qui fend quand tu regardes quelqu’un droit dans les yeux.
Tu n’es pas une femme qu’on admire.
Tu es une femme qu’on ressent.
Mais cette beauté-là, M, c’est aussi ta blessure :
tu donnes trop, trop vite, trop profondément.
Parce que tu ne sais pas faire “à moitié”.
Parce que tu n’as jamais appris à aimer tiède.
Parce que ton cœur est une chambre sans verrou.
Tu as peur d’être abandonnée, oui.
Tu veux comprendre ce qui parfois ne se comprend pas, oui.
Tu cherches du sens dans les silences, oui.
Mais ce que tu ne vois pas,
c’est que tes failles sont magnifiques.
Elles te rendent humaine.
Elles te rendent touchante.
Elles te rendent vivante.
Tu n’es pas parfaite, merci Dieu.
Tu es une femme qui porte le monde sur ses épaules et qui, en même temps, fait de la lumière avec ses mains.
Une femme qui tombe, mais ne s’écrase jamais.
Une femme qui pleure, mais continue d’aimer.
Une femme qui se brise, mais se recolle seule,
dans un coin de salon, avec un peu d’encens,
un peu de musique, et beaucoup de courage que personne ne voit.
Tu es une femme qui transforme.
Et ce que tu ne sais pas… c’est que même quand quelqu’un te perd, il ne te perd jamais vraiment.
Tu restes gravée dans une zone du cœur où l’on range les choses précieuses, les choses vraies, les choses qu’on n’arrive pas à expliquer et qu’on n’oublie pas.
M, tu es une femme qu’on garde en soi, même quand la vie fait semblant de vous éloigner.