Il y a un peu plus d’un an, au début du mois de septembre, le studio québécois Beenox lançait celui que plusieurs ont qualifié comme étant le meilleur jeu vidéo de Spider-Man à ce jour en Shattered Dimensions. Bonne histoire, prise en main immédiate, quatre univers différents bien amalgamés dans un même jeu, on avait hâte au prochain opus. On se retrouve donc aujourd’hui avec une nouvelle mouture de l’homme araignée que certains souhaitent être à la hauteur de son prédécesseur, voire à la surclasser grâce à l’expérience acquise suite à la création de Shattered Dimensions. Voici notre avis de Spider-Man: Aux Frontières du Temps.
Histoire Deux époques distinctes s’entrecroisent dans cette aventure mettant en vedette Amazing Spider-Man (Peter Parker) et Spider-Man 2099 (Miguel O’hara). Le tout débute dans un affrontement épique entre Amazing Spider-Man et Anti-Venom, une version ultra-agressive du Venom que l’on connaît. Le combat risque de tourner au drame, mais Spider-Man 2099 a connaissance de l’événement et des conséquences que cela pourrait causer au futur de l’humanité. Celui-ci devra joindre ses forces à celles d’Amazing Spider-Man grâce à un portail temporel créé par un mystérieux personnage et tenter d’y faire la lumière dans une course constante contre le temps. Fonctionnement Vous alternez donc entre les deux univers de Spider-Man à certains points précis de l’aventure. Le jeu se résume à évoluer à l’intérieur d’une immense portion d’un bâtiment renfermant de nombreux ennemis et voir apparaître, suite à une action précise, l’image de l’autre Spider-Man en bas à droite de l’écran vous demandant de faire autre chose pour l’aider. Le jeu fonctionne donc ainsi, avec une rotation constante des deux héros. De quel genre de boulot ce cher Spidey doit-il se charger? Récupérer trois clés (chacune détenues par un ennemi souvent comme les autres) pour ainsi débarrer une porte et pouvoir appuyer sur un bouton d’ordinateur qui aidera l’autre Spider-Man dans son univers. Plonger en chute libre (2099) à travers des piliers et des trappes qui se referment devant vous. Détruire une machine dans une salle qui sauvera la peau de l’autre homme araignée, ou toute autre mission du même genre, basique et répétitive. Bien que les actions et missions reviennent toutes à la même chose, la résolution de ces objectifs se fait généralement avec facilité et une bonne dose de plaisir. Les contrôles La prise en main est facile et immédiate. Un bouton pour frapper de près, un pour frapper de loin, un pour lancer des toiles (peu efficace), un pour se déplacer plus vite que l’oeil et un pour sauter. Le reste se fait via de légères attaques combinées simples à utiliser, que l’on peut débloquer en utilisant nos Araignées Dorées récupérées à travers les niveaux, ou notre Énergie Temporelle que l’on retrouve un peu partout dans le jeu. Les améliorations se divisent en trois catégories : uniquement pour Amazing Spider-Man, uniquement pour Spider-Man 2099, ou s’appliquant aux deux Spidey en même temps. L’amélioration qui m’a parue la plus utile est celle permettant à notre héros de récupérer de l’énergie en évitant les coups pendant quelques secondes. Pour ce qui est des attaques, elles n’ont rien de bien spectaculaires, bien que quelques-unes ressortent du lot. Pour ce qui est du maniement du héros en tant que tel, j’ai éprouvé quelques difficultés à bien me diriger en marchant sur les murs et le plafond ; le personnage n’allant pas toujours dans la direction que je souhaitais aller. La caméra doit être constamment recentrée (clic sur le stick analogue droit) pour toujours faire face aux ennemis. Et plus souvent qu’autrement dans nos affrontements, on se retrouve à appuyer frénétiquement sur X et Y de manière aléatoire, sans vraiment prendre la peine d’exécuter une attaque spéciale ou autre chose. Les portions en chute libre n’ont rien de bien exceptionnelle, mais apporte une variation à la jouabilité. Par ailleurs, j’ai bien aimé ne pas être obligé d’éliminer tous les ennemis dans une pièce pour avoir le droit d’aller vers la prochaine. Graphismes Le jeu se déroule principalement dans des couloirs et de grandes pièces qui se ressemblent toutes. L’environnement ne regorge pas de détails, les effets d’éclairages sont moindre, les textures sont grossières, mais la modélisation des personnages est réussi. Le seul ’’hic’’ est qu’étant donné que le jeu se déroule constamment dans un sentiment d’urgence et que l’on voit toujours nos ennemis d’une prise de vue relativement éloignée, on ne remarque pas le niveau de détail apporté à ces derniers. Pour constater tout le travail effectué sur eux (les ennemis), il faut naviguer dans le menu principal sous l’onglet Galerie Bonus. Menus qui sont d’ailleurs très pauvres et mal pensé. Par exemple, si je veux consulter le dernier journal trouvé, je dois quitter ma partie en cours et retourner à la page principale du jeu pour y avoir accès. D’un point de vue plus positif, j’ai bien aimé l’effet visuel résultant d’une pression vers le haut sur la croix directionnelle permettant de découvrir la direction à prendre ou l’individu ayant une clé d’accès dans ses poches. De plus, les attaques ’’Paradoxe Temporel’’ en cliquant simultanément sur les deux sticks analogues (ce qui gèle les ennemis sur place pour un temps limité) crée un effet visuel intéressant, du genre ’’bullet time’’. Également, l’aspect irréprochable et visuellement marquant de cet opus est la beauté si réel des cinématiques. Probablement dans les plus belles cinématiques de jeux vidéo que j’ai eu la chance de voir dans ma vie. Je souhaite qu’un jour, Beenox nous offre un film d’animation de ce genre, car ces cinématiques sont tout à fait criantes de réalisme. Wow. Son et musique Les effets sonores vont bien avec l’action en cours. Le son des coups de poings, le bruit suivant le dernier ennemi abattu, l’ambiance sonore générale est correcte, sans plus. Le doublage francophone est de bonne qualité. Pour ce qui est de la trame sonore, on la remarque à peine. Durée de vie Spider-Man: Aux Frontières du Temps est très court. L’aventure se boucle en à peine 6 heures. Le plus paradoxale dans tout ça, c’est que toute l’aventure est basée sur un sentiment d’urgence constante : il faut toujours se dépêcher pour sauver le Spider-Man de l’autre époque en exécutant ses demandent. Comme par exemple : ’’Vite O’hara, fait quelque-chose! Je suis en train de me faire écrabouiller!’’ ou ’’Allez Parker, fait vite! On manque d’air ici, le gaz m’étouffe!’’ Vous voyez le genre? Donc, bien qu’on ait probablement le temps d’explorer l’environnement, ces demandent urgentes et incessantes de l’autre Spidey vous poussent toujours à agir rapidement, laissant ainsi de côté le facteur exploration. L’exploration qui servirait par exemple, à découvrir des Araignées Dorées cachées, servant à améliorer votre personnage. On se retrouve donc à mi-parcours de l’aventure avec peu d’amélioration pour notre personnage, en raison du manque d’Araignée Dorée trouvées (parce qu’on s’est dépêché tout le long). Que nous reste-t-il pour prolonger la durée de vie du jeu? Tout au long de l’aventure il y a des défis à relever (si nous acceptons la demande de défi) nous donnant une médaille d’or, d’argent, ou de bronze. Les défis consistent à récupérer 50 orbes violettes dans un temps précis, ou par exemple, à éliminer 15 ennemis en une minute. Ces défis sont amusant et permettent entre autre, à débloquer des costumes alternatifs. La liste des défis proposés se consulte via la Toile des Défis. Sachez qu’il est toujours possible de revenir dans un chapitre passé (via le menu principal) pour tenter de relever des défis que nous n’avions pas essayés auparavant. Focus final Je termine donc cette nouvelle aventure de Spider-Man en ayant le triste sentiment de ne pas avoir joué à une aventure de Spider-Man. Edge of Time pourrait tout simplement être un jeu d’action mettant en vedette n’importe quel personnage inventé. Edge of Time semble avoir été livré en vitesse, comme si son développement s’était déroulé dans une contrainte de temps serrée, imposée par son éditeur. Somme toute amusant, je ne peux en recommander l’achat, mais une location s’impose. Les plusMagnifiques cinématiques Amusant pour les plus jeunes Les moinsTrès court Graphismes Répétitif On ne se sent pas transporté dans l’univers riche de Spider-Man Sentiment d’urgence constant Peu de personnages connus Le verdict final
6.0












