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Memories of Ljubljana
1956. október 21.
Ha a forradalom kitörése előtt megjelent hírügynökségi anyagokat olvassuk, semmi olyat nem találunk, ami a forradalmi helyzetre utalna. Egy október 21-ei fontos, vezető hír így szólt: “Fogadást tartott a Magyar Népköztársaság Minisztertanácsa a spanyolországi Nemzetközi Brigádok magyar és hazánkban tartózkodó külföldi harcosainak tiszteletére az Országházban. A fogadáson a párt és a kormány…
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17 décembre 1970 : grèves et manifestations en Pologne
Quinze ans après, en 1970, il ne restait plus rien de la popularité de Gomulka. Et c’est peu dire. Des manifestations avaient eu lieu pour réclamer son départ. Et lorsque son gouvernement décida d’augmenter les prix de 46 produits de première nécessité, dont la viande, et que les normes de production furent relevées, ce fut la révolte.
Les ouvriers des trois grandes villes ouvrières de la Baltique, dont Gdansk et Gdynia se mirent en grève et descendirent dans la rue. Les jeunes ouvriers s’en prirent à la milice, aux magasins et aux bâtiments du parti. Gomulka fit donner la police et l’armée. Il y eut de nombreux morts. Mais cette fois-ci encore, comme en 1956, la répression fut impuissante à endiguer le mouvement. Un comité de grève commun aux trois villes, Gdansk, Gdynia et Sopot fut constitué. Le lendemain, le mouvement s’étendait à toutes les grandes villes de Pologne.
Alors la répression fut accentuée. L’armée et la police intervinrent à Szczecin et à Gdansk, les deux grands ports de la Baltique. Il y eut près de 200 morts. Malgré la répression, le mouvement de grève ne fut pas anéanti, loin de là. Et cette fois, une partie de l’appareil dirigeant évinça Gomulka qui avait cristallisé le mécontentement, et porta Gierek au pouvoir. Mais le mouvement de grève continua et le gouvernement dut reculer. Il annula les hausses futures prévues (sans pour autant revenir aux prix antérieurs) et parla d’ouvrir un franc dialogue. A la fin janvier 1971, le comité de grève des chantiers de Szczecin représentant 10 000 ouvriers, obtint, après la réoccupation des lieux, le retrait des blindés. L’ordre de reprise n’eut lieu que le lendemain, après la promesse qu’il n’y aurait pas de représailles. Le comité de grève maintint ses revendications : libération des emprisonnés, démission du secrétaire de voïvodie du PC, indépendance des syndicats vis-à-vis de l’administration et du parti, publication des revendications ouvrières dans la presse, à la radio et à la télévision.
Et, comme certaines revendications n’étaient pas satisfaites, le conseil ouvrier des chantiers navals décréta la grève générale à la fin janvier, demanda une hausse de salaire de 30 % et exigea que Gierek vienne s’expliquer devant les grévistes. La grève avait repris dans les chantiers de Gdansk, à 400 km de là pour la même raison. Alors, Gierek et des membres du bureau politique durent venir s’expliquer au chantier Warski à Szczecin. Pendant neuf heures, en pleine nuit, ils durent répondre aux questions des grévistes. Et verbalement, il cédèrent sur quasiment tout : sur les élections libres aux instances du parti, et des syndicats, sur la libération des prisonniers, sur l’arrêt des poursuites. Deux jours après, tout le scénario recommença, cette fois devant les ouvriers des chantiers de Gdansk. Mais le mouvement ne s’arrêta pas là. Les comités de grève restèrent en place, organisant les travailleurs de toute la région, ils tinrent des meetings de masse dans les usines des provinces baltes et surveillèrent les nouvelles élections syndicales dans les chantiers navals. Les grèves continuèrent ailleurs. Et les dirigeants du parti ne parvinrent pas à faire reprendre le travail. Le 11 février, les 10 000 ouvriers - en fait des ouvrières - , des sept usines textiles de Lodz, au centre de la Pologne, se mirent en grève. Le lendemain, la région était quasiment en grève générale. Là, comme le mois précédent sur les chantiers, le premier ministre dut répondre toute la nuit aux questions des grévistes. Les travailleurs maintinrent leur revendication : le retour aux prix de 1966. Alors seulement un mois et demi après que Gierek ait succédé à Gomulka, ce profond mouvement de grève qui avait ébranlé la Pologne durant deux mois aboutit à une première victoire réelle : la radio de Varsovie annonça que la direction du parti avait décidé le gel des prix pendant deux ans, cette fois sur la base du niveau de 1966, grâce à un prêt soviétique de 100 millions de dollars.
Le régime venait de céder. Mais ce n’était toujours pas terminé. Les grèves continuaient toujours à Lodz, à Szczecin où les ouvriers voulaient une nouvelle fédération syndicale, car celle qui existait n’était pas suffisamment liée aux travailleurs. Elle ne se créa pas. Mais les comités mis en place lors des grèves, continuèrent d’exister dans de nombreux endroits, pendant tout le reste de l’année. En 1972, le comité des travailleurs de Szczecin exerçait encore une importante influence dans la ville.
En somme, il y a 10 ans, si les grèves firent sauter Gomulka du pouvoir, elle continuèrent pendant des mois avec Gierek.
Malgré la répression, la classe ouvrière avait tout de même fait reculer le gouvernement sur sa revendication économique, la hausse des prix.
Gomulka Residence - Frederick + Frederick Architects
Bath by Frederick + Frederick Architects
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