You have yourself to
impress,
And that's enough for a lifetime

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#GoSolo #solo Learning to distance yourself from all the negativity is one of the greatest lessons to achieve inner #peace. #weekendwalks #saturdayvibes #bluesky #wales sky #sand instagram #tbt #portmerion #views #places whataview #parachute #airborne #jump #skydivinggram #skydivers #freefall #skydiver #airplane #skydivegram #basejumping #skydive #basejump #tandemjump #parachutes wingsuit #freeflying #sunshine #blueksky (at DLF Two Horizon Center)
Destination Percé et son fameux rocher Même si j'étais impatiente de voir “en vrai” celui qui a fait la couv du Geo de juillet, j'ai continué à prendre mon temps en route. Légèrement incapable de quitter le parc du Forillon, j'ai ajouté 2 petites mais belles balades à son exploration : des chutes et une grande marche sur la plage. En chemin, j'ai ensuite croisé un rocher à tête d'indien, un pont de chemin de fer inutilisé, une rivière d'émeraude, de belles vues encore , des falaises toujours … Et ai bénéficié d'une caravane qui roulait à 30 km/h pour apprécier l'arrivée sur Percé : magique !
Soirées à Nouvelle, dans la Baie des chaleurs. Quand j'ai demandé à Dolores (adhérente Servas) si elle pouvait m'héberger 2 nuits, je ne me doutais pas que j'allais être accueillie aux p'tits oignons à ce point ! Après une bonne journée de route et de randonnée (notamment à l'assaut du mont St Joseph), je découvre une maison charmante, donnant directement sur la baie (je n'ai toujours pas bien compris comment fonctionnait la numérotation des maisons ici, ce qui fait que j'ai toujours un peu peur de m'embarquer dans la mauvaise -ça m'est déjà arrivé !). Un grand verre d'eau et une douche plus tard, je me retrouve sur la terrasse pour l'apéro devant le soleil couchant, incroyablement parfait. Repas de fruits de mer et de poisson maison, la discussion bat son plein et je me trouve très chanceuse de faire de telles rencontres. Je réalise que le Parc de Miguasha, qui était à mon programme, est à 10 minutes à pied et cerise sur le sunday (oui, c'est ça l'expression québécoise !), un des fils de Dolores y est naturaliste. Après une nuit passée à dormir comme un bébé, je passe la matinée au parc, haut-lieu de conservation et d'étude des fossiles marins abondants à sur la falaise située en dessous : fascinant ! À regretter de ne pas avoir fait d'études de bio ! En me baladant sur la plage à la fin de la visite, je ne peux m'empêcher de regarder à mes pieds pour voir si je trouve un fossile qui permettrait de participer à l'avancée des études sur l'évolution des espèces (c'est comme ça qu'a été trouvé le fossile appelé “le roi de Miguasha” !). Déjeuner divin sur la terrasse (avec une divine tarte aux pêches en dessert -j'en aurai d'ailleurs une part dans une petite boîte pour la suite de mon roadtrip !), puis programme concocté “au poil” : petite balade sur un sentier à pont suspendu, le long de la rivière (j'ai enfin pu manger des baies en chemin sans avoir peur de m'intoxiquer !) apéro sur la marina de Carleton-sur-Mer, pique-nique chic à la pointe et soirée conte simplement magique sur la plage au coin du feu, armées de bâtons de bois et de marshmallow à faire griller ! Comment imaginer partir d'ici, comment imaginer ne pas revenir ! Dolores passe par Paris en octobre ; la vue de mon balcon ne sera pas aussi fabuleuse mais j'espère que l'accueil sera tout aussi chaleureux et mes qualités de guide touristique à la hauteur !
Le Parc du Forillon, c'est : - un parc accessible gratuitement avec la carte “Parcs Canada” - la plage du Cap-Bon-Ami où l'on peut pique-niquer en regardant les phoques se marrer - la tour d'observation du Mont Saint-Alban d'où on peut voir des baleines - le sentier du bout du monde qui donne une vue imprenable sur le golfe du Saint Laurent et l'île d'Anticosti - le petit phare de Cap Gaspe - la fin du Sentier des Appalaches, premier GR nord américain, long de 650 km, pour les courageux qui l'auraient commencé à Matapedia - le fleuve Saint-Laurent qui se prend pour une mer - des sentiers forestiers où l'on peut croiser des ours (paraît-il) - un véritable bol d'air et de nature - et une bière bien méritée !
Route 132, route des navigateurs, route des phares, route vers la Gaspesie ! Après la montée des marches du phare de Rimouski, je me dirige vers Métis où je préfère le parc qui propose quelques sentiers dans les sous bois ou sur la plage de galets (parfaitement adaptée aux pic nic) aux majestueux jardins. Puis la route 132 et notamment ses contre-allées tout près du fleuve Saint-Laurent offre un paysage fabuleux : l'eau, toujours présente ; les maisons, petites, grandes, vétustes, dans leur jus ou imposantes, colorées, blanches ; les phares majestueux … J'arrive tranquillement à l'auberge Le Manoir des sapins et profite du jardin et de la vue imprenable sur le soleil couchant. Pour finir, la soirée, je cherche avec les co-vayageurs, des lutins dans le feu : magique !
Mésaventures et équanimité Il peut sembler étrange de commencer cette nouvelle saison de mes tintinnabuleries en parlant d'équanimité, cette capacité à rester d'humeur égale face à toutes les situations, à être bienveillant face aux événements (et personnes) désagréables et par corrélation, à être indulgent avec soi même. Mais cela va faire sens (du moins je l'espère) avec le récit de mes premières mésaventures. Vous arrive t'il souvent de vérifier, re-vérifier, sur-vérifier très (trop) régulièrement des choses ? Genre : ai je bien fermé la porte ? Et faire demi tour pour être sure. Ai je bien pris mon passeport ? Et constater qu'il est bien dans votre sac. À quelle heure décolle mon avion déja, 15h45 ? Mais oui, c'est ça, puisque j'ai calculé 20 fois qu'il fallait y être au moins 2h avant, plus 1h30 de transport ... Et puis parfois, on est agacé par ces tocs et on essaye de se forcer à pas vérifier 20 fois les choses, dans l'idée de se faire confiance ! Mais mon expérience d'hier me confirme, qu'il faut s'écouter, et que finalement si ça nous rassure de vérifier 20 fois, pourquoi ne pas le faire ? C'est réconfortant et pas forcément signe de démence précoce ! Donc, pourquoi n'ai je pas vérifié 20 fois d'où partait mon avion ? Par un excès inhabituel de confiance en moi ? Pour arrêter tous ces tocs parfois encombrants ? Je ne sais pas mais il s'avère, que lundi, guillerette et de bon aloi, je suis partie en direction de Roissy. Dans le RER, je me suis dit qu'il était inutile de vérifier de quel terminal décollait mon avion, je ferai ça en arrivant au terminus ! J'ai été assez mal inspirée sur ce coup là et aurai mieux fait de céder à la sur-vérification, car une fois arrivée à destination, je prend mon billet et constate qu'il faut que je me rende au terminal sud ! Mais pas de terminal sud à Roissy, juste 1, 2, 3 ! Le terminal sud concerne Orly ! Je suis donc à l'autre bout ! Et là, panique, stress, et noms d'oiseau à mon encontre volent : "mais je suis un boulet, un gros boulet, mais je suis une triple andouille doublée d'une abrutie ! Qui ne vérifie pas d'où part son avion ? Et je veux partir toute seule faire le tour de la Gaspésie alors que je suis même pas fichue de partir de Paris correctement !" Et c'est ici, que j'en viens à parler d'équanimité (encore un toc : je ne peux m'empêcher de contextualiser pour expliquer mon propos de départ !). À quoi peut me servir de m'autoflageller ? De m'insulter ? De me mettre dans un état pareil, si ce n'est à me rendre encore plus mal que je ne le suis, à vouloir baisser les bras, à abandonner ! Ce mot je l'ai découvert il y a peu. J'ai d'ailleurs eu du mal à la retenir mais sa définition m'a parlé tout de suite. Alors certes, il doit falloir une certaine pratique régulière de l'équanimité pour arriver à un niveau de stress zéro lors d'un trajet Roissy-Orly ayant pour deadline l'envol de son avion pour ses grandes vacances mais si on tente de faire cet effort, on est un peu plus serein, indulgent avec soi même. On fait preuve de moins de violence face à soi et du coup face aux autres. Donc pour la petite histoire, je suis à arrivée à temps à Orly pour embarquer à bord du Paris (Orly)-Montreal ... D'ailleurs en même temps que des personnes pas du tout stressées qui ont, a priori, l'habitude d'arriver à la dernier minute, en toute équanimité ! Et comme mon séjour ne fait que commencer, je pense que des mésaventures, des contrariétés, des imprévus, j'en verrai d'autres, mais j'essayerai de garder ce cap : équanimité !
-"Alors, tu pars où cette année en vacances ?" j'avoue cet empressement de mon entourage à vouloir savoir quel est mon beau voyage-projet de l'année me fait plaisir. Mais ça fout aussi un peu la pression et si cette année j'avais envie de me la couler douce et de ne rien entreprendre de fou-fou, de rester à rien à faire ou si peu ... Et si ...
-"Je pars au Quebec"
-"Encore !!!!" Mais comment ça "encore" ? Le Quebec c'est 1 667 441 km2, je n'y suis allée qu'une fois, 3 semaines, donc c'est dire si il en reste à voir ... En plus mon idée première, c'était la Gaspésie ... Et je n'y ai pas mis le bout d'un doigt de pied donc forcément, il fallait que j'y retourne !
Donc me voici en train d'apposer les dernières touches à la saison 2 de mon road trip québécois. Direction le nord, direction la Gaspésie ! Et parce que malgré tout je ne m'en suis pas trop mal sortie toute seule avec ma mini Micra, je signe à nouveau pour un parcours -toute seule comme une grande, ça y est je flippe- en voiture. De Montréal, direction Rimouski, Matane, le parc de la Gaspésie, Gaspe, le parc du forillon, Percé, la baie des chaleurs, la vallée de la Matapedia, l'île aux lièvres, Quebec et retour à Montréal ! Et comme 3 semaines, c'était trop court, je m'offre 4 semaines !
On pourrait croire que comme je l'ai déjà fait une fois, je pars en confiance .... Mais pas du tout ! Est ce que les personnes qui vont m'accueillir seront aussi sympas ? est ce que je vais faire d'aussi belles rencontres ? est ce que je vais m'en sortir avec la voiture ? (parce que là niveau kilométrage, on double pratiquement les distances), est ce que je vais pas me sentir trop seule au monde à regretter de n'avoir personne à embarquer pour cette aventure ? (petite parenthèse, on a beau être entourée, avoir des ami.e.s, tout le monde n'a pas la chance d'avoir le compagnon de voyage idéal sous la main !), est ce que le temps sera clément ? est ce que je vais pas me perdre ? est ce que je vais me faire courser par des ours ? est-ce que, et si, est-ce que , et si ...
Pour l'heure, c'est les préparatifs, donc la peur est un peu mise à la porte ... Mais sure qu'elle va revenir et franchir le seuil d'ici 2 petites semaines !