Mésaventures et équanimité Il peut sembler étrange de commencer cette nouvelle saison de mes tintinnabuleries en parlant d'équanimité, cette capacité à rester d'humeur égale face à toutes les situations, à être bienveillant face aux événements (et personnes) désagréables et par corrélation, à être indulgent avec soi même. Mais cela va faire sens (du moins je l'espère) avec le récit de mes premières mésaventures. Vous arrive t'il souvent de vérifier, re-vérifier, sur-vérifier très (trop) régulièrement des choses ? Genre : ai je bien fermé la porte ? Et faire demi tour pour être sure. Ai je bien pris mon passeport ? Et constater qu'il est bien dans votre sac. À quelle heure décolle mon avion déja, 15h45 ? Mais oui, c'est ça, puisque j'ai calculé 20 fois qu'il fallait y être au moins 2h avant, plus 1h30 de transport ... Et puis parfois, on est agacé par ces tocs et on essaye de se forcer à pas vérifier 20 fois les choses, dans l'idée de se faire confiance ! Mais mon expérience d'hier me confirme, qu'il faut s'écouter, et que finalement si ça nous rassure de vérifier 20 fois, pourquoi ne pas le faire ? C'est réconfortant et pas forcément signe de démence précoce ! Donc, pourquoi n'ai je pas vérifié 20 fois d'où partait mon avion ? Par un excès inhabituel de confiance en moi ? Pour arrêter tous ces tocs parfois encombrants ? Je ne sais pas mais il s'avère, que lundi, guillerette et de bon aloi, je suis partie en direction de Roissy. Dans le RER, je me suis dit qu'il était inutile de vérifier de quel terminal décollait mon avion, je ferai ça en arrivant au terminus ! J'ai été assez mal inspirée sur ce coup là et aurai mieux fait de céder à la sur-vérification, car une fois arrivée à destination, je prend mon billet et constate qu'il faut que je me rende au terminal sud ! Mais pas de terminal sud à Roissy, juste 1, 2, 3 ! Le terminal sud concerne Orly ! Je suis donc à l'autre bout ! Et là, panique, stress, et noms d'oiseau à mon encontre volent : "mais je suis un boulet, un gros boulet, mais je suis une triple andouille doublée d'une abrutie ! Qui ne vérifie pas d'où part son avion ? Et je veux partir toute seule faire le tour de la Gaspésie alors que je suis même pas fichue de partir de Paris correctement !" Et c'est ici, que j'en viens à parler d'équanimité (encore un toc : je ne peux m'empêcher de contextualiser pour expliquer mon propos de départ !). À quoi peut me servir de m'autoflageller ? De m'insulter ? De me mettre dans un état pareil, si ce n'est à me rendre encore plus mal que je ne le suis, à vouloir baisser les bras, à abandonner ! Ce mot je l'ai découvert il y a peu. J'ai d'ailleurs eu du mal à la retenir mais sa définition m'a parlé tout de suite. Alors certes, il doit falloir une certaine pratique régulière de l'équanimité pour arriver à un niveau de stress zéro lors d'un trajet Roissy-Orly ayant pour deadline l'envol de son avion pour ses grandes vacances mais si on tente de faire cet effort, on est un peu plus serein, indulgent avec soi même. On fait preuve de moins de violence face à soi et du coup face aux autres. Donc pour la petite histoire, je suis à arrivée à temps à Orly pour embarquer à bord du Paris (Orly)-Montreal ... D'ailleurs en même temps que des personnes pas du tout stressées qui ont, a priori, l'habitude d'arriver à la dernier minute, en toute équanimité ! Et comme mon séjour ne fait que commencer, je pense que des mésaventures, des contrariétés, des imprévus, j'en verrai d'autres, mais j'essayerai de garder ce cap : équanimité !















