SG2ème partie. Lorsqu'il était bébé,Donnant peu de soucis,On était bouche béeDe le trouver ainsi. Puis, en grandissant,Il allait de partout,Toujours bondissant,Il se moquait de tout. On l'appelait très fort,Il courait comme un fou,Sans faire aucun effort,On disait : "il s'en fout !". Mais au fil de ce temps,On eut le sentimentQu'il n'était pas autantLa tête dans le vent ... On s'aperçut un jour,Secousse enflammée,Qu'il observait toujoursLes lèvres s'animer... Gare à vous ! Enseignants,Docteurs et sommités !Et ce fût le poignantParcours non limité, En consultationIl dit "comprendre"Pour son audition,Il fallait "entendre", Des spécialistesQui nièrent l'étatDe cet enfant "autiste",Gravissime constat ! Sa mère résolutLà, de ne s'en tenir,Courage absolu,Comment se soutenir ? Leur enfant était sourd,Il serait reconnu,Un douloureux parcoursQui les mettait à nu ! "Il doit participer !...(Note d'un professeur)Et mieux écouter !".Alors, cherchez l'erreur ! L'enfant semblait puni,Des orthophonistes,Démarches infinies,Des psychanalystes ... Pourtant, docilement,Il se prêtait au "jeu"Et très naïvement,Si amical pour eux ! Lors de ses douze ans :Handicap reconnu !Les appareils troublantsLevèrent l'inconnu, Un monde assourdissant,Le moindre bruissementSemblait embarrassant,Donnant frémissement. Dans cette odysséeSauvage de douleur,Il fallut se hisserAu-dessus des rancoeurs, Accuser les coups basDissimuler ses pleurs,(Je n'en rajoute pas),Y mettre tout son coeur. "Et comment pourrai-jeRattraper mon retard ?""Dans le temps, disais-je,Il n'est jamais trop tard !". Le voici désormais;Le bac dans la poche,On le sous-estimait ?Merci à ses proches. Bienvenue dans la vie,Regarde droit devant,N'oublie pas tes envies,Tous mes voeux émouvants !







