Il s’agirait d’un contexte d’exposition, d’un cadre, plutôt qu’un thème autour duquel nous rassembler. Afin d'éviter une confrontation déséquilibrée au paysage, il serait intéressant de créer deux pôles dans la ville, deux espaces distincts.
Le premier, soit le point A, serait l’espace de documentation - un lieu dans lequel pourrait être montré la genèse de nos projets respectifs, les étapes de travail, les idées abandonnées, les projets utopiques…soit les traces de l’œuvre à venir réelles ou fictives. Travaillant cet espace comme forme plastique, jouant des codes de l’exposition: repenser le lieu de documentation.
Le second espace, soit le point B, serait un espace d’exposition commun, lieu construit de toutes pièces et adapté aux besoins de chacun. Les hauteurs, les proportions, les ouvertures de lumière, les nécessités d’obscurité, détermineront l’architecture du lieu.
Ces deux pôles situés à une distance conséquente, obligerait le spectateur a sillonner le paysage entre l’exposition projetée et l’exposition réalisée. Un moyen d’éprouver la nature tout en incluant l’idée de parcours. Ce dernier pourrait être, par exemple, investi par une signalétique. Ces deux espaces sont à imaginer, à construire ensemble selon les besoins et projets de chacun et selon les points de vu, dans la ville et depuis les hauteurs.