Merci Pour Tout [Thanks for Everything] (Louise Archambault, 2019)

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Merci Pour Tout [Thanks for Everything] (Louise Archambault, 2019)
CRISIS (2021) ★★★✮☆
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On dirait son personnage de Série Noire.
CRISIS: Nicholas Jarecki à propos de la crise des opioïdes, Montréal et Guy Nadon
Le plus récent film de Nicholas Jarecki, Crisis, raconte l’histoire d’un policier undercover de Detroit (Armie Hammer) qui tente d’enrayer une opération de contrebande de Fentanyl en provenance du Canada, ce qui l’amène à Montréal, où sévissent des bandits québécois menés par Mother, joué par Guy Nadon. Parallèlement, on suit une mère (Evangeline Lilly) qui veut venger la mort de son fils mort d’une overdose, et un professeur (Gary Oldman) effectuant des tests pour une compagnie pharmaceutique qui se retrouve confronté à un dilemme éthique.
Qu’est-ce qui vous a inspiré à écrire et réaliser un film à propos de la crise des opioïdes?
Il y a longtemps, j’ai perdu un ami qui abusait des opioïdes. Ça a commencé par des pilules avec lesquelles il expérimentait, puis ça a mené à l’héroïne et finalement à sa mort. C’était un jeune homme intelligent, je n’ai jamais compris comment ça avait pu lui arriver. Puis il y a quelques années, j’ai commencé à lire du journalisme d’enquête par le Los Angeles Times qui suggérait que les antidouleurs créaient plus de dépendance qu’on le croyait auparavant et qu’ils pouvaient mener à la consommation d’héroïne. Cela m’a semblé être le sujet idéal pour un film qui pourrait m’aider à comprendre ce qui était arrivé à mon ami. Je souhaitais également réaliser un bon thriller et j’estimais que ce serait la bonne toile de fond.
Vous semblez avoir été influencé par le style des films de Michael Mann, Martin Scorsese et Steven Soderbergh. Est-ce exact?
C’est gentil à vous de le dire. J’adore leurs films, particulièrement le réalisme d’un long métrage de Michael Mann. C’est habité, recherché, quelque chose à quoi j’aspire toujours. Soderbergh, bien sûr, a mis la barre haute avec Traffic, et Scorsese insuffle une incroyable énergie cinématographique à ses films, qui sont peuplés de personnages extravagants. Ces cinéastes, tout comme Kathryn Bigelow, m’ont grandement inspiré au fil des ans.
Votre intention a-t-elle toujours été de tourner à Montréal?
Oui. J’avais lu à propos de la beauté et de la culture de Montréal, ainsi que sur son monde interlope lié à l’industrie de la contrebande, car c’est une ville portuaire. Je trouvais que la ville méritait une saga de type The Godfather, puisqu’aux États-Unis, nous en savons peu sur elle outre le fait qu’elle est exotique et séduisante. Montréal s’est avérée être un merveilleux lieu de tournage, avec tant de décors diversifiés et d’horizons grandioses.
Comment en êtes-vous venu à attribuer le rôle de Mother à l’excellent acteur québécois Guy Nadon?
J’ai d’abord donné à Éric Bruneau le rôle de son bras droit, qui par une pure coïncidence s’appelait Guy dans le scénario. Je cherchais partout pour trouver le bon acteur pour jouer Mother, j’ai rencontré de nombreux comédiens québécois talentueux, mais ce n’était pas jamais la bonne personne. Éric avait joué au théâtre avec Guy Nadon, et il me l’a suggéré lorsque j’ai exprimé mes difficultés à attribuer ce rôle. Guy et moi nous sommes rencontrés dans le lobby d’un hôtel et j’ai su immédiatement que c’était mon homme. Il avait même un petit côté gangster lorsque nous avons négocié pour qu’il joue dans le film, et j’ai apprécié son sens de l’humour et sa présence imposante. Je trouve qu’il livre une performance fantastique, avant tant de vie derrière son regard. Ce fut un véritable plaisir de diriger cet acteur incroyablement dévoué, qui est aussi un camarade agréable. Je suis très reconnaissant envers lui et Éric pour leur travail.
Crisis est disponible en vidéo sur demande.