I can't grab my pen bc. I got a cut on my middle finger... might sxplode and cry. I WANNA DRAW... PLS

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[REPORT] Heart of Glass, Heart of Gold
Concept au nom imprononçable pour les gentils français que nous sommes, HOGHOG de son petit nom est le dernier des festivals nés de l'imagination débordante d'une bande de gens sympas. Le concept : Mettre des artistes indie et un public enthousiaste dans un centre de vacances durant un week-end ensoleillé en Ardèche et voir ce que ça donne. Super prog malgré le nombre trop important de guitares, on part de Paris le Jeudi pour 36 milles heures de route avec une arrivée prévue à Ruom le Vendredi après-midi. Regardant d'un air circonspect les gens du coin, si typiques avec leurs peaux de chèvres et leurs sabots, nous nous dépêchons d'arriver dans le centre de vacances 5 étoiles en prenant soin de vérifier la solidité des clôtures. Passé la première déception devant le panneau "FERMÉ" accroché à la fenêtre du spa, on se recentre sur l'aspect musical et après avoir posé nos petites affaires dans notre bungalove nous nous rendons sur le site du festival. Une scène toute mignonne, une foule à la cool, une piscine fantastique, on saute à l'eau directement. Pegase commence son set pendant que je fais l'apéro mais ça devait être bien, j'en profite pour rater Rah Rah et Summer Camp sur l'hotel du tit'punch, activement siroté sur la terrasse de notre beau mobilhomme. Réveil des troupes et on se rend devant la scène gonflés à bloc pour tomber sur Au Revoir Simone. 3 gentilles demoiselles font gémir leur synthés en chantant naïvement des ballades bio, j'en palis d'angoisse tandis que des bouffées d'ennuis s'emparent de mon corps. Manquant de vaciller devant tant de guimauve à l'aspartame, je me réfugie dans les toilettes ou il est possible de faire de supers glissades. Gramme tient ensuite ses promesses, c'était bien, c'était funky. Mais malheureusement mes déambulations m'entrainent devant les préparatifs du karaoké qui se cache à l'intérieur. Révélation devant la liste des chansons disponibles, d'un kitsh paradisiaque. Je met mon petit papier "Sunny" dans l'urne, mais trop saoul je rajoute "I Follow River". C'est évidemment ce dernier qui est tiré au sort et je me retrouve à transformer l'hymne de Lykke Li en yoghourt, micro à la main et dignité au loin. Un des meilleurs moments du festival. Je regarde l'intro de Zombie Zombie, qui était super aussi avec beaucoup de saxophone et des machines rigolotes, mais je retourne vite au karaoké, faut pas déconner. Déjà bien entamés par la soirée on se rend ensuite à la deuxième partie, Le club ! Je choppe la fin du live de Fairmont, drôle à voir sur ce dancefloor de vacances violet avec banquette en skaï et soundsystem qui sature sa race. Mais la qualité est là. On continue à siroter nos bières à 3 euros, on finit sur un set agréable de la Dame Noir, la soirée termine dans les limbes indicibles du petit matin. SAMEDI Et le Samedi évidemment c'est la bonne grosse ramasse à base de "mais en fait on a vu que 3 intros de groupe dans toute la soirée?", de "mais quand même on a beaucoup bu" et de "j'ai pomé mon gobelet en plastique à 1 euro fait chier". De toute façon il est bien connu que ce système de gobelet a été créé pour punir les plus distraits. On mange des oeufs et on entame la socca danse sous les arbres, en maillot parce qu'il fait chaud et parce qu'on a encore des restes d'hier. Je termine l'aprèm échoué au bord de la piscine, Sean Nicholas Savage joue sous les arbres ce qui fut une belle découverte musicale. La tête dans les brumes de la veille, les pieds dans l'eau, ils déroulent une jolie pop lunaire qui en fait planer plus d'un. Le temps est beau, le ciel est bleu, les corps chavirent et je ne fais plus qu'un avec mon transat. Instant fusion. La soirée débute paisiblement, on file voir Connan Mockasin qui réussit à évacuer mes doutes stylistiques sur son pantalon sur l'hôtel de la musique. La lune éclaire son concert d'une lueur éthérée, on retrouve avec plaisir les jolis moments de son premier album, finish sur Forever Dolphin Love, on en reprendrait bien une part. Fuck Buttons commence un espèce de brouahah électronique mais comme j'ai encore un peu mal à la tête d'hier je fuis paisiblement vers l'apéro dans mon bungalove. On revient vers la scène en trébuchant sur tout ce qui a une forme de racine pour honorer mon coup de coeur du festival : le karaoké. On danse, on chante, les artistes s'y mettent et tout le monde entonne à tue-tête les vieux hymnes de nos vies dans la cafétéria de l'amour. Le club ouvre, Arnaud Rebotini toujours aussi efficace nous réveille à coup de boite à rythme et de synthés plus acid tu meurs. On termine en after dans un bungalow ou une fille me trouve très méchant parce que je fais des blagues sur jesaisplusquoi, j'en rajoute des tonnes et pars satisfait d'être passé pour un gros débile devant sa mine ahurie.
DIMANCHE Si la ramasse avait une courbe exponentielle le topitop de Dimanche serait un cas intéressant à étudier. On oublie de ranger le bungalow et on file à la piscine où Zombie Zombie joue en dj set. Les festivaliers, hystériques du weekend, s'en donnent à coeur joie et tout le monde danse dans l'eau sur une superbe playlist à base de Short Dick Man, de matias Aguayo et de Todd Terje. Un très beau moment de communion sous le soleil, le festival se termine, l'été aussi, on sent dans l'air que tout le monde veut encore en prendre une part, essayant d'attraper avec ses doigts les derniers restes encore brulants de l'insouciance estivale que le retour à Paris anéantira irrémédiablement. On vient nous chercher en catastrophe, on a oublié de rendre le Bungalow et c'est encore le gros bordel. J'essaye de réunir mes affaires, j'en perd la moitié, on passe un coup de balais, on souffre en silence, on rentre dans la voiture, on part, et on est tristes. On s'enfile un Mc Donald dans une zone industrielle horrible, il fait froid, le maillot colle encore à nos genoux, on s'enfonce dans la nuit jusqu'à l'arrivée à Paris. 2h du matin, le festival est terminé, laissant l'impression de quitter une incroyable bulle spatio-temporelle de joie, de bonne musique, d'amitié, de fête et de folies. Heart Of Glass Heart Of Love porte bien son nom car il est de loin le festival le plus humain et heureux que j'ai fais depuis longtemps. Tout n'était qu'amour, ce petit mot qui nous raccroche à la vie et qui s'est révélé au grand jour du soleil Ardéchois, laissant derrière lui des traces de souvenir et une impatience, celle d'y être à nouveau l'année prochaine.