1. Give life back to music
Ouah direct ça en jette grave, ambiance montée extatique, les perruques afros s’envolent sur le dancefloor. Puis pouf plus rien jusqu’à l’apparition d’un vocoder, hop seconde montée, des bruits de soirées genre tchin tchin à la croisière s’amuse, ça roule tout seul.
A ÉCOUTER EN : éventuellement buvant un martini tiède dans un endroit moyen CSP+, genre plutôt Costa Croisière, en regardant des guirlandes lumineuses aux ampoules mi-allumées, mi-cassées et non réparées par manque de budget se balancer au dessus de sa tête coiffée d’un panama Celio.
2. The game of love
Le grand jeux de l’amour. Les robots essayent de nous expliquer qu’ils sont de grands romantiques avec une track en forme de mi-molle géante ou même Barry White aurait refusé de poser. Suffit de penser à un gros looser de série B devant son domac de fin de soirée pour s’imaginer l’ambiance. On se fait grave chier devant ses potatoes et les mélodies sont méga craignos, si j’étais une meuf je flipperai carrément qu’on me chante ça pour m’exprimer une quelconque détresse. Je soupçonne également l'apparition d'une flute de pan vocodée à 3'30, ce qui est pourtant interdit.
A ÉCOUTER EN : se tirant une balle. Mais avant d'en arriver là tentez de cliquer sur pause au cas ou, quand même.
3. Giorgio by Moroder
Une énigme. La voix de Moroder est hyper désagréable, on dirait une campagne sonore anti-tabac drivée par Bachelot, c'est anxiogène au possible. Sachant ça, le faire parler 3 minutes sur la track, qui plus est avec un accent italien chelou, quand on sait l'état économique actuel de l'Italie, c'est limite de la provocation. Le reste dure 8 minutes d'éternité dans un grand délire de synthé et de rhodes ambiance cover free jazz de I Feel Love par utilisateur youtube en manque de reconnaissance. J'aime bien le pont un peu too much à 5' et quelque, la fin est insupportable, ils ont voulu faire un climax mais mes oreilles et mon corps ont dit non et ont préférés faire autre chose. donc,
A ÉCOUTER EN : mangeant une bonne margherita de chez Giorgiospeedpizza, le pizzaoïlo sympa qui fait des blagues de la rue d'à côté , ce qui vous permettra de créer une mise en abîme de l'hommage dans l'hommage et par la même occasion le seul intérêt de ce morceau.
4. Within
Le morceau avec Gonzales. Bon bah je sais pas, encore une ballade tristoune, on commence à comprendre qu'il y a un cœur sous toutes ces leds et ces casques, c'était peut être pas la peine d'en rajouter une couche. Un piano un synthé discret une batterie insupportable un vocodeur et voilà, écoutez juste la fin de morceau pour vous marrer on dirait l'outro d'une ballade de Lara Fabian.
A ÉCOUTER EN : comptant des choses : épingles à linge, sucres en morceaux, doigts de pieds, cure-dents, bref en souffrant avec le morceau d'être aussi inutile que lui à l'existence de notre planète.
5. Instant crush
Casablancas a réussi à trouver deux minutes dans son agenda pour sortir de Sofia Coppola et venir enregistrer ce qui est la première bonne chanson de cet album. C'est mignon, bien écrit, ça vole haut, on pense à des petits enfants, à un bonbon schtroumpf tout bleu, à un champ de tulipes en Hollande. Bon le solo de guitare est super limite mais on a envie de le pardonner, tout comme on pardonne à un enfant la candeur émanant de son jeune âge lorsqu'il nous vomit ses petits-pots dessus. c'est crushy.
A ÉCOUTER EN : faisant manger des petits pots saveur bubble gum à un petit enfant trouvé dans la rue ou appartenant à une tierce personne.
6. Lose yourself to dance
A cet instant précis apparait normalement le sentiment d'avoir déjà entendu 4 fois cette même track auparavant, c'est normal, ne vous affolez pas. Première apparition de Pharrel Williams, l'homme qui à 40 ans en fait encore 18 et s'habille comme bob l'éponge sponsorisé par desigual. Première fois que les vocodeurs sont utilisés de manière intelligente, on respire, c'est malin. Ca clappe, ça groove, ça donne envie de danser au ralenti et c'est donc forcement réussit . Well done, ce morceau défonce.
A ÉCOUTER EN : dansant lascivement lors d'un peak time de soirée avec sa target tout en lui léchant le lobe de l'oreille, l'haleine de vodka fraiche faisant le reste.
7. Touch
C'est quoi ce truc ? Enfin, y'a une idée derrière, un truc ambivalent ? On dirait du Magma, ou pire un groupe de première partie qui jouerait le set de sa vie devant des packs de 33 export tièdes à Solidays. Durant 8 minutes Daft Punk essaye de nous prouver qu'il maitrise la fusion des styles et les changements de rythmes alambiqués, pour au final se vautrer lamentablement dans des sons de trompette qui me rappellent le pire des séries de l'après-midi sur le service public tendance Arabesque part en vacances. Et puis les choeurs à la fin avec la petite voix tremblotante, pitié.
A ÉCOUTER EN : Mettre Touch en repeat, mater Moulin Rouge sans le son 3 fois, se laisser porter par l'expérience d'une vie, puis prendre un efferalgan et dormir très fort jusqu'au lendemain en se disant que tout ça n'était qu'un cauchemar.
8. Get Lucky
Le Tube, aux 66 millions de cover relous (le pire étant celle de George Barnett, qui permet à ceux qui n'assument pas d'écouter - han c'est trop mainstream pour mon petit ego d'homme intègre - Get Lucky sans se l'avouer). Bref un tube parfait, pas la peine d'en rajouter, tout a déjà été dit
A ÉCOUTER EN : dansant jusqu'au bout de la nuit dans un grand élan d'amour avec ses amis et des substances chimiques trop chères pour ce qu'elles sont.
9. Beyond
Encore une ballade, sérieux quoi, celle là est un peu mieux que les précédentes mais bon c'est pas la folie et on se fait chier, je préfère encore lire Paris Match dans la salle d'attente de mon rhumatologue, au moins j'y apprend des trucs. Il ne se passe rien, l'ambiance vaguement nocturne me parle un peu mais pas assez pour en dire du bien.
A ÉCOUTER EN : jouant à un match truqué de beach volley ou le but serait de perdre face à l'équipe adverse.
10. Motherboard
Oh là là là là j'ai même pas réussis à tenir jusqu'au bout, j'ai dû arrêter dès l'apparition des flutes.
A ÉCOUTER EN : cuisinant de la daube, ça rentrera en raisonnance.
11. Fragments of time
Après ce temps mort sur l'album qui a pu paraitre une éternité au plus chevronné qui ne serait pas passé directement aux tracks suivantes, voici la collaboration avec Todd Edwards. Bon je ne dirai rien sur ce dernier, tous ses petits collages sonores de nerd joufflu me désintéressent totalement, quoique Shall Go soit une petite tuerie, m'enfin c'est l'arbre qui cache la forêt. Il chante bien, ça casse pas trois pattes à un canard, ni deux, ni rien d'ailleurs. En fait ça briserait même pas une petite jonquille tellement c'est gentillet et plein de sentiment dont on sent qu'ils viennent d'un mec joufflu. c'est un peu la kikisong de l'album, le PEZ qui trônerait sur l'étagère d'un quelconque hipster à la con.
A ÉCOUTER EN : s'échangeant des vignettes panini, jouant aux pogs, linkant deux game boy poket pour écraser son voisin grâce à son reptincel niveau 47.
12. Doin' it right
AAAH ! En voilà une bonne track. Avec le chanteur de Panda Bear, groupe composé à 50% de pitchfork, 25% de rock en seine et 25% de groupie parisienne tendance Nanashi les bons tuyaux, vous voyez le genre (fuyez).
Déjà ça commence super bien, le vocodeur est chouette, on y entend le quasi premier kick de l'album, cette track illustre parfaitement le less is more qui manque cruellement à 70% de ce qu'on vient de s'enfiler auparavant. c'est beau, simple, habité, ça roule comme une éolienne par beaux temps, putain, on en demande pas plus.
A ÉCOUTER EN : regardant par la fenêtre la déco ikéa de son voisin, être très médisant avec elle et se satisfaire de la notre, dénichée chez Habitat.
13. Contact
Encore un grand wtf. C'est inécoutable. C'est quoi ce climax de merde ? On dirait du mauvais Chemical Brothers, sérieux, ils ont fait mille fois mieux il y a 300 ans, je sais pas moi suffit d'écouter The Private Psychedelic reel pour se rendre compte de la daube qu'est ce "morceau". Ca parle à rien, ni aux pieds, ni à la tête, ça crispe plus qu'autre chose, ça se veut comme un point d'orgue alors que c'est tellement raté que ça en est embarrassant.
A ÉCOUTER EN : clouant un tableau au mur en faisant beaucoup de bruit avec son marteau le dimanche matin pour faire chier tout le monde dans l'immeuble.